ATP 250 Kitzbühel | Quentin Halys : "J'ai envie d'aller en gagner un autre, ce sentiment est tellement incroyable"

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Deux jours après avoir soulevé son premier trophée sur le circuit à 29 ans, à Kitzbühel, Quentin Halys se pose pour Eurosport avec Frédéric Verdier afin de nous expliquer la genèse de cette réussite et le plaisir qu'il a éprouvé tout au long de cette semaine immaculée sur la terre battue autrichienne.

Halys ouvre son palmarès : la balle de match

Video credit: Eurosport

Entretien conduit par Frédéric Verdier
Quentin, quand tu démarres cette finale de Kitzbühel, tu sers le premier, et tu commences cette finale par sept aces ! il se passe quoi ?
Quentin Halys : Franchement, j'avais plutôt bien servi toute la semaine, mais pas extrêmement bien non plus. Tout de suite, j'ai eu des super sensations sur cette finale. Forcément quand le match part comme ça, c'est tout de suite bien mieux, surtout pour entamer une finale contre un super joueur. Je dirais que je suis hyper bien rentré dans mon match et ça a été un super match. C'est cool et forcément que ça aide de débuter comme ça.
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Halys n'oubliera jamais sa finale contre Bublik : les meilleurs moments en vidéo

Video credit: SNTV

Et ça, ce n'est pas un hasard évidemment, quand tu as des sensations, ce n'est pas le fait de bien se lever le matin. Qu'est-ce qui a fait que justement, ton approche de cette finale a été si bonne, si positive ?
Q.H. : Déjà, j'en avais joué une où j'étais passé vraiment complètement à côté (Gstaad 2024 contre Berrettini). Donc vraiment, mon but et mon souhait avant cette finale, c'était au moins de ne pas avoir de regrets et d'en sortir avec de la fierté, d'avoir tout donné. Je savais que c'était un match difficile, mais je l'ai oublié, qu'il était difficile ! Ce n'était pas simple comme match, il n'y avait pas d'opportunité, je savais que si je voulais gagner, il fallait être très bon. Il n'y avait pas de pression de mon côté, c'était le point positif. L'envie de tout donner et de ne pas passer à côté, de prendre du plaisir et de profiter du moment, ce qui n'avait pas été le cas lors de ma première finale. Oui, c'était contre Berrettini à Gstaad.

Là, justement à Kitzbühel, le fait que tu aies battu Bublik la semaine d'avant à Gstaad déjà, des tournois que tu aimes bien, est-ce que ça t'a aidé ? Est-ce que ça t'a fait croire que tu pouvais le refaire, tu connaissais un petit peu la problématique ?
Q.H. : Oui. C'est très dur de le breaker donc je ne m'attendais pas à un match facile mais je sais que c'est le genre de joueur où il risque d'y avoir peu de breaks parce que c'est un excellent serveur, probablement un tout petit peu moins bon retourneur mais je savais qu'en étant en confiance, ça allait forcément m'aider, mais probablement que le fait de l'avoir battu… et lui ça lui a fait un peu peur… et moi ça m'a donné un peu de confiance en me disant que c'est possible même s'il fallait faire un très bon match.
D'ailleurs, tu as extrêmement bien servi, donc il y a les sept aces pour commencer, mais tu as pratiquement tout le match bien servi, si ce n'est peut-être au tie-break, mais ça ne t'a pas empêché de balancer une première qui valait très, très cher pour aller chercher la balle de match, tu as réussi quand même à gagner ce tie-break sans cette arme majeure chez toi.
Q.H. : Oui, globalement, j'ai plutôt très bien servi, mais j'ai surtout beaucoup dominé le match, j'ai fait très, très mal avec mon coup droit, lui n'a pas eu de balle de break. J'en ai eu pas mal, c'est un match que j'aurais pu gagner peut-être même un peu plus facilement au deuxième set. Mais globalement, du fond de court, j'avais vraiment l'ascendant quand le point s'engageait. Après voilà, ce qui est dur contre lui, c'est de réussir à bien retourner, de retourner long.
Il manœuvre très bien l'échange quand il est en position d'attaque, il peut vraiment tout faire. C'est un joueur très talentueux, il te place des amortis, il peut monter au filet, il peut faire des coups de génie un peu partout. Donc voilà, il fallait que j'arrive à trouver de la profondeur. Mais dès que l'échange était installé, c'était quand même moi qui avais le contrôle du point et qui a remporté beaucoup de points. Donc le niveau de jeu sur cette finale, il a été vraiment top, et c'est cool.
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Quentin Halys.

Crédit: Imago

D'autant que, en fait, toute la semaine, tu ne bats que des bons joueurs. Il n'y a pas de tableau facile... Mais tout de même, je crois que c'est à Gstaad, que tu vas regarder le tableau à un moment donné et tu te dis, tiens, il y a peut-être une ouverture. Autant là, à Kitzbühel, je ne pense pas qu'à un moment, tu puisses te dire "Ah, là, je sens un truc qui peut bien se passer pour moi".
Q.H. : Non, forcément, au vu des matchs, quand je joue Vacherot (ndlr : je crois qu'il était 19 ou 20e mondial) au deuxième tour, c'est un tirage dur. Et le premier tour Djere en tant que qualifié, c'est un gars qui a été déjà 30e, qui a déjà gagné des tournois difficiles.
Un Navone sur terre, honnêtement, c'est très, très difficile. Hanfmann en altitude, il joue toujours bien, il avait déjà fait une finale là. Donc non, il n'y avait pas forcément d'ouverture, mais c'est peut-être ça aussi qui m'a permis de rester très focus dans mon tournoi, de ne pas me dire, comme quand j'ai battu Bublik à Gstaad et que j'ai vu que les têtes de série avaient perdu, je me suis peut-être vu l'opportunité d'aller un peu plus loin et peut-être c'est ça qui m'a empêché de faire un bon match en quart de finale, mais c'est peut-être probablement ce match-là qui m'a remis en question et qui m'a aidé justement à aller chercher ce titre ici. Il y a des défaites qui font mal, la fameuse à Gstaad contre Shevchenko, mais elle m'a remis aussi les idées un peu à l'endroit et me fait poser les bonnes questions pour aller chercher ce titre.
Il y a beaucoup de joueurs qui profitent de la fin de Wimbledon pour ensuite couper pendant plusieurs semaines. Toi, tu as fait un choix différent. Qu'est-ce qui a motivé ton choix ? D'avoir pas fait une tournée sur peut-être aussi bonne que ce que tu espérais ou savoir quelles opportunités sur cette mini-tournée sur terre ?
Q.H. : L'année dernière, j'avais choisi d'aller très tôt aux États-Unis, ça ne m'avait pas souri ; ce sont des conditions dures, c'est une tournée qui est très, très longue, donc il faut réussir à bien gérer sa programmation, donc je n'avais pas forcément envie de refaire la même programmation que l'année dernière, qui ne m'avait pas souri du tout.
L'année dernière, on a vu qu'il pouvait y avoir des opportunités sur certains 250 en Europe dans des conditions très rapides un peu en altitude, que j'aime bien, donc on a fait ce choix. Et je pense qu'à l'avenir c'est probablement le meilleur choix pour moi de rester un peu sur terre en Europe en altitude que d'aller très tôt aux États-Unis. Même si ce sont des conditions que globalement j'aime bien, mais après ça nous fait vraiment une très, très longue tournée. Ce n'est pas comme les Américains : on n'est pas chez nous, etc. Donc beaucoup de voyages, beaucoup de décalage horaire, des conditions de jeu qui sont quand même très fatigantes, très dures. Et l'objectif, je me réjouis de tout, reste d'arriver très frais ou le plus frais possible pour l'US Open, parce que c'est le dernier grand Chelem de la saison et on a tous envie de bien performer là-bas.
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Quentin Halys avec le trophée du tournoi de Kitzbühel, le 25 juillet 2026

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Alors là, tu as performé, ça y est, tu es un champion de l'ATP, tu as gagné un tournoi sur le grand circuit. Je pense que le sentiment doit être absolument génial depuis samedi soir.
Q.H. : Oui, forcément. Après, c'est toujours très à chaud. Pour moi, je suis rentré à la maison, je me suis posé, mais je pense qu'il va falloir quelques jours un peu pour réaliser.
C'est à la fois tellement agréable et à la fois, j'ai tellement envie d'aller en gagner un autre parce que ce sentiment est tellement incroyable, que ça met un coup de boost aussi énorme pour se dire "Bon, bah maintenant, j'en ai un mais j'aimerais tellement aller en gratter un autre". Mais c'est sûr que le sentiment est juste génial. J'espère que ça va continuer et que ça va m'aider à me porter sur le terrain.
Tu as eu pas mal d'étapes dans ta carrière : tu es vraiment passé pro en 2012. Cela me paraît très, très jeune ça. Ce n'est pas une erreur d'ATP ? T'es passé pro en 12.
QH : Non, je crois que je suis bien passé pro en 12, c'est très jeune en effet. Et je considère que c'est au moment où on gagne notre premier point ATP. Donc j'ai pris mon premier point ATP très jeune, je crois un des plus jeunes français.
Mais voilà, après, je suis monté assez vite, quasiment proche du top 100. Et après, j'ai eu pas mal d'années où j'ai un peu stagné avant de rentrer vraiment dans le top 100. Donc il y a eu pas mal d'étapes. Aujourd'hui je suis là et c'est cool.
D'ailleurs, ce n'est à 19 ans - je crois - que tu peux rentrer dans le top 100. Tu es à une victoire de ça - ça ne passe pas - un match qui paraissait jouable, et c'est un truc qui t'a bloqué. C'est quelque chose que t'as eu du mal ensuite à évacuer, un peu comme cette finale de l'US en junior. J'étais au bord du cours d'ailleurs avec Guy Forget. Tu sers pour le match contre un gars qui n'a pas du tout percé comme toi, Omar Jasika. Tu peux me reparler de ces moments, de victoires où tu te dis que tu n'aurais peut-être pas dû gagner, et des défaites que tu as su très, très bien évacuer. Où est-ce que ça se joue tout ça ?
Q.H. : C'est sûr qu'à 19 ans, quand j'ai ce match pour rentrer dans le top 100, j'ai vraiment l'impression qu'à ce moment-là de ma carrière, c'est la consécration de ma vie que je vais rentrer top 100.
Et finalement, je fais beaucoup d'erreurs bêtes, je me trompe dans ma programmation, ma façon de jouer, de penser que le top 100 c'est une consécration. Je mets beaucoup de temps à digérer. Si c'était à refaire, je le referais complètement différemment. J'ai fait les choses à l'envers à ce moment-là.
Je ne peux pas revenir dessus, mais c'est sûr que c'était vraiment dur. Et quelques années après, je me sens un peu con parce que je sois fondamentalement 99 ou 102, ça ne change pas la face du monde. Ce qui change la face du monde, c'est la façon dont je jouais. Je jouais bien à ce moment-là, mais je me suis vraiment pris beaucoup la tête avec le classement. Je regardais ça tout le temps, toutes les semaines, et j'étais plus qu'obnubilé par ça alors que je jouais bien et que si j'avais juste posé deux secondes un peu mon cerveau et que je mettais voilà 99, 100, 80 finalement ça ne change pas grand-chose, ça change juste les tournois qu'on va pouvoir jouer. Je pense que j'y serais rentré plutôt dans le top 100. Mais c'est aussi ce qui m'a construit ce qui fait que j'ai réussi plusieurs années après à le comprendre et à passer ce cap.
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Quentin Halys au tournoi de Kitzbühel 2026

Crédit: Imago

Est-ce qu'il y a un truc que tu as compris sur le plan de ton métier de professionnel ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu as bien intégré ces derniers temps que tu n'avais peut-être pas compris avant ?
Q.H. : Ce qui est difficile dans le tennis, c'est qu'on perd quand même vraiment souvent. J'ai fait 101 tournois ATP et je n'en ai gagné qu'un. Mais là où j'ai progressé, en tout cas ces dernières années, c'est dans la frustration et dans l'enchaînement des tournois.
Être bon, être performant, faire des matchs, des bons matchs même en les perdant alors qu'avant je pouvais tout remettre en question après une défaite. Là vraiment, je sens que toutes mes défaites sont assez constructives, j'arrive à en tirer des leçons, à apprendre de chaque défaite, à rester dans le moment présent, à ne pas me mettre plus bac terre. Avant, je pouvais vraiment me mettre dans des sales états après des défaites et ça pouvait durer plusieurs semaines. Maintenant, chaque tournoi, il y a un apprentissage derrière, on en tire des leçons, on essaie de garder quelque chose, soit pour l'année d'après, soit pour la programmation, soit pour la semaine d'après, la façon dont je dois jouer. Chaque tournoi doit me servir à avancer, chaque tournoi doit être une petite étape et pas une remise en question où la fin du monde, comme ça pouvait être le cas avant. Et je pense que c'est là-dessus où j'ai beaucoup progressé. Et finalement depuis un an et demi, je sens que chaque semaine, en tout cas, je progresse un petit peu, que ce soit sur l'aspect mental, physique, tennis, tactique.
Un autre petit truc peut-être que ton coach Olivier Malkor t'a inculqué, t'a convaincu ? Autre chose que lui vraiment a pu t'apporter ?
Q.H. : On cherche beaucoup, mais dans ma façon probablement de m'entraîner, d'être un peu plus cool aussi entre les matchs, entre les tournois. J'ai essayé de se persuader que j'étais capable de faire des grands shows, de gagner des tournois, tout ça.
C'est toujours difficile, mais je pense que là-dedans, j'ai progressé. Dans cette rigueur quotidienne, mais à la fois dans se lâcher prise en dehors du terrain, faire bien les choses sur le terrain, et en dehors, rester cool, ne pas aller checker toutes les deux secondes le classement.
L'an passé, à peu près au même moment, tu fais deux bons tournois sur gazon au moment de cette tournée, puis pratiquement plus rien, presque jusqu'au bout de la saison. Tu as pu identifier à la longue le problème ?
Q.H. : Plein de matchs accrochés qui n'ont pas tourné en ma faveur. Beaucoup de fatigue. Je n'ai pas vraiment réussi à couper l'été dernier. J'ai voulu beaucoup enchaîner. J'ai voulu beaucoup jouer. Et en fin de saison, je me suis un peu cassé la tête sur les nouvelles surfaces, un peu en indoor, qui ont été beaucoup ralenties. J'ai voulu être très agressif. Je pense que je me suis trompé dans ma manière de jouer. Je n'étais pas bon là-dedans. J'ai voulu un peu continuer à être très agressif alors que ce n'était pas le cas et ça nous a permis de bien rebosser cet hiver en changeant un peu ça. Je suis moins agressif cette année, mais je fais un peu plus attention aux surfaces, aux balles, à mon matériel. C'est quelque chose que j'ai essayé de prendre un peu plus en compte parce que le ralentissement des surfaces oblige à s'adapter.
Donc, en plus, tu parlais de classement. Maintenant, tu as pris beaucoup de recul par rapport au classement, mais en début d'année, tu étais tout juste top 100. Au 91e, tu attaques 2026 comme ça. Là, maintenant, tu es un très bon 52e mondial. Est-ce qu'au-delà des objectifs de classement que tu as peut-être un petit peu relativisé ? C'est quoi la priorité maintenant ?
QH : J'avais vraiment un très gros objectif, c'était vraiment d'aller gagner un titre. Quand on a recommencé à travailler avec Olivier, c'était vraiment notre objectif numéro un de gagner un titre, que ce soit en Challenger ou sur le circuit. Je n'ai pas été loin de le faire en Challenger, mais je n'ai pas été proche de le faire sur le circuit ATP ces deux dernières années. Donc voilà, aujourd'hui, c'est un des objectifs que j'ai réalisé.
Mon autre objectif, c'est d'aller en deuxième semaine dans le Grand Chelem. J'ai été au troisième tour à Roland-Garros deux années de suite. Et j'ai fait un troisième tour aussi à Wimbledon. Mais maintenant, je n'ai pas encore réussi à atteindre cet objectif-là. C'est forcément difficile. Je suis aussi encore dépendant du tirage au sort. Parce que quand tu tombes contre les tout meilleurs mondiaux en Grand Chelem, c'est dur, voire très dur.
Mais cet objectif de gagner un tournoi a été fait, donc maintenant il va falloir rediscuter. L'objectif va être d'essayer d'aller en chercher un autre, forcément. Après, le classement c'est toujours difficile parce que ça dépend des victoires, des défaites. Mais forcément, quand tu joues bien et que tu arrives à enchaîner les bonnes victoires, tu montes. Après, me dire si j'ai envie de finir 40, 30, 20, c'est tellement dur. Donc ça me préoccupe beaucoup moins qu'avant et j'ai envie d'avancer, j'ai envie de faire mon chemin et on verra bien où ça m'amène en fin de saison.
Tu as vu évidemment que c'était un week-end totalement français sur le tennis masculin puisque Luca Van Aschey t'a imité en gagnant Estoril. Tu as un avis, une vision, tu as des échanges sur Luca et un point de vue sur son évolution ?
Q.H. : On a une belle histoire puisqu'on avait décroché ensemble notre première sélection en Coupe Davis, contre Taïwan. On s'est beaucoup découvert là. Et puis récemment, on s'est justement entraînés ensemble il y a 15 jours à Roland avant qu'on reparte en tournoi. On a des trajectoires très différentes, on a des styles de jeu très différents mais c'est un gars qui est très travailleur, qui est très bosseur et qui mérite largement son titre, il est bien plus jeune que moi, j'espère qu'il il y en aura plein d'autres des titres mais non non franchement c'est cool pour eux c'est cool pour lui je pense que c'est cool pour le tennis français. Voir qu'il y a un gars très jeune qui arrive et un gars un peu plus un peu plus expérimenté qui est en milieu de carrière et qui arrive aussi à gagner un titre, ça peut que créer une émulation pour le tennis français, mettre un coup de pied aux fesses à ceux qui sont devant nous donner de la motivation aux jeunes. Les américains l'ont très bien fait ces dernières années. D'un coup, quelques uns ont commencé à gagner et tout le monde s'est mis à gagner.
Et ton programme à toi désormais, tu reviens quand sur le circuit ?
Q.H. : Je ne pense pas que je vais aller à Montréal, je pense que je vais couper un petit peu et après Ce sera Cincinnati, Western Salem et l'U.S. Open avant de se diriger vers la tournée asiatique.
En tout cas, sache que c'est vraiment énorme ce que tu as fait et l'enchaînement Gstaad - Kitzbühel. Tu es devenu vraiment le roi de l'altitude. Tu comprends bien que toute autre chose qu'une demi-finale à Madrid par exemple l'année prochaine sera évidemment refusée (rires).
Q.H. : Ce sont des conditions qui sont encore tellement différentes et malgré tout, il n'y avait pas tous les meilleurs mondiaux sur ce genre de tournoi. Très différent, mais forcément que ça me donne d'autres perspectives et des envies d'aller encore plus haut pour l'année prochaine. Mais on va garder les pieds sur terre, continuer de bosser. Je sais que j'ai une carte à jouer en altitude, mais ce sont des conditions qui restent très différentes. Chaque semaine, on sait que ça peut être compliqué, comme ça l'a été toute la semaine à Kitzbühel. Il faut réussir à avoir les idées au bon endroit, au bon moment, pour réussir à gagner ce genre de tournoi.
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