US Open 2026 | Alexander Zverev : "Une performance assez merdique, pour être honnête…"
Par Laurent Vergne
Publié 04/09/2026 à 09:53 GMT+2
Que c'est laborieux pour Alexander Zverev... Passé tout près de la catastrophe contre Lorenzo Sonego au premier tour, l'Allemand a encore pataugé la nuit dernière face à Quentin Halys. Il s'en est à nouveau tiré, mais s'il veut avoir une chance de doubler la mise dans cet US Open après son titre à Roland-Garros, il devra à tout prix montrer autre chose. Heureusement, le physique tient.
Zverev terrasse Halys à l'usure : la balle de match en vidéo
Video credit: Eurosport
Less is more. La langue anglaise a le chic pour dire les choses en peu de mots. Moins, c'est plus. Ainsi, Alexander Zverev a peu parlé après son match contre Quentin Halys et, à vrai dire, personne ne l'en blâmera. Il était 2h15 du matin quand un dernier coup droit dans le filet lui a permis de s'extirper de ce deuxième tour tellement laborieux. Une brève interview sur le court, puis un passage aussi express devant les journalistes qui n'étaient pas encore couchés pour satisfaire à cette obligation médiatique, et l'Allemand a pu quitter Flushing. Mais il avait eu le temps de dire l'essentiel, en peu de mots : "Une performance assez merdique, pour être honnête…"
Un bel élan de lucidité compte tenu de l'heure extrêmement avancée. Pas sûr qu'il y ait beaucoup plus à raconter, cela dit. Que ce fut compliqué et laborieux, une fois encore, pour la tête de série numéro un. "Mais j’ai gagné, et c’est le plus important, a-t-il toutefois rappelé. Je suis là depuis encore quatre heures et demie. 2 h 15 du matin, encore une fois." Sur ses deux premiers tours, Zverev aura donc joué dix sets et passé quasiment 10 heures sur le court, puisqu'il avait galéré pendant 4h53 face à Lorenzo Sonego pour son entrée dans le tournoi. Face à Quentin Halys, il a fait à peine plus court (4h33).
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Une bataille mais le sourire pour Zverev : "C'est une performance de merde pour être honnête"
Video credit: Eurosport
Pourtant, sa plus grande préoccupation ne concerne pas le physique. "Le physique, ça va, je me sens bien", a-t-il dit, presque frais comme un gardon. C'est d'ailleurs dans ce domaine qu'il a fini cette nuit par faire plier le Français, nettement plus touché dans la dernière ligne droite. "Je suis fier de ça, a souligné le vainqueur de Roland-Garros. C’est pour cela que je vais à la salle de sport. C'est pour cela que je vais sur la piste et que je m’entraîne : pour réussir à sortir vainqueur de ces moments difficiles où l’on ne joue pas son meilleur tennis, où l’on n’enchaîne pas les coups gagnants, et simplement pour parvenir à gagner ce genre de matchs."
C'est aussi une qualité que de savoir gagner 'mochement'
Mais ce qui suffit pour l'instant à le maintenir en vie dans ce tournoi ne sera pas de nature à lui permettre d'aller au bout. On ne gagne pas un Grand Chelem sur son seul physique. C'est une donnée indispensable, mais tant qu'elle se couplera à un niveau de jeu aussi erratique, elle ne fera pas de lui un vainqueur en puissance. Tôt ou tard, il va falloir que Zverev passe la vitesse supérieure, tennistiquement parlant. Il en convient : "En ce moment, je gagne sans forcément bien jouer. C'est aussi une qualité que de savoir gagner 'mochement', même quand on ne produit pas un grand tennis. Je pense avoir maîtrisé cet aspect pour l'instant. J'espère que je commencerai bientôt à mieux jouer."
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Halys a craqué, Zverev encore en vie après un nouveau match marathon
Video credit: Eurosport
Ce serait en effet préalable. Depuis le début de cette tournée estivale sur dur, le séquoia de Hambourg patauge. Ce fut le cas à Montréal, à Cincinnati et maintenant à New York, où on pensait pourtant le voir monter en puissance. "Je l'avais déjà dit l'année dernière, New York a toujours été difficile pour moi, rappelle-t-il. Ce sont juste les conditions, c'est vraiment difficile pour moi de jouer bon tennis ici, mais j'espère que je trouverai quelque chose." Il n'a pas le choix, car les conditions ne vont pas évoluer, elles. Flushing restera Flushing. Mais Zverev, lui, doit absolument redevenir Zverev.
Sa chance, c'est peut-être son tableau. Une vraie terre brulée. Les deux principales têtes de série (en dehors de lui) sur la route des demi-finales ont d'ores et déjà disparu, avant même les 16es de finale. Lorenzo Musetti, son adversaire théorique en huitièmes, et Alex de Minaur, sa cible en quart, ont été éliminés ce jeudi. Il n'aura donc pas à croiser de membre du Top 10 jusqu'au dernier carré, au plus tôt. Là aussi, son adversaire logique à ce stade, Félix Auger-Aliassime, a rendu les armes.
Mais le principal problème à régler pour Sascha Zverev, ce ne sont pas les autres, c'est lui. Il n'y aura pas de boulevard pour ce Zverev-là, qui sera en danger contre tout le monde, comme il l'a été face à Sonego puis Halys. Prochain client sur sa route, Alejandro Tabilo, sa première tête de série, la 25e du nom. "Je trouve qu'il a bien progressé au classement cette année, souligne l'Allemand. Je l'ai affronté au premier tour l'an dernier, mais je pense qu'il est bien meilleur aujourd'hui. Je m'attends à un nouveau match difficile." Surtout s'il ne trouve pas le moyen de se délester de ses pesanteurs de ce début de quinzaine.
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"Ça va être difficile de dormir ce soir" : Halys très marqué après sa défaite face à Zverev
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