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Murray, jour de renaissance

Murray, jour de renaissance
Par Eurosport

Le 20/10/2019 à 18:32Mis à jour Le 20/10/2019 à 20:16

ATP ANVERS – Plus de deux ans qu'ils attendaient ça… et c'est finalement Andy Murray qui a décroché la timbale. Dimanche à Anvers, le Britannique a remporté son premier tournoi depuis mars 2017 en battant Stan Wawrinka en trois manches (3-6, 6-4, 6-4) et au terme d'une belle finale. Le 243e joueur mondial est plus que jamais sur la bonne voie.

Des larmes sur un sourire. Battant peu enclin à jouer la comédie sur le court, Andy Murray n'a pas grand-chose à voir avec Leonardo DiCaprio. Pourtant, comme lui, il a décroché une statuette dans le rôle de "The Revenant". Revenu à la compétition, en simple, à Cincinnati durant l'été après une deuxième opération de la hanche en janvier, l'Ecossais a soulevé le titre à Anvers. Après un long métrage de 2h27 face à Wawrinka, conclu par une scène d'émotion. La tête dans les mains, les yeux rougis, la joie au coeur.

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Pourtant, en début de match, c'est le Suisse qui a pris la lumière. Imposant sa puissance, il a réussi le break d'entrée. Ayant du mal à bousculer le natif de Lausanne, obligé de reculer, l'ancien numéro 1 mondial a subi. Sans jamais pouvoir revenir. 6-3 Wawrinka. Dans le deuxième acte, le scénario s'est répété. Jusqu'à 3-1, 15-40 sur le service du Britannique. Là, le héros du film a commencé à sortir de l'ombre. Parvenant à s'en sortir grâce à une faute du Suisse et un ace, il a débreaké dans la foulée. S'évertuant à varier et déplacer son adversaire pour atténuer sa force de frappe et ne plus être contraint d'être derrière sa ligne, il a commencé à faire jeu égal avec Stan The Man.

La science tactique de Murray

Sauvant, avec autorité, deux balles de break à 4-4, le natif de Glasgow a fini par faire parler sa science tactique. Très agressif au retour, il a pris l'engagement du 18e joueur mondial sur l'ultime jeu de la manche (6-4). Dans le troisième set, les deux hommes se sont livrés à un concours de breaks sur la scène de l'European Open. Quatre consécutifs, de 1-1 à 3-3. Ouvrant ce dialogue, Wawrinka n'a jamais réussi à faire définitivement entendre sa voix. Aussi accrocheur qu'un pou capable de tenir sur le crâne d'un chauve, Murray est revenu. Encore. Toujours.

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A 4-4, "Stan the Man" a eu deux nouvelles occasions de faire la différence. Mais, mené 15-40 sur son engagement, l'Ecossais a tenu. Le fameux revers long de ligne du Suisse est resté dans la bande et il a enchaîné, sans trembler, avec un service gagnant. De quoi écarter le danger et mettre la pression sur son opposant. Dans le dénouement, le vainqueur de Roland-Garros 2015 a craqué. A l'image de cette volée de revers ,"facile", envoyée dans le décor alors qu'il avait l'occasion d'égaliser à 5-5. Quelques instants plus tard, il déroulait le tapis rouge à Murray avec deux fautes directes de coup droit. 3-6, 6-4, 6-4.

En mettant son nom en haut de l'affiche anversoise, l'actuel 243e au classement ATP renoue avec les lauriers. Mis à terre par de sérieux problèmes de hanche, relégué loin des premiers rôles, il a remporté sa première palme depuis celle de Dubaï en mars 2017. La 46e de sa carrière. Peut-être pas la plus grande, mais sans doute l'une des plus belles. Celle qui officialise son retour au plus haut niveau après un long combat. Pas contre un ours, non. Mais contre son corps.

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