Battu par Félix Auger-Aliassime à Bâle, Carlos Alcaraz va jouer la place de n°1 mondial à Paris-Bercy avec Nadal

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ATP 500 BÂLE - Largement battu en demi-finale du tournoi suisse par un excellent Félix Auger-Aliassime (6-3, 6-2), Carlos Alcaraz a subi un nouveau contrecoup sportif, lui qui est à la recherche de son meilleur tennis depuis son sacre à l'US Open et sa prise de pouvoir au classement ATP. Conséquence, le Murcien peut perdre sa place de n°1 mondial à Bercy, où il devra retrouver de sa superbe.

Auger-Aliassime plane : le résumé de sa victoire contre Alcaraz

Video credit: Eurosport

Où est passé le Carlos Alcaraz irrésistible de New York ? Si la question se veut un brin provocatrice, le jeune murcien (19 ans) ayant toute sa carrière devant lui, force est de constater que la digestion de son sacre américain ne se passe pas vraiment comme prévu. Déjà défait par Félix Auger-Aliassime en Coupe Davis dans ce qui était "le match d’après au mois de septembre dernier, l’Espagnol a buté face au même adversaire samedi, en demi-finale du tournoi de Bâle (6-3, 6-2).
Après une sortie de route prématurée face à David Goffin à Astana, Carlos Alcaraz a enchaîné une deuxième contre-performance en l’espace de deux tournois. Même si beaucoup diront que rendre les armes face à l’homme en forme du début de saison en indoor n’a rien d’une anomalie, la manière, au-delà du résultat, est en droit d’interpeller.

La place de n°1 en jeu à Bercy

La conséquence principale de son revers contre F2A en Suisse est qu'il peut perdre sa première place mondiale dès la semaine prochaine à Bercy. Obligé de défendre les 90 points de son 8e de finale de l'an dernier, l'Espagnol va devoir gagner son premier match (au 2e tour contre Aslan Karatsev ou Yoshihito Nishioka) pour éviter toute perte comptable.
Désormais à 920 points au classement (6730 points pour Alcaraz lundi prochain, contre 5810), Rafael Nadal a donc un créneau à prendre mais il va devoir gagner le tournoi parisien, chose jamais faite dans sa carrière, tout en espérant que son compatriote n'aille pas en quarts de finale, donc enchaîner deux victoires sur le terrain.
Un scénario possible, même si le Masters de Turin (13-20 novembre) semble être un endroit plus propice pour se jouer la place de n°1. D'abord Bercy, puis ce sera l'heure des comptes pour les commandes du tennis mondial. Mais à Paris, Alcaraz jouera pour la première fois avec la pression de perdre sa couronne.
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Carlos Alcaraz est-il le joueur "ultime" ?

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Retrouver une ligne directrice

Sur le plan du jeu : s'il est connu que son service n’est pas le registre dans lequel il apparaît comme le plus impressionnant, malgré une seconde balle "kickée" souvent efficace, le prodige n’a pour l’instant pas retrouvé certaines des clés qui avaient fait sa force depuis le début de la saison.
Pire, son body language semble parfois assez loin du formidable combattant qui avait complètement retourné Marin Cilic ou Jannik Sinner à Flushing Meadows. Plus prévisible ? Eprouvé par une saison éreintante lors de laquelle il a disputé pas moins de 67 matches et remporté cinq titres ? Toutes les justifications sont à même de s’entendre, tant ses accomplissements ont dépassé l’entendement depuis un an.
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Un point pareil signé après 5h de jeu, c'est possible : l'incroyable joute entre Sinner et Alcaraz

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Réputé pour être un véritable rouleau-compresseur lorsque la machine se met en route, l’Espagnol a eu tendance à se précipiter et à arroser, plus qu’à l’accoutumé. Déjà bousculé en début de semaine par Jack Draper, le n°1 mondial avait fini par s’en sortir au gré d’un état d’esprit qui le caractérise : celui d’un gamin avec beaucoup de panache, ne rechignant jamais à prendre de risques pour tenter d’inverser le rapport de force. Problème, face à un adversaire du calibre de "FAA", la marge semble désormais trop infime pour se permettre certains passages à vide.
Entre Paris et Turin, Carlos Alcaraz aura deux nouvelles opportunités de prouver au monde que ses dernières sorties n’étaient finalement qu’un simple accident. Si les pistes sont nombreuses, retrouver un peu de la créativité qui l’avait aidé à crever l’écran en début de saison pourrait être une solution lui permettant de finir 2022 comme il l'avait commencé : en beauté.
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Carlos Alcaraz lors du tournoi ATP 500 de Bâle 2022

Crédit: Getty Images

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