A peine 19 ans et il semble déjà presque insubmersible. Alors qu'il avait laissé beaucoup d'énergie sur le court central de Barcelone plus tôt dans la journée pour se sortir un peu miraculeusement du piège Alex de Minaur en demi-finale, Carlos Alcaraz a survolé la finale pour conquérir son 3e titre de la saison, le 4e de sa très jeune carrière. Le prodige espagnol n'a ainsi laissé aucune chance à son aîné et compatriote Pablo Carreño Busta, 19e mondial, qu'il a balayé en deux sets (6-3, 6-2) et à peine plus d'une heure (1h05 précisément) dimanche sur la Pista Rafa Nadal. Grâce à ce nouveau triomphe, il débarquera dans le Top 10 lundi au 9e rang.
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Il n'a eu qu'un peu plus de trois heures pour récupérer d'un combat homérique, et pourtant c'est bien lui qui semblait le plus frais en cette fin d'après-midi dominicale. Carlos Alcaraz n'est décidément pas fait du même bois que la plupart de ses collègues du circuit ATP. Et lors de cette finale, Pablo Carreño Busta était aux premières loges pour s'en rendre compte. Saoulé de coups, comme sonné, il n'a jamais semblé en mesure de réagir. Et on ne saurait lui en tenir rigueur, tant son vainqueur a encore impressionné, tant par sa constance que par ses fulgurances.

Trop explosif pour Carreño Busta, Alcaraz s'est baladé sur son service

Il y a quelques semaines à Miami, Alcaraz avait entamé la finale nerveux, avant que la machine ne se mette en route. Cette fois, il ne lui a fallu que quatre jeux, tous remportés blancs par les deux hommes sur leur service (2-2), pour prendre ses marques. C'était d'ailleurs peut-être l'un des seuls avantages d'aborder cette finale entamé physiquement : l'éventuel stress lié à l'événement s'est vite estompé. Et le rouleau compresseur s'est enclenché. Par son explosivité, son intensité, il a rapidement mis Carreño Busta sur la défensive, breakant une première fois dès le 5e jeu, puis pour virer en tête (6-3).

Carlos Alcaraz à Barcelone en 2022

Crédit: Getty Images

S'il a décentré quelques frappes, manquant peut-être épisodiquement de vivacité ou de réactivité liée à la fraîcheur physique, Alcaraz a mené sa barque avec une sérénité à toute épreuve. C'est simple : il n'a pas concédé la moindre balle de break de la partie et n'a même perdu que deux points sur son engagement au cours de la première manche. Avec son bras de feu et son engagement total, il a multiplié les coups droits supersoniques surtout dans des zones décroisées qui ont mis au supplice son adversaire. Et à 3-2, il a, à nouveau, trouvé la clé à la relance, s'adjugeant même les quatre derniers jeux de la partie.
Lucide sur ses réserves physiques, il a ainsi appliqué une tactique agressive qui a totalement porté ses fruits avec 18 coups gagnants (dont 12 en coup droit) pour 10 petites fautes directes. A le voir consoler son aîné au filet, pas vraiment surpris par la tournure des événement, Alcaraz le sait : il est à sa place et son voyage ne fait que commencer. Toujours invaincu en ATP 500 cette saison (10 victoires, aucune défaite), il peut aborder avec grande ambition la suite de ce printemps sur terre battue.
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