Roger Federer : "Pour le moment, je ne cherche pas à rivaliser avec Rafa et Novak"

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ATP GENEVE - Roger Federer revient à la compétition cette semaine à Genève. Une reprise de contact avec la terre battue, deux ans après sa dernière apparition sur cette surface. Mais le Suisse a déjà le gazon et Wimbledon dans un coin de la tête. Il ne cache pas non plus que le retour au plus haut niveau s'annonce complexe. Pendant son absence, les autres ont continué à avancer...

Roger Federer

Crédit: Getty Images

Roger Federer, grand retour, épisode II. A Doha, début mars, le Suisse avait renoué avec la compétition après 13 mois d'absence. Une courte apparition, deux matches, une victoire, une défaite puis une nouvelle pause significative de plus de deux mois. Le revoilà donc à Genève, et cette deuxième étape de son opération comeback sera scrutée de près elle aussi, d'autant qu'elle s'effectue sur terre battue, où Federer n'a plus mis les pieds depuis maintenant deux ans.
Comme au Qatar à la fin de l'hiver, le co-recordman des victoires en Grand Chelem avance donc prudemment. "Bien sûr, il y a beaucoup de questions", a-t-il admis lundi devant la presse. Néanmoins, il refuse de comparer Genève à Doha. Pour lui, les contextes diffèrent :
"A Doha, j’étais particulièrement préoccupé par mon niveau et lorsque j’ai gagné le 1er set contre Dani (Evans, NDLR) à l’entraînement, je me suis dit 'Quoi ? Je suis capable de jouer à ce niveau ?' Je me suis surpris moi-même. Ici, à Genève, je suis plus concentré sur mon retour sur terre battue. Si je suis en bonne santé, que je peux enchaîner les rencontres, servir pendant des heures et récupérer, cela va augmenter ma confiance."

Objectif : Jouer une dizaine de matches avant Wimbledon

Si Federer revient sur terre battue, son esprit est déjà tourné vers le gazon et Wimbledon, son "grand objectif" de l'année, répète-t-il. Là-bas, il veut être compétitif. Or pour arriver avec suffisamment de repères et de matches dans les jambes au début de la courte période sur herbe, il lui fallait jouer avant. Donc sur terre. Il espère ainsi enquiller "une dizaine de matches". "Ce qui m’importe, c’est de beaucoup jouer et d’oublier la partie fitness et préparation, poursuit-il. Ces matches, je vais les prendre comme des entraînements privilégiés, je me réjouis de voir ce que ça donne."
Si rien ne remplace la compétition, Federer se dit plutôt satisfait par ses séances d'entraînement sur terre. "J'étais content déjà de voir que mon genou ne réagissait pas de manière différente par rapport au dur, et j'espère que ce sera la même chose lorsque nous passerons de la terre au gazon", explique le Bâlois. De sa semaine genevoise, il n'attend rien de particulier, en dehors de l'accumulation de matches. Plus que la victoire en elle-même, c'est en effet la porte qu'elle ouvrira pour le tour suivant qui importe. Tête de série numéro un et exempté du premier tour, il débutera contre l'Espagnol Pablo Andujar ou l'Australien Jordan Thompson.
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Roger Federer

Crédit: AFP

A plus longue échéance, que peut espérer Roger Federer ? Peut-il redevenir compétitif au point de rejouer un rôle majeur dans un tournoi de premier plan ? Lui-même avoue ne pas connaitre la réponse. "Il faut que je puisse jouer une dizaine de matches pour être en mesure de savoir où j’en suis et de vous donner une meilleure réponse, avance-t-il prudemment. Il y a plus de points d’interrogation que fin 2016 autour de mon niveau, car je reviens de beaucoup plus loin."
Deux réalités s'imposent à lui : en 16 mois, il a disputé deux matches. Et dans trois mois, il sera quadragénaire. Le circuit ne l'a pas attendu. Rafael Nadal et Novak Djokovic, qui se sont affrontés dimanche en finale à Rome pour la 50e fois de leur carrière, continuent de dominer le circuit. Les autres progressent aussi. "La génération des Tsitsipas, Medvedev, Zverev, Rublev est devenue meilleure, elle a pris de l'expérience", dit-il. Globalement, il juge qu'en son absence, "le jeu a progressé." Lui repart dans un certain flou.
Ce week-end, Novak Djokovic n'a pas oublié de mentionner Federer à l'évocation des vieux qui font toujours la loi. "Rafa, Roger et moi continuons de nous réinventer pour rester au top", a soufflé le Serbe. En réalité, pour le moment, Federer est un cas à part. Il l'admet lui-même : "Rafa et Novak sont d'un côté, moi de l'autre. Pour le moment, je ne cherche pas à rivaliser avec eux." Roger Federer veut y aller étape par étape. Il a raison. Il repart, sinon de zéro, en tout cas de très loin.
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Video credit: Eurosport

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