ATP Genève - Novak Djokovic vainqueur de son 100e titre : L'odeur du sang, juste avant Roland-Garros

Eurosport sur Google

Titré à Genève ce samedi après plus de trois heures de bataille face à Hubert Hurkacz (6-7, 7-6, 7-6), Novak Djokovic a atteint la barre symbolique des 100 titres en carrière. Une étape plus symbolique qu'importante pour lui, qui lui permet néanmoins de rejoindre un cercle fermé. Mais l'essentiel est ailleurs : à la veille de Roland-Garros, le revoilà qui montre le bout de son nez…

Un ace pour conclure et Djokovic rejoint Federer et Connors : sa balle de match en vidéo

Video credit: Eurosport

"Bienvenue au club des 100". Le message de Roger Federer, adressé sur Instagram, a beau être court, il a le mérite d'être impactant. Depuis ce samedi et sa victoire en finale à Genève, tournoi qu'il disputait la première fois, Novak Djokovic est un fringuant centenaire. Devant, seuls Federer (103), justement, et Jimmy Connors (109) peuvent se targuer d'un meilleur bilan comptable. En entrant dans le détail des titres, en revanche, il n'y a pas photo.
Mine de rien, ce titre isole un peu plus le Serbe dans son monde et sa galaxie. Ce samedi, il est devenu le premier joueur à remporter au moins un titre pendant vingt saisons consécutives. D'Amersfoort en 2006 à Genève 2025, Djoko a tout gagné, sur toutes les surfaces, contre tous les adversaires.  Reste que, ce samedi, il semblait faire assez peu de cas de sa victoire.

Massu, symbole du temps qui passe

Sa joie fut contenue, réservée comme s'il ne voulait pas enfoncer le clou sur le cercueil du pauvre Hubert Hurkacz qui aurait dû gagner cette finale. Comme s'il se fichait un peu d'atteindre cette marque, aussi. Les images de sa célébration, en famille, furent l'occasion de réaliser la folle longévité du gamin de Belgrade devenu plus grand joueur de tous les temps. En 2006, il remportait son premier titre face à Nicolas Massu. Le Chilien était bien présent ce samedi à Genève, mais en tant que coach d'"Hubi".
picture

Merci Rafa

Video credit: Eurosport

Fatalement, le temps passe et l'envie décline. Sauf quand les tournois du Grand Chelem approchent. À Melbourne, son corps avait dit stop après avoir écarté Carlos Alcaraz. La suite fut franchement illisible, entre une finale perdue à Miami et des sorties de route précoces ailleurs. Cette "nouvelle réalité", comme il l'a récemment qualifiée, l'oblige à un timing parfait pour sortir de son rôle d'ambassadeur pour redevenir le "Djoker".
Toute la semaine à Genève, on a vu des indices, parsemés ici-là, quant à sa montée en puissance. Des gestes d'agacement, des échanges vifs avec son box, des tie-breaks bien manœuvrés : tout ceci ne garantit rien en vue de Roland-Garros, certes. Mais l'odeur du sang semble avoir réveillé l'animal endormi.
Ça doit venir de vous, de votre for intérieur
Cette semaine, en se projetant sur Roland-Garros, Alex Corretja avait eu ces mots concernant les ambitions de Djoko, surtout sans Andy Murray. "Plus que n'importe qui, Novak sait que la motivation ne peut pas venir d'ailleurs, avançait-il. Ça doit venir de vous, de votre for intérieur. Peu importe que ça soit Murray, Agassi, Sampras, Nadal ou Federer dans son box. Tout viendra de ses propres sensations. C'est pour ça qu'il doit continuer à aller fouiller au fond de lui-même, pour voir ce qu'il peut en tirer. C'est une saison vraiment importante pour lui. S'il n'obtient pas une grande victoire, je ne sais pas s'il retrouvera un niveau de motivation suffisant". L'ATP 250 Genève n'est pas un tournoi à même changer son destin. Roland-Garros, en revanche…

Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité