ATP Indian Wells - Carlos Alcaraz balaie Daniil Medvedev en finale et redevient N.1 mondial
Par Laurent Vergne
Publié 20/03/2023 à 01:24 GMT+1
INDIAN WELLS - Très attendue, la finale du Masters 1000 californien a tourné court dimanche. Carlos Alcaraz a surclassé un bien pâle Daniil Medvedev en deux sets (6-3, 6-2) en un plus d'une heure, mettant fin à la série victorieuse du Russe. L'Espagnol décroche son deuxième titre de la saison. Un succès qui va lui permettre de reprendre la place de numéro un mondial à Novak Djokovic.
Alcaraz au top, Medvedev fait flop : la finale a tourné court
Video credit: Eurosport
On attendait un feu d'artifice, ce fut un pétard mouillé. La finale d'Indian Wells promettait énormément, mais elle a manqué de suspense, d'intérêt et de sel. C'est autant dû à la performance exceptionnelle de Carlos Alcaraz qu'à la prestation fantomatique d'un Daniil Medvedev à côté de son tennis. Le jeune Espagnol, parfait d'un bout à l'autre, a survolé les débats pour s'imposer en deux sets, 6-3, 6-2, en 1h12. Une victoire qui lui vaudra de revenir au sommet de la hiérarchie dès lundi, au détriment du grand absent du tournoi, Novak Djokovic.
Pour Daniil Medvedev, c'est la fin d'une remarquable série entamée le mois dernier. Titré à Rotterdam, Doha et Dubaï, il pouvait réussir à Indian Wells une formidable passe de quatre. Mais après 19 victoires consécutives, il a buté sur la 20e marche de façon brutale, à une encablure de son record personnel. Dimanche, il n'a jamais eu le temps d'espérer. Breaké d'entrée dans le premier comme dans le second set, il a constamment subi dans cette finale dont il n'aura été que le spectateur. Avec seulement quatre petits coups gagnants, contre 19 à son jeune adversaire, il n'a été que l'ombre du Medvedev de ces dernières semaines.
Le roi du dur
S'il a tant déçu, c'est peut-être par la faute d'une certaine fatigue, mais aussi en grande partie à cause de ce diable de Carlos Alcaraz, qui n'aura pas tardé à repasser en mode 2022. Sa blessure semble bien loin. Après un retour probant sur terre battue en Amérique du Sud (titre à Buenos Aires, finale à Rio de Janeiro), le Murcien aura été absolument impérial à Indian Wells, qu'il est le premier à remporter sans perdre un set depuis un certain Roger Federer en 2017.
D'un bout à l'autre, il a eu le contrôle de cette finale. Dominateur à l'échange, efficace au service, intelligent tactiquement, à l'image de l'utilisation du service-volée à bon escient ou de ces merveilles d'amorties distillées presque toujours victorieusement, l'élève surdoué de Juan Carlos Ferrero s'est comporté en patron. Il a bondi sur chacune de ses opportunités de break (3 sur 3) et n'en a pas concédé une seule de son côté. Pour résumer, il n'y a pas eu photo.
A seulement 19 ans, le voilà donc avec d'ores et déjà un titre dans chacun des trois plus grands tournois disputés sur le sol américain : l'US Open, Miami et, désormais, Indian Wells. Il ne lui a fallu que douze mois pour signer ce triplé. C'est bien sur dur que le jeune "Carlitos" est en train d'écrire la première phase de sa légende. La terre et tout le reste suivront sans doute, mais pour l'heure, il forge l'essentiel de son naissant palmarès dans ces conditions qui lui conviennent à merveille. Il faudra maintenant venir le chercher à Miami, qu'il abordera non seulement comme tête de série numéro un, comme à Indian Wells, mais aussi en tant que numéro un mondial.
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