Les anormales certitudes de monsieur Alcaraz

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INDIAN WELLS - Carlos Alcaraz a encore impressionné lors de sa finale parfaite contre Daniil Medvedev. S'il n'y a plus lieu d'être surpris, les certitudes qui sont les siennes à seulement 19 ans ont de quoi bluffer. L'Espagnol les a résumées dimanche : une confiance absolue dans ses coups, et une gestion exemplaire de sa nervosité. Presque anormal, à son âge. Mais normal, il ne l'est pas.

"Redevenir numéro un, ça signifie beaucoup pour moi"

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Comment allait-il digérer tout ça ? Après une ascension aussi météorique l'an dernier, Carlos Alcaraz allait devoir assumer beaucoup de choses en 2023. Rappelons que lorsque la précédente saison a débuté, il n'était même pas dans les 30 premiers mondiaux et son palmarès se limitait encore à un titre, un ATP 250. Neuf mois plus tard, l'Espagnol avait remporté un Grand Chelem, deux Masters 1000, et s'était imposé comme le nouveau numéro un mondial.
Il a beau être Carlos Alcaraz, il y avait de quoi avoir le vertige devant une avancée aussi brutale. Il avait probablement en tête d'accomplir tout ceci, mais peut-être pas à 18-19 ans. Le défi était colossal pour lui. D'autres champions, et pas des moins illustres, ont eu du mal par le passé, à enchaîner derrière un premier triomphe, à l'image de Pete Sampras ou Novak Djokovic. L'avenir dira combien de temps mettra le Murcien pour doubler la mise en Grand Chelem, mais ce qu'il montre en ce début d'année, et particulièrement ces dix derniers jours à Indian Wells, a de quoi le rendre optimiste.
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Alcaraz au top, Medvedev fait flop : la finale a tourné court

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"Je ne pense pas avoir énormément progressé tennistiquement depuis l'année dernière, a-t-il estimé dimanche après sa victoire expéditive en finale du Masters 1000 californien contre Daniil Medvedev, étrillé 6-3, 6-2 en moins de temps qu'il n'en a fallu à Elena Rybakina et Arya Sabalenka pour boucler le premier set de leur finale. Là où j'ai fait des progrès, c'est dans ma capacité à gérer la pression, à jouer de façon détendue. C'est pour moi la chose la plus importante. Encore une fois, c'est pour cela que j'ai un très bon niveau, parce que j'ai l'impression de ne pas ressentir de pression."
Cela n'a l'air de rien, mais compte tenu des gigantesques attentes autour de sa personne et de la pancarte qui l'accompagne à chacune de ses sorties, c'est énorme. Au-delà de ce qu'il est capable de produire raquette en main, c'est en cela que Carlos Alcaraz est exceptionnel. C'est cela qui lui donne son envergure de champion appartenant à une catégorie où seuls les plus grands ont leur place.
Vous ne l'entendrez jamais fanfaronner, mais l'Espagnol sait ce qu'il est et ce qu'il vaut. Et sa confiance est absolue. "Je n'ai aucun doute en ce qui concerne mes coups, dit-il. Sur le court, je me sens vraiment à l'aise. J'ai confiance dans chacune de mes frappes. C'est pour ça que je peux jouer à un très haut niveau, parce que, même si je rate, je m'en fiche. Cela ne me pose pas de problèmes. J'essaie juste d'être à 100% sur chacun de mes coups. Non, vraiment, je ne doute pas dans ce domaine."
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Echange supersonique et lob ahurissant pour conclure : le point de mutant d'Alcaraz

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Carlos Alcaraz est un - jeune - homme rempli de certitudes. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne soit pas humain, imperméable à toute forme de pression. Mais comme tous les grands, il parvient la plupart du temps à la dompter. "J'essaie de ne pas le montrer mais évidemment que je suis nerveux avant une finale comme celle-ci, assure-t-il. C'est une chose dont on parle beaucoup avec mon équipe. Montrer à l'adversaire que je suis relax, que je vais profiter de cette finale. J'étais nerveux... j'essaie juste de ne pas le montrer. Il faut maîtriser ce stress. C'est ce que font tous les meilleurs joueurs du monde."
On dirait le discours d'un vieux briscard, d'un type ayant bourlingué si longtemps qu'il a tout vu et tout vécu. Tout ce qu'il n'a pas eu le temps de faire. Pourtant, il le gère déjà à la perfection. Parce qu'il n'est pas comme les autres. Parce qu'il n'est pas un joueur de 19 ans "normal". Il est Carlos Alcaraz. Il ne faut pas chercher plus loin les raisons de son bilan exceptionnel en finale. Il en a disputé douze et n'en a perdu que trois. Mieux, il a gagné toutes celles qui comptent le plus, soit les quatre jouées en Grand Chelem et en Masters 1000. Ce gamin n'est vraiment pas comme les autres.
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L'audace de Tiafoe, les incroyables défenses de Medvedev et Alcaraz : Le Top 5 des points

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