Masters 1000 de Madrid | Andrey Rublev, de l'énorme craquage à un titre qui lui tend les bras

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Ce dimanche, il y aura bien une tête de série en finale du Masters 1000 de Madrid même si le tableau fut toute la semaine amputé des meilleurs joueurs du monde au gré des blessures des uns et des autres. Face à Felix Auger-Aliassime, revenu de très loin, Andrey Rublev a une chance en or de triompher. Le tout en ayant retrouvé son calme deux mois après l'énorme craquage de Dubaï.

Le tennis a-t-il encore un patron ?

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Tout le monde se souvient, et ce pourrait bien être l'une des images de cette saison 2024, d'Andrey Rublev perdant complètement ses nerfs au point d'insulter, dans sa langue natale, un juge de ligne lors de sa demi-finale de Dubaï face à Alexander Bublik. Pas de chance pour le Russe, un autre juge de ligne l'avait compris, ce qui avait conduit à sa disqualification. Il lui a fallu du temps pour digérer cet épisode malheureux mais, à Madrid, Rublev a retrouvé une forme de sérénité qui l'a emmené jusqu'à la finale, ce dimanche face à Felix Auger-Aliassime.
De tous les joueurs du Top 10 présents à Madrid, Rublev n'était pas le favori pour rallier la finale. Parce que Carlos Alcaraz, qu'il a battu en quarts de finale, était là malgré son bras douloureux, même chose pour Jannik Sinner (forfait en quart) ou Casper Ruud, finaliste à Monte-Carlo mais éliminé par Auger-Aliassime. On n'osait pas rêver d'une percée pour Rafael Nadal jusqu'à la finale mais pour Alexander Zverev ou Stefanos Tsitsipas, vainqueur en Principauté, oui. Et Rublev n'avait besoin d'aucun adversaire pour susciter le doute.

Du temps pour se remettre de la colère de Dubaï

Son coup de sang de Dubaï avait laissé beaucoup, beaucoup de traces. Plus peut-être qu'il ne l'avait imaginé. Depuis les Emirats, il avait joué quatre tournois pour une seule victoire et des revers contre des joueurs classés entre les 32e et la 87e places mondiales. "A Indian Wells, j'ai trop cherché à contrôler mes émotions, et en fait j'étais à plat pendant tout le match. Sans énergie, sans le moindre feu intérieur. À Miami, je me suis effondré, je n'ai absolument pas pu gérer mes nerfs", témoignait le joueur avant Monte-Carlo.
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Rublev a tout bien fait, pas Fritz : le résumé de leur demi-finale

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Comme s'il ne savait plus qui il devait être sur le court alors que ses colères répétées, contre lui et les autres, lui ont valu de nombreux avertissements tout au long de sa carrière. "En cherchant à être à la fois calme et motivé, je me suis totalement perdu, confirmait-il au début de la saison sur terre. C'était assez profond, à l'intérieur. Dubaï avait peut-être encore un effet sur moi. J'étais comme paralysé. Mon corps ne répondait plus."

Un deuxième titre en Masters 1000 ?

Le revers face à Brandon Nakashima (87e à l'ATP) avait achevé de le mettre dans la case des convalescents longue durée, de ceux qui doivent se retrouver avant d'espérer briller. Rublev a tout fait en même temps. Non seulement, il s'est recentré mais cette remise à plat l'a conduit jusqu'à la finale ce dimanche. Certes dans un tournoi largement marqué par les blessures - ce n'est pas son adversaire, "FAA", qui dira le contraire, lui qui a bénéficié de deux abandons -, mais encore fallait-il en profiter. Ce que le Russe a parfaitement fait face à Alcaraz, malgré la perte du premier set.
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Comment Rublev a blackboulé Alcaraz et refroidi Madrid

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Comment expliquer ce changement si soudain ? "Mentalement, je me sentais beaucoup mieux et j'étais capable d'être performant, a expliqué Rublev lorsqu'on lui a demandé ce qui avait changé depuis son arrivée à Madrid. J'ai mis mes émotions dans la bonne direction. Cela m'a certainement aidé à atteindre la finale. Sans cela, je ne serais pas là".
Et même la perte de son service dès le premier jeu du match en demie contre Taylor Fritz n'a altéré en rien une confiance semble-t-il retrouvée. "Quand il m'a breaké, je me suis dit que ce n'était que le début, qu'il y avait un long set et qu'on verrait bien", avouait-il vendredi soir. La preuve qu'il a réellement retrouvé ses esprits et que sans dire que ses démons sont derrière lui, il a appris à vivre avec en ce printemps qui pourrait bien lui offrir un deuxième titre en Masters 1000 après Monte-Carlo l'année dernière. Ni lui, ni personne n'aurait parié sur ça il y a un mois.
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