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ATP Marseille : Jo-Wilfried Tsonga s'incline en finale face à Ernests Gulbis (7-6, 6-4)

Face à Tsonga, Gulbis a gâché la fête jusqu'au bout
Par AFP

Le 23/02/2014 à 16:08Mis à jour Le 23/02/2014 à 16:58

Tombeur de Nicolas Mahut en quart et Richard Gasquet en demie, Ernests Gulbis est venu à bout de Jo-Wilfried Tsonga en finale de l'Open 13 à Marseille, dimanche (7-6, 6-4). Le Letton, 23e mondial, remporte son cinquième titre ATP en carrière et empêche le Manceau de conserver son titre.

Pas de doute, Ernests Gulbis aime la France. A Marseille, le Letton a ouvert son compteur cette saison en remportant son premier titre à l'Open 13, dimanche. Après avoir dominé Nicolas Mahut en quart de finale (6-3, 7-6) puis Richard Gasquet, numéro un français, en demi-finale (6-3, 6-2), le 23e mondial s'est payé le scalp du tenant du titre en personne, Jo-Wilfried Tsonga (7-6, 6-4). Avec un air presque gêné pour le battu du jour, Gulbis s'empare ainsi de son cinquième trophée ATP en carrière. Tsonga, qui disputait sa première finale en 2014, reste bloqué à dix titres.

Demi-finaliste à Rotterdam la semaine passée, Gulbis continue d'être un mauvais souvenir pour Tsonga. Le Français avait abandonné face à ce même joueur au deuxième tour de Wimbledon l'an passé en raison d'une blessure au genou qui l'avait ensuite tenu éloigné des courts pendant trois mois. Dimanche, le Letton est venu faire tomber le tenant du titre au terme d'un match serré, ponctué en deux sets et 1h30 de jeu, confirmant un taux de réussite parfait en finale: cinq victoires et aucune défaite.

Cette statistique est d'autant plus étonnante qu'il n'est pas un joueur réputé pour sa stabilité mentale. Car celui qu'on a souvent comparé au Russe Marat Safin, pour sa fougue et sa qualité de frappe, a perdu pas mal de temps. Mais à 25 ans, il paraît désormais décidé à remettre sa carrière sur les bons rails. Plus sérieux hors des courts, il maîtrise de mieux en mieux ses nerfs pendant les matches, ce qui avec son talent naturel le rend dangereux pour n'importe qui. Lundi, il entrera dans le Top 20 mondial pour la première fois de sa carrière.

Gulbis n'a connu que trois défaites cette saison, dont deux pas déshonorantes, en quart de finale à Doha face à Rafael Nadal et en demi-finale la semaine passée à Rotterdam contre Tomas Berdych. Son seul échec en 2014 réside dans son élimination au deuxième tour à l'Open d'Australie devant l'Américain Sam Querrey.

Cette constance est nouvelle pour Gulbis, qui était capable par le passé de coups d'éclats mais manquait de régularité. Cette défaite n'aidera sans doute pas Tsonga à retrouver une confiance qui le fuit un peu depuis le début de la saison. Le Français, éliminé au deuxième tour à Rotterdam, n'a toujours pas de victoire référence à se mettre sous la dent en 2014.

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