Masters 1000 de Monte-Carlo | Pour Richard Gasquet, les feux s'éteignent un à un

Eurosport sur Google

Avant Roland-Garros, où il dira définitivement adieu au tennis professionnel, Monte-Carlo était l'ultime étape significative pour Richard Gasquet. Parce que d'une certaine manière, c'est là que tout a commencé, le Masters 1000 monégasque avait une forte valeur sentimentale pour le Biterrois. L'histoire s'est arrêtée ce mardi, non sans un dernier combat. 

Gasquet a bien résisté mais Altmaier a eu le dernier mot : le résumé du match

Video credit: Eurosport

2002-2025, vingt-trois ans, un peu plus de 600 victoires, un peu plus de 400 défaites, l'heure n'est pas encore tout à fait aux bilans pour Richard Gasquet mais à Monte-Carlo, son histoire s'est achevée ce mercredi au 2e tour après un combat face à Daniel Altmaier, entre revers à une main qui l'a emmené au 3e set parce que "Ritchie" n'a pas voulu rendre les armes trop tôt sur une terre battue qui fut celle des promesses il y a deux décennies. Honoré d'une cérémonie, Gasquet a, en quelque sorte, eu un premier aperçu de ce qui l'attend à Roland-Garros, où il prendra sa retraite.
Ce n'était pas tout à fait le Monte-Carlo des grands jours. Une météo un brin maussade pour ce coin-là de l'Hexagone même à cette période de l'année et des tribunes loin d'être remplies mais sur le court, Richard Gasquet et Daniel Altmaier ont livré un joli duel de revers à une main, comme un clin d'oeil du destin avec cette arme qui a tant fait pour le Français, pour ses résultats et plus encore peut-être, pour son aura. 
C'est un autre tournoi que je quitte, mais c'est le tennis. C'est la vie 
Les deux hommes sont restés plus de deux heures et trente minutes sur le court parce que le Français avait décidé de jouer les prolongations, conscient qu'il était qu'il ne foulerait bientôt plus ce magnifique court central de Monte-Carlo dans un cadre qui ne l'est pas moins. "Je me suis battu, je suis revenu dans le deuxième set, analysait-il après coup. J'ai des regrets pour le premier. Dans le troisième, un peu moins parce que ça devenait difficile après presque trois heures." 
A 38 ans, Gasquet fait son âge et si son bras envoie toujours autant de douceur, ses jambes toussent de plus en plus souvent mais il a quitté le Court Rainier III les armes à la main, et c'était sans doute très important pour lui. "C'est l'un des meilleurs tournois au monde, c'était un honneur d'être sur le court, d'avoir une wildcard ici, d'entrer sur le court central, a avoué le Français ce mercredi. Je suis très, très heureux de la façon dont j'ai joué ici, et bien sûr je veux remercier le tournoi pour l'invitation. Maintenant, c'est un autre tournoi que je quitte, mais c'est le tennis. C'est la vie." 
J'ai commencé avec Agassi et je termine avec Alcaraz 
Les organisateurs du premier Masters 1000 de la saison sur terre battue ne pouvaient pas ne pas fêter dignement ce joueur qui, il y a 20 ans, avait battu Roger Federer, alors numéro un mondial, en quarts avant de secouer son alter ego, Rafael Nadal aux portes de la finale. Ce gamin-là n'avait alors que 18 ans et il avait déjà marqué ce tournoi de son empreinte. Qu'importe finalement si ce fut plus difficile ensuite avec deux quarts de finale en 20 ans, ce premier contact avait suffi.
L'histoire s'est arrêtée alors Gasquet a été invité à se retourner. Son premier succès contre Franco Squillari à 15 ans seulement, Federer, Nadal… "J'ai réussi à faire deux matches marquants tout jeune (la victoire contre Squillari à 15 ans en 2002, et celle contre Federer à 18 ans en 2005), rappellait Gasquet. C'est deux matches qui auront fait parler dans ma carrière."
Le Français n'a jamais remporté de Grand Chelem, pas de Masters 1000 non plus, mais à l'heure des adieux, il ressent le respect du circuit. Altmaier, son adversaire du jour, l'a félicité pour sa carrière. "C'est toujours très agréable de ressentir le respect des autres joueurs, parce que j'ai passé tant d'années avec eux sur le circuit. Beaucoup ont des mots pour moi, dit-il. Quand on voit les images de moi quand j'étais jeune, on se rend compte qu'il n'y a pas beaucoup de joueurs qui ont commencé si tôt et qui ont duré si longtemps. [...] J'ai vu plusieurs générations. J'ai commencé avec Agassi et je termine avec Alcaraz." 
La prochaine fois que Gasquet sera invité à sortir la boîte à souvenirs (ce qu'il a fait pour Eurosport dans une interview à retrouver dimanche), ce sera probablement à Roland-Garros. D'ici-là, le 164e joueur mondial tentera bien de se qualifier pour les deux autres Masters 1000, à Madrid puis Rome mais il a inscrit des challengers français à son programme, Aix et Bordeaux. "J'aime jouer des tournois en France", sourit l'intéressé qui en ressent probablement encore un peu plus le besoin à mesure qu'il se rapproche de la fin.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité