Masters 1000 Monte-Carlo | Qualifié pour la finale, Carlos Alcaraz "monte clairement en puissance" depuis le début du tournoi

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Rentré prématurément de sa tournée nord-américaine, Carlos Alcaraz était accompagné de doutes légitimes au moment de fouler la terre battue du Masters 1000 de Monte-Carlo, qui ne lui avait jamais réussi jusqu'alors. Le Murcien est toutefois monté en régime au fil des tours, au point de se hisser en finale, qu'il disputera face à Lorenzo Musetti ce dimanche (12h).

Alcaraz de retour en finale d'un Masters 1000 13 mois après : sa victoire sur Davidovich Fokina

Video credit: Eurosport

Lui-même semblait ne pas y croire. Quand Eurosport lui a rappelé, ce samedi après-midi, qu'il allait disputer sa 23e finale sur le circuit principal à seulement 21 ans, Carlos Alcaraz a écarquillé les yeux, avant d'éclater de rire. Le prodige espagnol a beau affoler les compteurs depuis ses débuts sur le circuit principal, il reste difficile de banaliser ce genre de statistiques. Et ce d'autant plus qu'il n'était pas couru d'avance que cette 23e finale, justement, ait lieu dès ce dimanche (12h), à Monte-Carlo.
Car le moins que l'on puisse dire, c'est que l'homme aux quatre titres du Grand Chelem ne traverse pas la période la plus faste de sa carrière. Tombé en quarts à l'Open d'Australie, "Carlitos" avait certes remporté le tournoi de Rotterdam en février. Mais on se souvient surtout que sa tournée nord-américaine s'était achevée prématurément, la faute à un revers dès le deuxième tour du Masters 1000 de Miami, face à David Goffin (5-7, 6-4, 6-3). Alors, forcément, le n°3 mondial n'avait pas débarqué en pleine confiance à Monte-Carlo. Un rendez-vous maudit jusque-là pour lui, puisqu'il y avait chuté dès son entrée en lice en 2022, avant de faire l'impasse en 2023 et 2024.

La demie contre Davidovich Fokina, un match référence

La semaine monégasque avait d'ailleurs commencé timidement pour Alcaraz, gêné aux entournures lors de son premier match par Francisco Cerundolo… avant de dérouler (3-6, 6-1, 6-0). Il a ensuite fait meilleure impression contre Daniel Altmaier (6-3, 6-1), avant de répondre avec autorité au défi imposé par Arthur Fils (4-6, 7-5, 6-3). Le vrai match référence s'est toutefois produit ce samedi. En demies, le Murcien a maîtrisé en deux sets son compatriote et ami Alejandro Davidovich Fokina. Ce dernier s'est accroché en vain, son adversaire ne lui ayant pas laissé la moindre ouverture (7-6, 6-4).
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Coup de canon et grand sourire : la balle de finale d'Alcaraz face à Davidovich Fokina

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"Ça a été mon meilleur match dans ce tournoi, s'est félicité le protégé de Juan Carlos Ferrero devant la presse. Je ne l'ai pas laissé imposer son jeu, ni revenir dans le match. J'ai juste déployé mon tennis du début à la fin, à un niveau très régulier." Sans connaître, donc, l'une de ces grosses baisses de régime qui ont causé tant de tort ces dernières semaines. "Carlos a mis de l'impact, ses amorties étaient bien en place, il a fait beaucoup de dégâts avec son coup droit", a souligné Justine Henin, consultante Eurosport. 
"À chaque fois qu'il a eu l'occasion d'appuyer sur l'accélérateur, il a été en mesure de le faire", a poursuivi l'ancienne n°1 mondiale, avant de constater : "Pour moi, il monte clairement en puissance." En témoigne, par exemple, son service, pas toujours létal cette semaine mais qui, au cours de la deuxième manche, a été impeccable (aucune balle de break concédée). Des progrès tennistiques qui, à en croire le principal intéressé, doivent beaucoup à sa nouvelle approche psychologique.
Après Miami, j'ai pris conscience du chemin que je devais suivre
Avant son entrée en lice en Principauté, Alcaraz avait déjà évoqué les conséquences de la suspension de Jannik Sinner, qui faisaient peser sur ses épaules une pression trop difficile à supporter. "D'une certaine façon, j'ai un peu trop pensé à ça, au lieu de jouer un bon tennis et de profiter sur le court, a-t-il insisté ce samedi. Après Miami, j'ai pris conscience du chemin que je devais suivre, des choses que j'avais à faire. Il ne s'agit pas de penser aux résultats ou à quoi que ce soit d'autre, juste de prendre du plaisir."
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Fils après Alcaraz, bientôt le grand frisson ?

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Le droitier d'1,83 m n'a désormais plus qu'un match à gagner pour que ce renouveau soit accompagné d'un trophée. Ce dimanche, il affrontera Lorenzo Musetti, novice en finale en Masters 1000 et venu à bout d'Alex De Minaur au terme d'un long combat (1-6, 6-4, 7-6). "Lorenzo a un très bon jeu sur terre battue", a relevé Alcaraz, qui s'est dit "très heureux" d'avoir atteint le niveau qu'il espérait au cours de cette première semaine sur ocre. "Maintenant que ce niveau est atteint, je dois continuer pour m'améliorer et, je l'espère, être encore plus fort en finale." S'il y parvient, on souhaite bien du courage à l'Italien.
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