Masters 1000 Monte-Carlo - Jannik Sinner : "Je ne suis en chasse de rien pour le moment"

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Jannik Sinner n'a pas toujours été parfait cette semaine à Monte-Carlo, mais l'Italien est tout de même en demi-finale, en sortant d'ailleurs de son match le plus convaincant, vendredi, contre Félix Auger-Aliassime. Il garde le cap qu'il s'est fixé : travailler dans l'optique de Roland-Garros. Le reste ne l'intéresse pas à court terme. Pas même la (recon)quête de la place de numéro un mondial.

Sinner : "Je ne suis pas exactement au niveau voulu"

Video credit: Eurosport

"C'est un tournoi étrange, parce que chaque jour est différent." Jannik Sinner ne parlait pas de lui au micro d'Eurosport ce vendredi quand il est venu rendre visite à Justine Henin et Olivier Canton, mais il aurait pu. Non, le numéro 2 mondial évoquait les conditions de jeu ici, à Monte-Carlo. "Aujourd'hui, (vendredi), c'était très lourd avec le temps couvert, dit-il. La température a chuté un petit peu. C'était un petit peu plus lent, mais je suis très satisfait de la façon dont j'ai réussi à m'adapter aux conditions."
Le temps avait un peu changé pour son quart de finale victorieux contre Félix Auger-Aliassime (6-3, 6-4), le court aussi, mais c'est également son cas. Lui aussi n'affiche pas le même visage d'un match à l'autre, voire d'un set à l'autre, depuis le début de la semaine. Tantôt solide, tant chaotique. Mais vendredi, face au Québécois, Jannik Sinner a montré le visage du patron qu'on lui avait connu tout au long du mois de mars lors de la tournée aux États-Unis, où il avait aligné les succès pour signer le fameux "Sunshine Double" à Indian Wells puis Miami.
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Le service et les amorties de Sinner ont eu raison d'Auger-Alliassime

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L'impasse à Madrid ?

Il n'est certes pas aussi impérial dans le cadre aussi idyllique que majestueux de Monte-Carlo, mais là n'est pas l'essentiel pour lui. Il est venu chercher des repères et des informations en ce début de printemps terrien. C'est la raison pour laquelle il a décidé de s'aligner, quitte à en surprendre certains, à commencer par un certain Carlos Alcaraz, lequel s'attendait davantage à voir son grand rival faire l'impasse pour souffler un peu après avoir tant joué les semaines précédentes. Mais Sinner avait une autre idée en tête.
"Je voulais avoir tout de suite des indications et un retour sur mon par rapport à la surface, dès le début de la campagne sur terre battue, a-t-il expliqué à notre micro. Et il n'y a rien de mieux pour ça que de jouer des matches officiels. Puis quand on s'entraîne, on n'a qu'une envie : jouer des vrais matches." D'autant qu'ici, il est à la maison, au sens propre du terme :  "J'habite ici et j'aime pouvoir dormir dans mon lit le soir et venir directement ici le matin. Je suis content ici, je me sens bien, j'adore ce club. Même quand il n'y a pas le tournoi, j’aime beaucoup venir, c'est un endroit magnifique."
Alors, le repos attendra. Il viendra très vite, d'ailleurs, et pourrait même se prolonger quelque temps. "Je ne joue pas la semaine prochaine", a-t-il rappelé. Il pourrait revenir lors du prochain Masters 1000, à Madrid… à moins qu'il ne se laisse davantage de temps pour souffler. "Madrid, on n'a pas encore pris de décision, confie le Trentinois. Le corps doit se reposer. La tête aussi." Si Monte-Carlo venait à se terminer de la meilleure des manières pour lui, pas sûr dès lors qu'il éprouve le besoin d'enquiller d'autres tournois avant Rome.
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"Sinner-Alcaraz sera la plus grande rivalité de l’histoire !"

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Il n'y a pas une semaine qui ressemble à une autre
Quitte à laisser à nouveau la place de numéro un mondial qu'il aurait tout juste récupérée en triomphant sur la Côte d’Azur ? Carlos Alcaraz, absent à Madrid l'an passé, aurait peut-être une opportunité. "Je ne suis en chasse de rien pour le moment", insiste Jannik Sinner, comme pour bien marteler que le trône, à ce stade de la saison, ou même du printemps, n'a aucune importance. Tout ce qu'il fera ou décidera, il le fera par rapport à Roland-Garros. Et dans cette optique, il n'aura pas perdu son temps cette semaine à Monaco.
"Je suis très content, très content d'avoir au moins un match de plus sur cette surface", dit-il d'ailleurs à propos de sa demi-finale contre Alexander Zverev ce samedi. Une occasion de plus de travailler. Il ne cherche rien d'autre, ici. "Tout ça fait partie d'un processus général, résume le champion italien. Peu importe où je joue, ou sur quelle surface. Je sentais que je n'étais pas assez agressif en début de saison, alors on a essayé de travailler dessus et dans le jeu de transition. J'essaie de continuer à progresser, à faire évoluer mon jeu. Le service était vraiment très bon aux États-Unis, ici c'est un peu plus compliqué. Il n'y a pas une semaine qui ressemble à une autre."
La constance, c'est la victoire. Il en est à 20, désormais, en Masters 1000. Une série qui commence à valoir son pesant de cacahouètes, même s'il a effectivement affiché certaines fébrilités de temps à autre cette semaine. Tout va bien, c'est de saison. Et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour la concurrence, car, même très perfectible en ce début de campagne sur l'ocre, il est déjà très compétitif. Peut-être plus encore que lui-même ne l'escomptait.
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Alcaraz : "Sinner va repasser n°1 et je vais repousser mes limites pour reprendre cette place"

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