ATP Masters 1000 de Montréal | "J'aimerais bien que ça arrive" : Fils veut se débloquer en Grand Chelem

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Alors qu'il compte vraiment lancer sa tournée US cette semaine au Masters 1000 de Montréal, Arthur Fils espère aussi profiter de cette fin de saison pour passer de nouveaux caps, notamment en Grand Chelem, même s'il songe aussi aux ATP Finals. Le numéro 1 tricolore, qui n'a pas de points à défendre dans cette fin d'année, a tenu en tout cas à rassurer sur son physique.

Fils focus sur l'US Open : "Faire un grand trou en Grand Chelem, j'aimerais bien que ça arrive"

Video credit: Eurosport

Il a faim, Arthur Fils. Frustré par des pépins physiques à répétition, le Francilien n'en demeure pas moins affamé. Conscient que quand son corps le laisse un peu tranquille, il parvient à poser de jolis dégâts sur le circuit, à l'image de sa sortie d'hiver avec une finale à Doha, une demie à Miami ou à Madrid et bien sûr son titre à Barcelone. Le 24e joueur mondial reste une menace alors qu'il a été longtemps blessé au dos l'an dernier et encore été touché physiquement au mois de mai, ce qui l'a contraint à renoncer à Roland-Garros. Et se veut toujours ambitieux.
"Turin ? C'est sûr que c'est un objectif, certes un peu plus loin dans la tête. J'ai beaucoup de matches à gagner pour essayer de me qualifier. Mais on ne sait jamais. Et je vais essayer de tout donner", annonce-t-il avant de débuter son tournoi de Montréal à propos des ATP Finals qui réunissent en fin de saison les huit meilleurs joueurs mondiaux. Il est comme ça, Arthur Fils. Ce n'est pas son style de se cacher ou de jouer les modestes. "Atteindre la 14e place mondiale, ç‘était l’année dernière. Ce qui est drôle, c’est que je joue beaucoup mieux aujourd’hui et pourtant je n’ai pas encore retrouvé ce classement", regrette-t-il d'ailleurs au micro de l'ATP avant de croiser le fer avec Zachary Svajda ce mardi.
Trouver un momentum jusqu'à la fin de la saison
Il aurait pourtant aimé attaquer cette tournée américaine d'une autre manière. Sa défaite d'entrée à Washington face à Rafael Jodar a inquiété ses fans et les observateurs. Ce n'est pas vraiment une question de niveau de jeu. Mais plus physique, encore une fois, alors qu'Arthur Fils a fini en donnant l'impression de ne pas pouvoir se déplacer comme il le voulait. Mais il a tenu à rassurer tout le monde. "À Washington, c'était peut-être un peu court. Le corps était un peu tendu. Mais ici je me sens bien, tout va bien. J'arrive à m'entraîner à 100%. Je me suis entraîné avec les autres joueurs. Je joue bien, donc c'est assez positif.  Je suis en train de reprendre pas mal de confiance, a-t-il concédé lundi à notre micro. Ça devrait le faire jusqu'à la fin de la tournée. En espérant trouver un momentum jusqu'à la fin de la saison."
Enchaîner. Redevenir le joueur qu'il a été. Et passer de nouveaux caps. Voilà les ambitions du numéro 1 tricolore. Car il veut encore aller plus haut évidemment. Et il sait qu'il lui reste encore des paliers à franchir pour cela, notamment dans les tournois du Grand Chelem où il n'a encore jamais dépassé le stade des huitièmes de finale. "J'ai bien joué en Master 1000, en 500, en 250. Mais je n'ai jamais réussi à faire un grand trou en Grand Chelem pour l'instant. Après, c'est sûr qu'il me reste encore beaucoup d'années pour le faire. Mais j'aimerais bien que ça arrive", prévient-il.
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Jodar, au carrefour des possibles

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Quand tu n'as pas de points à défendre, tu n'as pas de pression
Il a forcément l'US Open dans la tête quand il dit cela. La dernière levée du Grand Chelem de l'année qu'il avait regardée devant son écran l'année passée avec sa blessure au dos le fait forcément saliver. Surtout qu'il sait aussi que cette année, il débarque dans cette fin de saison, avec aucun point à défendre alors qu'il n'avait pas joué en 2025 de juillet à décembre.
"C'est sûr que quand tu n'as pas de points à défendre, tu n'as pas de pression quand tu arrives sur le terrain. Après, en général, je joue bien avec la pression. Donc on va voir. C'est une première pour moi. Je vais voir ce que ça donne", glisse-t-il. Bien conscient que cette donnée pourrait le faire grimper très vite en cas de bons résultats lui qui est encore 10e place à la Race. De là à aller jusqu'à Turin ? Il l'espère.
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