ATP Pékin - Carlos Alcaraz, la fin de l'anomalie automnale ?
Après une fin d'été sur les rotules, à l'image de son élimination très précoce à l'US Open, Carlos Alcaraz semble revigoré à l'aube de cet automne. Une période qui lui réussit généralement très peu. Mais cela pourrait changer. Tranchant contre Daniil Medvedev mardi en demi-finale, l'Espagnol devra encore monter d'un cran contre Jannik Sinner mercredi s'il veut le titre.
Alcaraz encore trop fort pour Medvedev
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C'est une petite anomalie dans la carrière encore toute jeune mais déjà si bien remplie de Carlos Alcaraz. Il compte déjà 15 titres, dont quatre dans le cadre le plus prestigieux, celui du Grand Chelem, mais jamais l'Espagnol n'a réussi à soulever un trophée à l'automne. Une fois l'US Open passé, c'est rideau pour lui en ce qui concerne les titres.
Pire, il n'avait encore jamais joué la moindre finale sur les 20 qui peuplent à ce jour son CV. Seule exception qui n'en est pas une, le Masters next Gen et son format particulier, en 2021. Pékin marquera donc une grande première en la matière. Après tout, quitte à connaître un creux dans le calendrier, autant que ce soit à ce moment-là, le dernier trimestre étant le seul dépourvu de Majeur. Mais cela va peut-être changer en 2024.
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Alcaraz ou Sinner : c'est qui le patron ?
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Paradoxalement, son coup de moins bien après les Jeux Olympiques de Paris, avec une disparition précoce à Cincinnati contre Gaël Monfils puis surtout à l'US Open, dès le deuxième tour, face à Botic Van de Zandschulp, va peut-être servir ses desseins automnaux. En quittant New York dès le début de la première semaine, Alcaraz a bénéficié d'un repos qui n'était pas prévu. Sans doute aurait-il préféré briller davantage à Flushing Meadows, mais à toute chose malheur est bon.
Physiquement, le Murcien a pu se refaire un peu la cerise. Oui, il s'est aligné à la fois en Coupe Davis et à la Laver Cup, mais il a finalement joué assez peu de matches lors de ses deux événements et, il l'a dit, il a profité de ces deux rendez-vous à part, où l'on vit et joue en équipe, pour se regénérer psychologiquement. Mentalement, il a l'air d'être arrivé en Chine frais comme un gardon. Il y a le peps sur le court, mais aussi son état d'esprit, incarné par ce sourire qu'il a constamment affiché à Pékin, y compris pendant les matches.
Parcours idéal
"Je pense que j'ai vraiment bien joué", a-t-il jugé à propos de sa demi-finale contre Medvedev ce mardi. "De toute façon, a-t-il ajouté, si je veux battre Daniil, je dois jouer du très bon tennis, un tennis de haute qualité. Je me suis très bien senti sur le court et c'est le plus important. Je ne pouvais pas demander mieux avant de disputer ma première finale à Pékin." Il est une énorme star ici dans la capitale chinoise mais, jusqu'ici, cela ne s'était pas vraiment matérialisé sur le court.
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Incroyable point : Même un Medvedev héroïque ne suffit pas contre un Alcaraz implacable
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Même s'il a cédé à deux reprises son service alors qu'il venait de breaker, connaissant un peu plus de déchets sur sa première balle dans la première manche, Carlos Alcaraz a tout de même donné l'impression de posséder une petite marge à nouveau sur Daniil Medvedev. "Je ne sais pas ce qui s'est passé, j'ai sans doute perdu un peu ma concentration les deux premières fois où j'ai breaké, mais globalement, je suis content de mon match. Chaque fois que l'on bat Daniil en deux sets sur dur, on peut être satisfait."
Satisfait, il a toutes les raisons de l'être de son retour sur le cycle classique des tournois. A Pékin, il s'est hissé en finale sans avoir perdu le moindre set en quatre rencontres, face à Giovanni Mpetshi Perricard (6-4, 6-4), Tallon Griekspoor (6-1, 6-2), Karen Khachanov (7-5, 6-2) et Daniil Medvedev (7-5, 6-3). Un parcours quasiment idéal avant de défier Sinner en finale. Si l'Italien reste sur un titre à l'US Open et s'il est bien le numéro un mondial incontestable, Alcaraz a remporté leurs deux derniers duels.
En sortant de la Laver Cup, l'élève (sur)doué de Juan Carlos Ferrero disait vouloir jouer un maximum de matches d'ici la fin de saison et jurait se sentir à nouveau bien frais, physiquement comme mentalement. Il semble qu'il ne bluffait pas. Mercredi, il peut tout à la fois continuer de marquer son territoire face à Sinner, confirmer son retour au premier plan et, accessoirement, décrocher enfin ce titre automnal qui lui manque encore. Histoire de mettre fin à une anomalie.
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Alcaraz - Khachanov : Les temps forts
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