ATP Pékin - Daniil Medvedev n'a plus la solution contre Alcaraz, mais il lui reste l'humour
Par Laurent Vergne
Mis à jour 01/10/2024 à 16:57 GMT+2
Daniil Medvedev n'a pas retrouvé la clé contre Carlos Alcaraz. Battu en deux sets (7-5, 6-3) mardi en demi-finale, il a subi sa quatrième défaite consécutive face au jeune Espagnol. Le Russe a préféré en rire, avec une saillie dont il a le secret. Alcaraz en a ri de bon cœur. Mais derrière l'humour pointe une réalité : Medvedev est devenu impuissant dans ce type de confrontations.
Alcaraz encore trop fort pour Medvedev
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Sacré Daniil Medvedev. Le Russe est vraiment un personnage à part sur le circuit. Intelligent, drôle, piquant, il en faudrait plus des comme lui. Mardi, contre Carlos Alcaraz, il a eu une de ces sorties dont il a le secret. Auprès de son bourreau, d'abord. Il lui a glissé quelques mots à l'oreille lors de la poignée de mains consécutive à la balle de match, et Alcaraz a rigolé de bon cœur. Il n'y a guère qu'avec Medvedev que l'on peut vivre quelque chose comme ça.
Un peu plus tard, en conférence de presse, le Moscovite a partagé avec tout le monde ses paroles qui ont rendu Alcaraz hilare. "J'ai dit à Carlos que la prochaine fois, j'allais me teindre les cheveux en blond et je mettrais "Botic" dessus, peut-être que ça pourra m'aider", a-t-il dit, en référence à Botic Van de Zandschulp, le tombeur d'Alcaraz au deuxième tour de l'US Open.
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Alcaraz balayé en 3 sets : les images de l'exploit spectaculaire de Van de Zandschulp
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L'humour, voilà bien la dernière arme de Medvedev contre celui qui vient de le battre pour la sixième fois en huit confrontations. Carlos Alcaraz est surtout sorti vainqueur de leurs quatre derniers duels en moins d'un an, au Masters fin 2023, puis à Indian Wells, Wimbledon et Pékin cette saison. Quatre matches, quatre défaites et un seul set pris sur dix joués par le protégé de Gilles Cervara, qui n'est plus très loin de l'impuissance totale.
Bientôt un titre, enfin ?
"Je trouve que j'ai plutôt bien joué aujourd'hui, estime pourtant le vainqueur de l'US Open 2021. Mais je ne vois pas comment je pourrais le battre aujourd'hui, dans une journée 'normale'. Ouais, peut-être qu'au prochain match, j'essaierai quelque chose de nouveau pour le déranger un peu. Mais c'est une blague, bien sûr". Pour le "Botic" et la teinture blonde, personne n'en doute. Mais pour le reste, il ne plaisante pas. Nous non plus, on ne voit plus très bien comment il pourrait s'en sortir dans des circonstances "normales".
Surtout en servant comme ça. Cette arme jadis presque fatale semble s'être enrayée chez Daniil Medvedev ces derniers mois. Il sert beaucoup moins d'aces en première balle et sa seconde fait moins mal. Il sert moins vite, moins fort, moins bien. Que cela vienne de lui ou d'éléments extérieurs, comme les balles, c'est un fait. Mardi, il a été breaké à cinq reprises. En onze jeux, c'est tout de même beaucoup. Beaucoup trop, en tout cas, pour espérer s'en sortir contre Carlos Alcaraz.
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Medvedev, ce farceur : sa petite simulation qui a fait sourire Alcaraz
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Malgré tout, il veut retirer du positif de son passage dans la capitale chinoise. Il quitte Pékin mieux qu'il n'était arrivé. "En venant ici, estime-t-il, je ne me sentais pas super en confiance, dans la manière d'approcher mon tennis. J'ai gagné trois très bons matches, jouer du bon tennis contre trois bons joueurs, en deux sets à chaque fois. Et j'ai très bien joué contre Carlos. Donc j'attends Shanghai avec impatience pour essayer de conserver cette dynamique positive."
Il en a besoin. Après Shanghai, viendra la saison indoor, d'habitude favorable à Daniil Medvedev. Pour l'heure, en 2024, il ne compte aucun titre. Un vrai problème pour lui tout de même, puisqu'il a toujours remporté au moins deux tournois par an entre 2018 et 2023. Une année blanche constituerait donc un vrai retour en arrière pour lui. Il est toujours constant. Pour preuve, il occupe la quatrième place à la Race en dépit de son absence de victoires. Mais il lui manque quelque chose. Surtout face aux cadors du moment comme Carlos Alcaraz. Au pire, il lui restera toujours l'autodérision pour en rire.
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Incroyable point : Même un Medvedev héroïque ne suffit pas contre un Alcaraz implacable
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