Masters 1000 Rome | Battu dès le 2e tour par Dino Prizmic, Novak Djokovic vit un dur retour à sa "nouvelle réalité"

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Pour son premier match cette saison sur terre battue, et le premier tout court sur le circuit depuis deux mois, Novak Djokovic a été battu par le jeune Dino Prizmic, 79e mondial, au 2e tour du Masters 1000 de Rome. Le Serbe a souffert physiquement et n'a pu que déplorer un scénario qui se répète inlassablement ces dernières années. Loin d'être l'idéal avant d'aborder Roland-Garros.

"A l'âge qu'il a, c'est paradoxal de voir Djokovic être le seul capable de défier Sinner"

Video credit: Eurosport

Il y a un an presque tout pile, on laissait un Novak Djokovic moribond, un peu abattu même, en plein cycle sur ocre avant Roland-Garros. Battu dès son premier match à Monte-Carlo, puis Madrid, le Serbe accusait le coup. Il évoquait à l’époque une "sorte de nouvelle réalité", "'un nouveau défi mentalement pour moi de faire faire à ces nouvelles sensations sur le court, de sortir prématurément régulièrement". Ce vendredi à Rome, pour son premier tournoi en 2026 sur terre battue, c'est à peu près en ces mêmes mots qu'il a réagi à son revers d'emblée face à Dino Prizmic. Ce ne serait pas une, mais bien des "nouvelles réalités" que "Djoko" doit affronter. Cette fois, ce n'est pas tant le résultat qui pose problème que son physique qui coince.
Blessé à l’épaule et absent des courts depuis Indian Wells, Novak Djokovic semblait pourtant avoir recouvré de belles sensations, avec le gain du premier set face à Prizmic. Mais rapidement, le Serbe a semblé se plaindre de l'estomac. Son énergie, son intensité, puis son niveau de jeu, tout a chuté inexorablement. En temps normal, un médicament, éventuellement un set perdu, et la machine Nole serait repartie de plus belle. L'homme aux 24 tournois du Grand Chelem a déjà surmonté tellement plus que ça. Mais ces temps ressemblent de plus en plus à un passé à ranger aux oubliettes.
Djokovic a tenu à souligner en premier lieu la qualité de son adversaire, qui a crânement joué sa chance et affiché un niveau digne de faire douter plus d'une tête de série. "J'espère que vous comprendrez que je ne parlerai pas de cela, a-t-il tout de suite repris alors qu'on lui demandait son état de santé. Je tiens à féliciter Dino, qui a mérité sa victoire aujourd'hui. Je suis venu à Rome avec l'intention de jouer un match ou plus, et malheureusement, je n'ai pu en disputer qu'un. Ce n’est pas grave. Au moins, je suis content de m'être battu jusqu'au bout."
Je ne me souviens pas d'un moment au cours des deux dernières années et demie où je n'ai pas eu de problème physique dans la préparation d'un tournoi.
Le ventre après l'épaule, cela faisait tout de même beaucoup pour un seul homme dans l'espoir d'être compétitif au plus haut niveau. Et les deux mois éloignés du circuit ont peut-être pesé autant que les maux de ventre du jour. "Pour être honnête, ce n'est pas la préparation idéale. Je ne me souviens pas d'un moment au cours des deux dernières années et demie où je n'ai pas eu de problème physique dans la préparation d'un tournoi. Il y a toujours quelque chose. C’est une nouvelle réalité à laquelle je dois faire face. Oui, c'est frustrant. Mais en même temps, c'est ma décision de jouer malgré tout dans cet état et ces conditions. C'est ainsi."
Novak Djokovic n'est pas du genre à se résigner. Il persiste, "s'entraîne dur". Mais déplore de ne pouvoir le faire qu'"autant que (s)on corps le permet". Soit bien peu dernièrement. Cela s'est fait ressentir sur quelques coups trop longs ou mal cadrés qui sont d'ordinaire une routine. "Je n'ai pas si mal joué honnêtement. Le deuxième set est à oublier évidemment, vu comment je me sentais sur le court. Mais le premier et le troisième étaient bons. C'était correct. C'était une bonne bataille en fin de match."

Pas d'autres matches à venir avant Roland

La joute a offert quelques points de qualité. Mais surtout du côté de Dino Prizmic. "Évidemment, je vois ce qui me manque, j'ai un demi-temps de retard”, analyse Novak Djokovic. A deux semaines de Roland-Garros, le constat est aussi lucide qu'inquiétant. Le 4e mondial ne sera pas à Genève comme lors des deux dernières saisons. "J’irai directement à Paris”, a-t-il garanti.
C'est donc avec un seul petit match dans les jambes qu'il arrivera porte d'Auteuil, l'année où l’absence de Carlos Alcaraz laisse une porte ouverte pour aller soulever un 25e Majeur. "Je ne suis clairement pas là où je voulais être pour le top niveau, être compétitif, et être capable d'aller loin. Au final, vous devez jouer, vous devez bien commencer quelque part. Je voulais reprendre plus tôt, mais je ne l'ai pas pu. C'est comme ça, la situation est celle qu'elle est. Vous devez simplement vous adapter à cela et en tirer le maximum."
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Que faire pour ne pas que Fils devienne un Zverev résigné ?

Video credit: Eurosport

Celui-ci est bien maigre eu égard au statut de légende de Novak Djokovic. Ou même pour espérer décemment se présenter à Roland-Garros comme un prétendant à même de concurrencer Jannik Sinner. Être déjà en mesure de tenir le coup trois sets avant d'espérer monter en puissance sera une première bonne nouvelle. "Est-ce que je serais en forme à Paris ? Je ne sais pas. J'espère." Celui-ci ne quittera sans doute jamais le Serbe. Mais il semble de moins en moins suffisant.
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