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Federer : "Atteindre les 100 titres, ce serait vraiment cool"

Federer : "Atteindre les 100 titres, ce serait vraiment cool"

Le 15/02/2018 à 14:26Mis à jour Le 16/02/2018 à 10:11

ATP ROTTERDAM - Expéditif pour son entrée en matière mercredi soir, Roger Federer n'est plus qu'à deux victoires de la première place mondiale. Mais l'homme aux vingt titres du Grand Chelem se projette aussi vers la barre mythique des 100 tournois gagnés en carrière.

Plus que deux. Vainqueur de Ruben Bemelmans mercredi soir au premier tour (6-1, 6-2), Roger Federer n'est plus qu'à deux victoires d'un retour fracassant à la première place du classement ATP. Un événement qui ferait à n'en pas douter date dans sa carrière, compte tenu de son âge. Mais le Suisse lorgne déjà un autre accomplissement "historique" : il commence tout doucement à penser à la barre des 100 titres. Un total à trois chiffres qui le fait gentiment rêver.

"Gagner des titres, c'est ce qu'il y a de mieux sur le circuit, a-t-il estimé mercredi. Atteindre les 100 titres, ce serait vraiment un nombre très cool. Redevenir numéro un, ce serait très spécial aussi. Ce sont des bons matches à jouer en ce moment, j'ai de bonnes sensations, de bonnes vibrations." S'il assure ne pas être obsédé par ses statistiques en carrière, il l'avoue aussi, ce type d'objectifs sert aussi à le faire avancer. "Il faut se fixer des buts si vous voulez être performant", juge-t-il.

" Je suis étonné que tout se soit aussi bien passé"

En s'imposant à Melbourne fin janvier, Federer a décroché le 96e titre de sa carrière, son huitième en l'espace de douze mois, alors qu'il n'avait pas remporté le moindre tournoi entre octobre 2015 et janvier 2017. La barre des 100 titres semblait alors impossible à atteindre compte tenu de son âge et de ses problèmes physiques du moment. Mais la dernière année a tout changé. Il n'est désormais plus qu'à quatre unités de ce cap mythique, que seul Jimmy Connors, recordman absolu avec 109 titres, a atteint à ce jour sur le circuit.

Le 97e viendra-t-il dès Rotterdam ? Il a en tout cas entamé le tournoi du bon pied en passant seulement 47 minutes sur le court contre Bemelmans. Pour sa rentrée, deux semaines et demie après son titre en Australie, il était presque surpris. "Je suis étonné que tout se soit aussi bien passé, a-t-il souligné. Je pense que la clé a été de bien démarrer le match, ça a mis Ruben sous pression et lui a donné l'impression qu'il était obligé de faire quelque chose de très spécial pour s'en sortir". Ce que le Belge n'avait pas les moyens d'offrir dans ce match.

Jeudi, Roger Federer va tenter de s'approcher encore un peu plus du trône au classement ATP. Face à lui, une vieille connaissance, Philipp Kohlschreiber. Un des nombreux joueurs qu'il martyrise depuis une bonne décennie sans jamais avoir cédé une seule fois. Douze matches, douze victoires. "J'aime bien jouer contre Philipp, j'avais joué un très bon match contre lui à l'US Open (NDLR : en septembre dernier), j'espère pouvoir jouer aussi bien jeudi. Là aussi, il faudra que je démarre fort." A priori, rien d'insurmontable pour celui qui n'a jamais été aussi proche de redevenir officiellement le patron du tennis mondial.

Roger Federer (24 janvier 2018)

Roger Federer (24 janvier 2018)Getty Images

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