À force de le voir gagner, difficile de croire que Roger Federer est en proie aux doutes. Souvent impassible au moment de punir ses adversaires, le Suisse, plutôt animal au sang-froid, n’en reste pas moins un être humain. Même quand on a tout gagné, le stress continue d’exister. Surtout dans une semaine qui n’aura pas été de tout repos pour lui.
Car, en arrivant à Rotterdam, Roger Federer le savait : la pression serait immense. Redevenir le patron du tennis mondial en récupérant une place de numéro un qu’il n’avait pas plus occuper depuis 2012 attire évidemment les projecteurs du monde entier. Et, s’il est habitué, il a quand même senti son bras se tendre sur certains matches cette semaine aux Pays-Bas.
"J’ai joué un très bon premier match et une bonne finale. Entre les deux, ce fut une bataille à chaque fois et c’était angoissant : redevenir numéro un mondial tout en contrôlant mes émotions et mes nerfs. J’ai été capable de gérer la pression et aujourd’hui, j’ai bien joué dès le début" a ainsi expliqué le Suisse après sa victoire face à Grigor Dimitrov. Comme libéré du poids médiatique, il a retrouvé sa magie pour s’octroyer un 97e titre et se mettre à l’abri au sommet de la hiérarchie mondiale jusqu’au 18 mars prochain inclus.
ATP Rotterdam
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L’une de ces semaines que je n’oublierai pas dans ma vie
Malgré cette tension, inhérente à un tel évènement, il a réussi à profiter. Car finalement, c’est le seul moteur qui guide le numéro 1 mondial le plus âgé de l’histoire. "J’ai une passion immense pour le jeu. Jouer devant des stades pleins, c’est fun, je peux vous l’assurer. Je me souviens quand j’ai débuté, je jouais parfois à 23h sur des cours secondaires".
Désormais, c’est une autre limonade. Et elle semble être au goût de "Rodgeur". Surtout quand ces tournois se terminent par une victoire et une place de numéro 1 retrouvée. Le tout dans un grand sourire à l'image de cette blague distilée en conférence de presse. Ira-t-il vérifier son nouveau statut ce lundi ? "Je vais évidemment regarder le nouveau classement lundi matin. Pour être sûr qu'il n'y a pas d'erreur" a-t-il glissé hilare.
Bien qu’ayant tout gagné, il a précisé que cette semaine-là aurait une place à part dans son panthéon personnel. "Quelle semaine cela a été. C’était absolument fantastique. […] C’est l’une de ces semaines que je n’oublierai pas dans ma vie. C’est incroyable de remporter mon 97e titre et de redevenir numéro un mondial. C’est très spécial" a-t-il affirmé. Spécial, comme son retour en grâce au sommet de la chaîne alimentaire tennistique. Et, visiblement, le roi Federer est encore affamé. La jungle ATP est prévenue.

Roger Federer à Rotterdam.

Crédit: Getty Images

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