Le casse-tête du calendrier 2021 ne fait que commencer, et beaucoup de tournois sont déjà inquiets, suspendus à la décision australienne. Si la dernière tendance se confirme et que le premier tournoi du Grand Chelem de l'année se déroule à partir du 1er février à Melbourne, il s'agira pour certains de sauver leur peau. L'ATP 500 de Rotterdam, prévu du 6 au 14 février prochains, en fait partie et devrait alors trouver de nouvelles dates. En attendant, son directeur Richard Krajicek s'est exprimé sur les futures conditions d'organisation de l'épreuve.

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Malgré le coronavirus, il prévoit ainsi d'accueillir quotidiennement 3500 spectateurs dans une enceinte qui peut en contenir 10 000 au maximum, soit une jauge de 35 %. Comme lors de l'US Open ou du dernier Masters, il n'y aura pas de juges de ligne, mais un système électronique d'arbitrage pour les balles litigieuses. Les joueurs, les ramasseurs de balles et l'arbitre de chaise seront les seuls à fouler le court.

Rotterdam a intérêt à voir l'Open d'Australie se jouer en mars-avril

Une "bulle" autour du tournoi sera mise en place, suivant l'exemple en la matière des tournois indoor de fin de saison 2020. Mais les incertitudes empêchent pour le moment Krajicek d'y voir clair sur le futur plateau. A cette époque de l'année, d'habitude, le Néerlandais connaît une bonne partie des futurs engagés. "Ma date limite est fin décembre. D'ici là, je dois passer des accords avec les joueurs. Si je ne fais rien, c'est pour voir qui s'inscrit. De toute façon, ils seront 32 au départ. Les joueurs qui s'inscrivent seuls seront probablement moins connus que d'habitude. Mais peut-être pas. Peut-être que tout le monde veut tellement jouer que, sans que je fasse quoi que ce soit, les meilleurs participeront", a-t-il reconnu.

Plus que jamais, le choix du gouvernement de l'Etat australien de Victoria aura de grosses répercussions. Si ce n'est pas sur la tenue même du tournoi (qui a les reins solides financièrement), la qualité du tennis proposé en dépendra fortement. "Si l'Australie se joue en mars ou en avril : très bien. Ce n'est pas défavorable. Nous ferons alors partie de la première série de tournois de l'année et les joueurs ne veulent rien d'autre que jouer. Cela peut effectivement avoir un bon effet sur le niveau des engagés", a-t-il sincèrement fait observer. Mais si tel était le cas, les Masters 1000 américains d'Indian Wells et Miami en seraient les victimes. Déjà annulés en 2020, ils ne pourraient pas se le permettre à nouveau. L'ATP n'en a pas fini avec ses soucis...

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