ATP Rotterdam - Daniil Medvedev ne pense pas à la retraite : "Je gagne toujours beaucoup d'argent"

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Nouvelle déception pour Daniil Medvedev. Lui qui aime pourtant l'indoor est déjà dehors à Rotterdam après sa défaite au 2e tour, mercredi soir, contre Mattia Bellucci. Le Russe a déploré la lenteur des conditions globales de jeu. La série noire continue pour lui. Pour autant, il se dit certain de pouvoir revenir au top… et de vivre très confortablement de son métier. Alors, la retraite...

Medvedev retombe de haut

Video credit: Eurosport

Drôle de période pour Daniil Medvedev. Drôle de question, aussi. Mercredi soir, le Russe a subi une nouvelle déconvenue en s'inclinant dès le deuxième tour (6-3, 6-7, 6-3) à Rotterdam contre Mattia Bellucci, l'Italien sorti des qualifications. Plus grand-chose ne tourne rond ces temps-ci pour l'ancien numéro un mondial, qui n'a plus remporté le moindre titre depuis 21 mois et a perdu six de ses neuf derniers matches sur le circuit.
Mais tout de même, de là à envisager la retraite dès maintenant, à 29 ans (il les fêtera la semaine prochaine), il reste du chemin. C'est pourtant la question, un brin saugrenue, qui a été posée au Moscovite mercredi soir aux Pays-Bas. "Je ne sais même pas quoi répondre à ça", a-t-il avoué, surpris. "Je ne pense pas que ça va arriver de sitôt, a-t-il ajouté. J'aime le tennis et je gagne toujours beaucoup d'argent, donc je vais continuer tant que ce sera le cas."
Avec 45 millions de dollars de gains depuis le début de sa carrière, Medvedev est le sixième joueur de l'histoire dans cette catégorie. Seuls Djokovic Federer, Nadal, Murray et Zverev ont cumulé plus d'argent que lui, alors que les "prize money" ont flambé ces dernières années, bénéficiant à la génération actuelle plus qu'à n'importe quelle autre avant elle.
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Daniil Medvedev.

Crédit: Getty Images

Si je sors du Top 100, alors, peut-être
Même en laissant de côté les intérêts financiers, Daniil Medvedev ne voit de toute façon aucune raison de raccrocher alors qu'il se dit toujours ambitieux et persuadé de pouvoir être compétitif au plus haut niveau. "Je suis persuadé que je peux revenir en force, assure-t-il. La question, c'est quand ? Demain ? Le mois prochain ? Dans un an ? Ça, je n'en sais rien."
A Rotterdam, il a mis sa performance décevante sur le dos des conditions de jeu. Dès lundi et son premier tour contre Stan Wawrinka, contre qui il s'en était sorti péniblement en trois sets (6-7, 6-4, 6-1), il avait blâmé les balles et la surface pour leur lenteur extrême. "Je n'ai pas assez de puissance dans ces conditions pour dicter le jeu", avait-il estimé. Après sa défaite contre Bellucci, il a avancé les mêmes raisons.
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Medvedev bousculé par Wawrinka avant de s'en sortir

Video credit: Eurosport

Ce n'est pas la première fois que le protégé de Gilles Cervara peste après des conditions de jeu. Il l'a notamment fait année après année à Indian Wells. "Je vais aller aux toilettes et être aussi lent que le court. Ce n'est pas du dur", avait-il râlé il y a deux ans. Cela dit, ça ne l'avait pas empêché d'atteindre la finale, et de remettre ça en 2024. C'est même sa toute dernière finale sur le circuit à ce jour, et c'était il y a bientôt un an. Preuve que le mal est beaucoup plus profond que ces explications.
En attendant des jours meilleurs, Daniil Medvedev compte bien continuer à s'accrocher. Le retraite, ce n'est pas pour demain la veille. "Si je sors du Top 100, alors, peut-être, je n'en sais rien, mais ça n'arrivera probablement pas et encore une fois je suis à peu près convaincu de pouvoir revenir fort", insiste-t-il. Le Top 100, Medvedev n'est effectivement pas près d'en sortir. Même après son année décevante en 2024, il avait bouclé l'exercice dans le Top 5. Reste que son début de saison a de quoi alarmer.
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