ATP 500 - Plateau royal à Pékin, incroyablement dense à Tokyo
Par Laurent Vergne
Publié 25/09/2024 à 17:18 GMT+2
Après les petits amuse-gueules de Chengdu et Hangzhou, la tournée asiatique change de braquet en ce milieu de semaine avec le coup d'envoi de deux ATP 500 à Pékin et Tokyo où la quasi-totalité du haut du panier a donné rendez-vous. Les principales stars sont en Chine, dont Sinner, Alcaraz et Medvedev, mais la densité du plateau tokyoïte est effarante.
Trop passif, Zverev ? "On a la dent trop dure envers lui"
Video credit: Eurosport
Après la parenthèse de la Coupe Davis et celle de la Laver Cup, les ténors du circuit reviennent presque tous aux affaires en tournoi. Si le coup d'envoi de la tournée asiatique a été donné la semaine dernière en Chine, à Chengdu et Hangzhou (deux ATP 250), aucun membre du Top 10 n'était toutefois présent. La quasi-totalité du gratin est cette fois sur le pont à Pékin et à Tokyo, pour les deux ATP 500 disputés simultanément, avant LE rendez-vous majeur de la tournée, le Masters 1000 de Shanghai.
Dans les dix premiers mondiaux, seul Novak Djokovic a décidé de ne s'aligner nulle part, alors qu'Alexander Zverev, initialement prévu à Pékin, a été contraint de déclarer forfait en raison d'une pneumonie. Pour le reste, ils sont tous sur le pont. Le plateau le plus clinquant est clairement à Pékin, avec quatre des six premiers mondiaux : Jannik Sinner (N°1), Carlos Alcaraz (3), Daniil Medvedev (5) et Andrey Rublev (6). Ils auraient donc même été cinq si Zverev n'avait pas fait faux bond en dernière minute.
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Trop passif, Zverev ? "On a la dent trop dure envers lui"
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A l'inverse, le client le mieux classé sur la ligne de départ à Tokyo est Taylor Fritz (7e mondial). Mais la capitale japonaise peut en revanche compter sur un casting d'une densité spectaculaire puisque, outre Fritz, figurent dans le tableau Hubert Hurkacz (8e), Casper Ruud (9e), Stefanos Tsistipas (12e), Tommy Paul (13e), Holger Rune (14e), Frances Tiafoe (15e) et Ben Shelton (17e). Ce dernier, qui complète l'impressionnante colonie américaine, sera tête de série numéro 8.
Trois Tops 10 pour Sinner ?
S'il faut descendre jusqu'au 26e rang à Pékin pour trouver l'ultime tête de série (Alexander Bublik), Ugo Humbert, pourtant 18e mondial, n'aura même pas ce privilège à Tokyo. Les places sont donc chères pour obtenir une forme de protection au moins au premier tour. Sachant que les tableaux sont restreints, avec seulement 32 joueurs à Pékin comme à Tokyo, les entrées en matière "faciles" n'existent quasiment pas. Voici quelques exemples d'affiches prévues dès le premier tour dans les deux tournois :
Pékin : Sinner (1er) – Jarry (28e), Medvedev – Monfils, Bublik (26e) – Cobolli (32e), Alcaraz – Mpetshi Perricard
Tokyo : Fritz (7e) - Fils (24e), Ruud (9e) – Thompson (29e), Rune (14e) – Tabilo (22e), Tiafoe (15e) – Nakashima (36e), Paul (13e) – Arnaldi (33e)
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Sinner-Alcaraz, un duo au sommet fait pour durer ?
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Il n'y aura pas de parcours et encore moins de titre au rabais dans ces deux tournois, compte tenu de la difficulté des deux tableaux. A titre d'exemple, s'il veut aller au bout à Pékin pour conserver son titre, le numéro un mondial Jannik Sinner pourrait devoir enchaîner des rencontres contre Nicolas Jarry (28e), Jan-Lennard Struff (38e), Grigor Dimitrov (10e), Andrey Rublev (6e) et Carlos Alcaraz (2e). Soit trois membres du Top 10 et pas un seul joueur classé en dehors du Top 40. Du lourd. Du très, très lourd.
A Tokyo, ce n'est pas mal non plus. Pour un Hubert Hurkacz, notamment. Le Polonais a débuté mercredi par une victoire en trois sets contre Marcos Giron (47e). Son tour d'échauffement. Après quoi, si la logique est respectée, voici ce qui pourrait l'attendre : Jack Draper (20e) en huitièmes, Frances Tiafoe (15e) en quarts, puis Tsitsipas (12e) en demie et Fritz (7e) en finale. Soit trois des quatre demi-finalistes du récent US Open. Heureusement, Sinner le laissera tranquille...
C'est la force des ATP 500 qui, plus encore que les Grands Chelems et les Masters 1000, obligent souvent les meilleurs à une forme de parcours du combattant. Ici, il est rarement question de montée en puissance. La progressivité sied mal aux 500. Alors ne manquez pas ces deux rendez-vous (à suivez évidemment sur Eurosport via la plateforme de streaming Max) et ne ratez pas les grands débuts de chacun. Il y aura sans doute de la casse, vu le contexte...
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