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A l’O2 Arena, Zverev se sent comme un poisson dans l’eau

A l’O2 Arena, Zverev se sent comme un poisson dans l’eau

Le 13/11/2019 à 00:20Mis à jour Le 13/11/2019 à 20:09

ATP FINALS – Tenant du titre à Londres, Alexander Zverev a parfaitement lancé la défense de son titre en terrassant Rafael Nadal lundi (6-2, 6-4). L’Allemand semble retrouver son meilleur niveau sur la scène prestigieuse du tournoi des Maîtres. Mercredi soir, il compte bien poursuivre sa marche en avant face à un autre homme en forme de cette fin de saison, Stefanos Tsitsipas.

Roger Federer, Novak Djokovic et Rafael Nadal. Ce sont les noms des trois dernières victimes d’Alexander Zverev au Masters. On a vu pire comme tableau de chasse. Arrivé dans ses petits souliers à Londres, le jeune Allemand est désormais le seul joueur à avoir triomphé des trois monstres du circuit dans le tournoi des Maîtres, rien que ça. Impressionnant face au Majorquin pour lancer sa compétition, il a déjà effectué un premier pas crucial vers les demi-finales et espère en faire un deuxième mercredi soir contre Stefanos Tsitsipas.

L'O2 Arena semble donc l’inspirer. Pourtant, le voir à pareille fête relevait du pari audacieux voici quelques semaines. Et le natif de Hambourg en sait quelque chose. "C’est vraiment un lieu et un court que j’adore, j’y joue mon meilleur tennis. Je suis évidemment super content. C’était une belle soirée pour moi, surtout après tout ce que j’ai traversé cette année. Je suis encore le tenant du titre ici, mais j’ai dû attendre le dernier tournoi de l’année pour me qualifier. Donc, je n’ai jamais été sûr de pouvoir défendre mes chances ici", a-t-il justement rappelé lundi après sa victoire contre Nadal.

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Une première partie de saison très décevante

Car Zverev a vécu une saison 2019 plus que mouvementée. Incapable de surfer sur la dynamique de son triomphe londonien, il a déçu dès janvier en quittant l’Open d’Australie en huitièmes de finale, balayé par Milos Raonic. Fantomatique à Indian Wells et Miami et pas plus inspiré jusqu’à son titre à Genève en mai sur terre battue, l’Allemand a relevé la tête à Roland-Garros où il a atteint les quarts de finale, avant de toucher le fond à Wimbledon où il a été sorti dès le 1er tour.

En proie à difficultés extra-sportives – il a dû faire face à une rupture sentimentale, ainsi qu’au départ de son agent et à la maladie de son père, entre autres –, il a perdu confiance, laissant la vedette à Stefanos Tsitsipas puis Daniil Medvedev comme dignes représentants de la fameuse "Next Gen". Mais il a finalement trouvé un second souffle salutaire cet automne, peut-être bien aidé par son passage à Genève où il a joué fin septembre la si décriée Laver Cup au côté de Roger Federer et Rafael Nadal. Pour l’anecdote, c’est d’ailleurs lui qui a apporté le point décisif à l’équipe européenne.

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Le réveil du dragon en Chine

Comme Stefanos Tsitsipas d’ailleurs, Zverev est allé chercher de précieux points en Asie, du côté de Shanghai plus précisément, où il s'est offert le "Maestro" suisse et où seul Medvedev l’a arrêté en finale. Cette performance lui a d’ailleurs quasiment suffi, en fin de compte, pour valider son billet d’Eurostar. Meilleur au service et moins éloigné de sa ligne de fond, il a progressivement repris confiance, ce qui lui a permis de se présenter dans de bien meilleures conditions à Londres. L’état de forme incertain de Nadal a enfin contribué à le remettre pleinement en selle.

"J’ai désormais battu le ‘Big 3’ sur ce court, cela montre que quand je suis agressif, je peux très bien jouer", a d’ailleurs estimé l’Allemand. Mais mercredi, il devra faire face à un Tsitsipas qui a aussi retrouvé l’inspiration dernièrement et a parfaitement géré ses grands débuts dans l’arène londonienne. "C’était une des victoires les plus dures et les plus importantes de ma carrière. Je me suis donné un grand coup de boost, j’ai continué à croire en moi. C’est un tel soulagement", a confié le Grec après son succès sur Medvedev qui était jusqu’alors une de ses bêtes noires.

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Tsitsipas a un ascendant

"Ce n’est pas facile de se présenter sur le court en sachant qu’on a perdu les cinq précédents matches contre un adversaire. Mais j’ai passé un marché avec moi-même : il fallait coûte-que-coûte continuer à essayer jusqu’à ce que j’y arrive. J’ai eu beaucoup de soutien, il y a des drapeaux grecs partout. C’est comme si j’étais à Athènes, j’en ai eu la chair de poule", a ajouté Tsitsipas qui a donc très vite pris ses repères dans l’O2 Arena si chère au cœur de son futur adversaire.

Le Grec devance d’ailleurs l’Allemand au classement, et a remporté les trois derniers duels dont deux en 2019. Mais Zverev ne s’en formalise pas, considérant à raison qu’il a toujours eu ses chances, même s’il n’a pas su les saisir. "J’ai perdu à chaque fois cette année mais c’était des matches fantastiques. Ils étaient très serrés et auraient pu aller dans les deux sens. Ce sera très intéressant." Le rendez-vous s’annonce d’autant plus palpitant qu’il pourrait décider du vainqueur du groupe Andre Agassi.

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