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Nadal : la routine

Nadal : la routine
Par Eurosport

Le 24/04/2011 à 11:35Mis à jour Le 24/04/2011 à 19:32

Rafael Nadal a à peine été inquiété par David Ferrer en finale à Barcelone (6-2, 6-4). Le N.1 mondial a remporté son deuxième tournoi consécutif sur terre battue après Monte-Carlo et conforté cette impression qu'il était imbattable sur la surface ocre.

Passer de Monte-Carlo à Barcelone n'a finalement rien changé à la donne. Comme la semaine dernière en Principauté, le numéro un mondial, Rafael Nadal, a fait la preuve qu'il était bel et bien toujours le roi incontesté et incontestable de la terre battue en s'offrant un sixième trophée en Catalogne, son 31e sur cette surface, son 45e sur l'ensemble de sa carrière. Comme sur le Rocher, son compatriote David Ferrer, auteur d'un début de saison tonitruant avec notamment une demi-finale à l'Open d'Australie et deux trophées en poche (Auckland et Acapulco), a tenté de se dresser sur sa route, mais rien n'y a fait. Nadal reste le maître, sans avoir eu vraiment besoin de puiser dans ses réserves.

"Je ne suis pas arrivé à jouer à mon meilleur niveau sur la durée. Je n'ai pas été assez régulier, pas assez concentré"... Toujours très exigeant envers lui-même, Rafa avait dressé un constat sévère à la suite de son succès à Monaco. Mettant en exergue un certain manque de concentration, une prudence et une nervosité inhabituelles, le Majorquin a fait la preuve tout au long de la première manche qu'il avait encore une marge immense. Porté par un coup droit dévastateur, un lift incontrôlable, il a signé un premier acte proche de la perfection. Il a ainsi imposé un rythme d'enfer que Ferrer n'a pas été en mesure de suivre. Acculé loin derrière sa ligne de fond de court, le Valencian n'a pu que constater les dégâts en subissant de plein fouet la tornade venue de Manacor.

Ferrer ne lâche rien

Plus d'un aurait alors déposé les armes et reconnu sans broncher la supériorité évidente du numéro un mondial. Ferrer ne fait pas partie de cette catégorie. Malgré un bilan largement défavorable (12 défaites en 16 matches, 1 victoire en 10 confrontations sur terre battue), il a fait preuve d'un état d'esprit irréprochable et su profiter d'une baisse de régime adverse dans la deuxième manche pour relancer le match. Alors que le sort du match semblait totalement scellé (6-2 2-0), le numéro 2 espagnol a su exploiter une passivité soudaine et inhabituelle de son prestigieux adversaire pour inverser, un temps, le cours du match. Profitant d'un Nadal moins entreprenant et fébrile sur les points importants (3 sur 12 sur les balles de break dans le deuxième acte), Ferrer a démontré qu'il était bien à l'heure actuelle le deuxième meilleur joueur de terre battue en récitant un tennis très offensif. Un rang qui ne suffit malheureusement pas face à Nadal.

Bousculé et breaké (4-2) par un adversaire plus entreprenant et campé sur sa ligne, le protégé de Toni n'a pas laissé le temps à Ferrer de prendre confiance. Piqué au vif, il a su trouver les ressources suffisantes pour hausser encore un peu plus son niveau de jeu et reprendre son impressionnant travail de sape en fond de court en se montrant intraitable en retour (72% des points remportés sur seconde balle adverse). Tel un boxeur, il a imprimé une cadence impressionnante, distribué des coups droits aux allures d'uppercut pour truster les quatre derniers jeux et ainsi, son 34e match consécutif sur terre battue. La machine semble bel et bien inarrêtable.

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