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Quand Djokovic est perdu
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Publié 15/08/2012 à 17:19 GMT+2
Novak Djokovic a fait ses débuts à Cincinnati mercredi, dans la foulée de sa victoire à Toronto. Les cadences infernales continuent... Mais le Serbe a l'habitude. Pour lui, cette faculté d'adaptation est même primordiale pour briller au plus haut niveau.
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Vous sortez d'une victoire à Toronto. A quel point ce titre est-il important pour vous dans l'optique de la fin de saison?
N.D. : C'est très important, surtout vu le contexte. Depuis un mois et demi, j'ai joué énormément de matches sur gazon entre la préparation, Wimbledon et les Jeux Olympiques. Emotionnellement, c'est une période très forte et ce n'était pas évident d'enchainer comme ça à Toronto, en arrivant au dernier moment. Je n'avais pas joué sur dur depuis cinq mois je crois. Puis il y avait le décalage horaire, aussi. Finalement, ça a été un grand tournoi pour moi et je pense que ça va me donner beaucoup de confiance pour la suite.
Quel souvenir allez-vous garder de ces Jeux?
N.D. : D'abord, j'ai été très heureux de pouvoir porter le drapeau serbe lors de la cérémonie d'ouverture. J'aurais voulu ramener une médaille, malheureusement j'ai échoué. J'en rêvais. Je voulais offrir ça à mon pays. Mais c'est le sport. Globalement, j'ai quand même adoré cette expérience. Jouer à Wimbledon avec nos couleurs nationales, c'était un truc très particulier.
Avec les Jeux en plus, le calendrier est dément cette année. Vous arrive-t-il de ne plus savoir où vous en êtes?
N.D. : Oui, ça arrive ! Si tu ne gardes pas à l'esprit des traces temporelles et géographiques de l'endroit où te trouves, cela arrive que tu te réveilles et que tu te dises 'OK, dans quel fuseau horaire je suis, là?' C'est comme ça pour tout le monde, surtout pour les joueurs du haut du classement. Nous savions que les Jeux Olympiques allaient rendre notre agenda plus serré que les années passées. C'est ce qui arrive tout le temps quand nous sommes dans une année olympique. Mais, pour le moment, je me sens bien.
La force des grands joueurs, n'est-ce pas aussi cette faculté d'adaptation permanente?
N.D. : Si, sûrement. Il y a tellement de choses qu'il faut prendre en compte, tellement de détails à gérer, que ce soir physiquement, mentalement, l'entraînement. Et, en plus, il y a toute la gestion de ce qui ne concerne pas directement le court de tennis.
Est-ce le plus compliqué?
N.D. : En tout cas, je pense que le tennis est un sport qui demande énormément à ce niveau, parce que nous voyageons beaucoup. Globalement, on est sur la route 10 ou 11 mois par an. On change de continent, de surfaces, de conditions climatiques. Alors, oui, celui qui s'adapte le mieux est souvent celui qui gagne.
Entre Toronto et Cincinnati, le changement n'est pas trop brutal cette fois...
N.D. : Oui. Pas besoin de trop s'entraîner. De toute façon, pour être franc, je préfère la qualité de l'entraînement que la quantité avant un gros tournoi comme ça. Les courts sont un peu plus rapides ici à Cincinnati qu'à Toronto. Mais ça va, ce n'est pas un gros changement. L'essentiel, c'est surtout la récupération quand on enchaîne deux Masters 1000 et qu'on a été au bout du précédent. J'ai surtout besoin de ça.
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