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L'Espagne dicte sa loi
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Publié 03/12/2004 à 18:45 GMT+1
Moya et Nadal ont surclassé Fish et Roddick vendredi lors de la première journée de la finale de Coupe Davis Espagne-USA (2-0), à Séville. La victoire du Majorquin en 3 sets, qui a réchauffé le public, a été suivie par une performance époustouflante de Na
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COUPE DAVIS - Finale
. ESPAGNE - ETATS-UNIS : 2-0
Les Américains ont un genou à terre ce vendredi. Leur numéro 2 a fait illusion trois jeux, et leur leader a été terrassé par un gamin de 18 ans. L'Espagne, qui évolue devant son public sur une surface qui convient parfaitement à ses joueurs, n'est plus qu'à un point de leur deuxième victoire en Coupe Davis. Bravo Monsieur Arrese, le remplacement de Ferrero, diminué par des ampoules et surtout par une saison catastrophique, par Nadal a été d'une redoutable efficacité.
. Moya (Esp) bat Fish (USA) 6-4, 6-2, 6-3
Trois jeux d'angoisse, quatre ou cinq jeux de mise à niveau et trois sets pour se libérer, voilà le scénario que Carlos Moya, grand absent de la finale australienne l'an dernier, a vécu vendredi à Séville. Face à un adversaire impétueux mais limité techniquement, le numéro 1 hispanique a concédé une fois son engagement, le premier du match, avant de prendre définitivement le match en main.
"Nous comptions sur ce point mais encore fallait-il le gagner sur le terrain. J'étais un peu nerveux avant d'entrer sur le court. Il y a deux mois que je me prépare mentalement pour remporter le premier point. Je savais qu'il aurait du mal à jouer aussi bien que pendant les trois premiers jeux. Je ne me suis pas affolé. Maintenant, ils ont la pression" a confirmé le numéro 1 de l'équipe d'Arrese.
"J'ai tout essayé"
En apportant le premier point, Carlos a réchauffé les 25 000 spectateurs du Stade semi-couvert de la Cartuja venus assister à la rencontre avec une température en-dessous de 15 degrés. Au vu de la rencontre, il est toutefois possible de se demander si le remplaçant américain Vince Spadea, plus habitué à la terre battue, n'aurait pas tenu la route plus longtemps.
Mardy qui a avoué qu'il avait "tout essayé" s'est montré un peu fataliste : "J'aurais aimé jouer plus de matches sur terre battue cette année mais un problème à la hanche m'en a empêché. Je sais que ça nous ferait du bien que je gagne un point, mais ce sera dur".
. Nadal (Esp) bat Roddick (USA) 6-7 (6/8), 6-2, 7-6(8/6), 6-2
Les deux joueurs se connaissaient déjà un peu puisque l'Américain avait écrasé l'Espagnol, devant le public new-yorkais au 2e tour de l'US Open 2004 (6-0, 6-3, 6-4). En 3h38 mn de jeu, Rafael Nadal a renvoyé l'ascenseur en réalisant, devant plus de 25 000 spectateurs acquis à sa cause, le match référence de sa jeune carrière.
Comme en demi-finale, lors de ses deux matches en simple et en double face aux Français, à Alicante, Rafael Nadal a utilisé la pression que sa surprenante titularisation lui avait mise sur les épaules pour se transcender. L'essentiel du match s'est joué dans une première manche aussi spectaculaire qu'intense. Face à un Andy Roddick remonté comme une pendule, l'Espagnol a eu le mérite de ne jamais "sortir" du match et de réciter son tennis de "terrien". Après deux breaks immédiats, l'Américain a frappé une deuxième fois dès le 4e jeu. Mais en retour comme en passing, Nadal répond du "tac au tac" (débreak à 2-3).
Les passings de Nadal
La machine Roddick est en surrégime sur la terre humide et lourde de la Cartuja. Dans le tie-break de la première manche, Andy est déjà à la limite de la rupture. EVOLUTION DU SCORE DU TIE-BREAK, Roddick sert le premier : 1/0 - 1/1, 1/2 - 1/3(bk Esp), 1/4(bk Esp) - 2/4 (dbk 1), 2/5 - 3/5, 4/5 - 5/5(dbk 2), 6/5(bk Usa) - 6/6(dbk), 7/6 - 8/6.
La suite de la rencontre confirmera cette impression. Usé physiquement par l'intensité des échanges de la première manche, Roddick n'arrive pas à "gérer" les échanges. Le second set est à sens unique (deux breaks pour l'Espagnol). Rafael ne lâche rien et son niveau de jeu ne baisse pas, particulièrement en passing. Qui plus est le public le soutient sans réserve : "J'ai eu un public extraordinaire derrière moi. Il est responsable à 50% de ma victoire" exagérera plus tard le môme au physique herculéen.
Les enchaînements de Roddick
Dans la troisième manche, le numéro 2 mondial a tout tenté. Mais enchaînements "service-volée" et volées acrobatiques n'ont pas résolu le problème de fond : la qualité de jeu de Nadal en fond de court. Les échanges ont été moins beaux à regarder mais la hargne des deux joueurs n'a pas fait défaut. Aucun break et une ultime bataille perdue par Roddick : le tie-break.EVOLUTION DU SCORE DU TIE-BREAK, Nadal sert le premier : 1/0 - 1/1, 2/1(bk Esp) - 2/2(dbk), 3/2 - 3/3, 4/3(bk Esp) - 4/4(dbk), 4/5(bk Usa) - 5/5(dbk), 5/6 - 6/6, 7/6 - 8/6.
Le dernier set a été la confirmation de l'épuisement généralisé du numéro 1 américain. Touchée en plein coeur, celui du leader, menée 0-2 à l'extérieur, l'équipe de Patrick McEnroe doit désormais compter sur un renversement de situation invraisemblable. Le point du double est à la portée de la paire Bryan, mais quid des simples de dimanche ?
LE PROGRAMME
. Samedi à partir de 16h00T. Robredo/R. Nadal (ESP) - B. Bryan/M. Bryan (USA)
. Dimanche à partir de 12h00:C. Moya (ESP) - A.Roddick (USA)R. Nadal (ESP) - M. Fish (USA)
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