AFP

Fin de campagne pour les Bleus

Fin de campagne pour les Bleus
Par Eurosport

Le 08/04/2012 à 13:30Mis à jour Le 08/04/2012 à 17:08

Tombé face à John Isner sur la terre battue de Monte-Carlo (3-6, 6-7, 7-5, 3-6), Jo-Wilfried Tsonga n'a pas pu éviter l'élimination de la France contre les Etats-Unis (1-3), en quart de finale dimanche. Dans ce qui était le dernier match de Guy Forget à la tête des Tricolores en Coupe Davis...

Il n'y aura donc pas un long dimanche de tennis à Monte-Carlo. Jo-Wilfried Tsonga a cédé sous les coups de John Isner après plus de trois heures de jeu et laissé les Etats-Unis se qualifier pour les demi-finales de Coupe Davis (6-3, 7-6, 5-7, 6-3). Malgré une bonne volonté, le N.1 français n'a rien pu faire pour contrarier le géant américain qui n'a jamais été inquiété ce week-end sur la terre battue du Monte-Carlo Country Club. Dans sa chute, le Manceau a entraîné avec lui tout le clan tricolore qui se concentre maintenant à rendre hommage à Guy Forget qui a passé ses derniers instants sur sa chaise de capitaine après quatorze années de service.

Du haut de son double mètre 06, le 11e joueur mondial a survolé de sa classe ce match, pour ne pas dire le week-end entier. Comme prévu et annoncé, la terre battue n'a pas été un frein pour lui. Avec un service performant tout au long de la partie, des montées au filet à répétition et quelques variations de jeu bien senties, Isner a été étincelant. Et s'il n'a cédé la troisième manche (5-7), ce n'est uniquement dû qu'à sa propre défaillance (une double faute). Et non à la hausse du niveau de Tsonga qui a touché du doigt encore un peu plus ses lacunes déjà aperçues deux jours plus tôt face à Ryan Harrison.

Tsonga: "Je n'ai pas assez provoqué ma chance"

AFP

Tsonga, qui n'avait perdu qu'un seul match à enjeu en Coupe Davis face à Nadal, encore sur terre battue, a déçu dans cette épreuve en ne parvenant pas à faire respecter son classement sur terre battue, où le leader français n'a pas été à la hauteur de son sixième rang mondial. Ronchon et discutant souvent avec l'arbitre de chaise Enric Molina, il a en plus affiché une attitude négative qui l'a fait sortir du match à plusieurs reprises dans les deux premiers sets. En face, l'Américain, impressionnant de bout en bout, ne s'est jamais affolé et n'a jamais dévié de sa ligne pour envoyer son équipe en demi-finales pour la première fois depuis 2008. Après la Suisse de Federer et la France, les hommes de Jim Courier se rendront chez les tenants du titre espagnols, faciles vainqueurs de l'Autriche (3-1), pour tenter de jouer leur première finale depuis leur victoire en 2007. Et probablement encore sur terre battue...

0
0