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Argentine-France : Le retour sur terre, un subtil équilibre
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Publié 05/04/2013 à 00:04 GMT+2
En Argentine, les Français vont rejouer sur une surface qu'ils ont laissée de côté parfois depuis des mois. Il faut retrouver vite la main. Sans se précipiter…
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Crédit: Eurosport
Il y a quelques jours, ils étaient tous du côté de Miami. Un Masters 1000, sur dur. Cette semaine, les voilà à Buenos Aires, pour le quart de finale de Coupe Davis contre l'Argentine. Ce n'est évidemment pas le passage de l'objectif individuel au destin collectif qui pose souci, ici. Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet et toute la bande du capitaine Arnaud Clément est heureuse de se retrouver. La difficulté tient davantage au changement de décor. Les Français ont dû se remettre ces derniers jours à la terre battue, sur laquelle ils n'ont plus joué en compétition depuis de longs mois pour certains. Tsonga n'a par exemple plus évolué sur l'ocre depuis sa cruelle défaite contre Novak Djokovic en quarts de finale de Roland-Garros. C'était il y a 10 mois.
Cette donnée est forcément au centre des préoccupations du capitaine tricolore, même s'il tente de la relativiser. "C'est toujours pareil, l’adaptation dur / terre battue, sur une période aussi courte, n’est simple pour personne. Le temps d’adaptation à la terre est court, mais on s’adapte, souligne-t-il. C’est la Coupe Davis. Et la Coupe Davis, c’est justement l’adaptation aux surfaces, aux conditions de jeu et aux adversaires sur des périodes très courtes. C’est la même problématique pour tout le monde." Oui et non. Dans l'absolu, c'est vrai. Dans la pratique, les Argentins ont eux joué récemment sur terre. Ils ont disputé leur premier tour de Coupe Davis sur cette surface il y a deux mois, et Juan Monaco, Carlos Berlocq comme David Nalbandian ont tous effectué la tournée sur terre en Amérique du Sud. S'ils doivent donc eux aussi se réadapter après les récents tournois sur dur, ils repartent de beaucoup moins loin.
Clément: "Les muscles ne travaillent pas de la même façon sur dur ou sur terre"
Avant d'être un défi tennistique, il s'agit, d'abord, d'un danger potentiel au plan physique. C'est d'abord sur ce point qu'a insisté Clément depuis qu'il a récupéré ses joueurs. "Il faut essayer de ne pas en faire trop tout de suite, y aller tranquillement et progressivement, explique le capitaine. C’est ce qu’on essaie de faire avec tout le monde, pour éviter les mauvaises surprises, des blessures éventuelles ou des contractures aussi, car les muscles ne travaillent pas de la même façon sur dur ou sur terre." Une attention toute particulière avait ainsi été portée au cas de Richard Gasquet, dans la mesure où ses chevilles avaient tendance à le chatouiller ces derniers temps. Malgré l'optimisme de Clément, le Biterrois a finalement dû renoncer.
Dans cette phase de réadaptation, l'essentiel est donc de ne pas vouloir aller trop vite sous prétexte que le temps manque. Ne pas confondre vitesse et précipitation. Un équilibre subtil, comme l'explique Gilles Simon. "D'habitude, j’aime bien avoir du temps et sentir que je n’ai pas besoin de forcer pour glisser de façon naturelle, confie le Niçois. Là, le temps est limité. Il faut prendre un peu plus de risques, mais cela s’est plutôt bien passé pour l’instant." Si le principe de précaution évoqué par Clément vaut bien sûr pour tous, chaque cas est toutefois particulier. Ainsi, Tsonga n'est pas Gasquet. Pour ce dernier, dont la terre battue est la surface la moins "naturelle" pour son jeu, la donne est un peu plus complexe que pour un terrien plus instinctif comme Gasquet. Vendredi, il devra ouvrir le feu face à un Carlos Berlocq certes loin de ses standards au classement, mais qui, lui, n'aura pas besoin d'adaptation à la terre…
VENDREDI (15H30)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA) - Carlos Berlocq (ARG)Gilles Simon (FRA) - Juan Monaco (ARG)
SAMEDI
David Nalbandian/Horacio Zeballos (ARG) - Julien Benneteau/Michaël Llodra (FRA)
DIMANCHE
Jo-Wilfried Tsonga (FRA) - Juan Monaco (ARG)Gilles Simon (FRA) - Carlos Berlocq (ARG)
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