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Pouille : "Le public n’était pas là et c’est le cœur de la Coupe Davis"

Pouille : "Le public n’était pas là et c’est le cœur de la Coupe Davis"

Le 05/12/2019 à 12:58Mis à jour Le 05/12/2019 à 14:58

COUPE DAVIS - Blessé à un coude et indisponible pour participer avec l'équipe de France à la nouvelle formule de l’épreuve centenaire voici deux semaines, Lucas Pouille a tout de même suivi l’événement à la télévision. Et la compétition l'a laissé pour le moins sceptique.

Elle ne fait décidément pas l’unanimité. Après les critiques acerbes de Ion Tiriac reprises à so compte par Yannick Noah, Lucas Pouille a, à son tour, donné son avis sur la première édition du nouveau format de la Coupe Davis. Dans des propos rapportés mercredi par nos confrères de L’Equipe, le Nordiste, privé de l’événement par une blessure au coude dont il se remet plutôt bien, s’est montré un peu plus mesuré, tout en pointant du doigt les faiblesses et les incohérences de l’épreuve.

Il aurait aimé vivre l’expérience de l’intérieur, surtout pour partager quelques moments avec ses amis et collègues sous le maillot bleu. Et si Lucas Pouille a eu des échos de l’ambiance dans la Caja Magica de Madrid, il a aussi regardé "un peu" l’épreuve à la télévision, suffisamment en tout cas pour se faire sa propre idée. "De ce que j’ai entendu, c’était bien organisé. Les courts étaient beaux, mais le public n’était pas là et c’est le cœur de la Coupe Davis. Chanter la Marseillaise ou l’hymne de son pays devant cent personnes dont vingt qui sont des élus de la Fédération, c’est compliqué", a-t-il noté.

" Il faut jouer l'Espagne car ce sera tout le temps en Espagne"

Ce constat froid mais lucide rejoint d’ailleurs les propos tenus par Pierre-Hugues Herbert après le premier match de poule des Bleus face au Japon. Et l’Alsacien, lui, était au cœur de l’événement. Pouille n’est d’ailleurs pas dupe de la prétendue organisation de la compétition sur terrain neutre. "Ça a été une Coupe Davis pour l’Espagne. A chaque fois que l’Espagne a joué, c’était extraordinaire. On retrouvait la ferveur Coupe Davis pour les deux équipes." Surmotivés devant leur public, Rafael Nadal et les joueurs espagnols ont d’ailleurs offert à Gerard Piqué et à son groupe Kosmos à l’origine de cette réforme un week-end final réussi, sans faire oublier une première partie de semaine morose.

S’il ne s’agissait que d’une "première fois", Pouille n’a toutefois pas hésité à faire part de ses doutes sur la possibilité de déplacer l’événement sous cette forme, pour que le même pays ne soit pas toujours avantagé. Les deux prochaines éditions auront d’ailleurs lieu dans la même Caja Magica. "En fait, il faut jouer l’Espagne car ce sera tout le temps en Espagne. Il n’y a qu’à Madrid où il y a un stade avec des courts couverts à cette période-là, sinon il faut retourner aux Etats-Unis ou en Amérique du Sud et c’est impossible après le Masters", a-t-il argumenté, non sans un certain bon sens.

Et même si ce nouveau format parvenait à s'installer en septembre, juste après l'US Open, il s'est heurté à un nouvel os dernièrement. Larry Ellison, patron d’Oracle et propriétaire du Masters 1000 d’Indian Wells dont le site était susceptible d’accueillir l’épreuve, n’investira finalement pas dans cette nouvelle Coupe Davis qui lui a déplu. La tâche s’annonce donc plus qu’ardue pour Gerard Piqué dont la vision s’est heurtée à la réalité et qui s’est engagé théoriquement sur les 25 prochaines années.

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