Eurosport
Coupe Davis : Kosmos n'a pas versé les primes de l'édition 2022 aux nations engagées
Par
Publié 13/01/2023 à 12:40 GMT+1
COUPE DAVIS - Nos confrères de L'Equipe révèlent ce vendredi que Kosmos n'aurait pas payé les joueurs des huit équipes engagées dans la phase finale de la Coupe Davis à Malaga en 2023. Ce défaut de versement serait ainsi à l'origine de la rupture de contrat entre la Fédération internationale de tennis (ITF) et le groupe fondé par l'ex-footballeur Gerard Piqué. Un communiqué a été publié peu après.
Gerard Piqué à Barcelone en 2023
Crédit: Getty Images
Le divorce a fait beaucoup de bruit jeudi dans l'univers feutré de la petite balle jaune. Le groupe Kosmos, qui avait repris en main et réformé la Coupe Davis depuis l'édition 2019, ne préside plus aux destinées de l'épreuve centenaire. Le contrat qui la liait à la Fédération internationale de tennis pour organiser l'événement a été rompu, et principalement pour des raisons économiques, révèle L'Equipe ce vendredi. Le groupe fondé par Gerard Piqué n'aurait ainsi pas payé les joueurs qui ont participé à la phase finale réunissant huit équipes à Malaga en novembre dernier.
"Le prize money sera payé en temps voulu quand les conditions préalables seront remplies par les nations", écrit Kosmos dans un communiqué transmis à l'AFP. Interrogé pour préciser ces conditions évoquées, Kosmos répond qu'il s'agit de "documents et formulaires qui doivent (lui) être envoyés pour pouvoir procéder aux paiements dans les règles". "Kosmos a payé l'intégralité des droits pour 2022" à la Fédération internationale de tennis (ITF), affirme en revanche le groupe de l'ancien footballeur espagnol Gerard Piqué.
Les pertes financières de Kosmos seraient considérables selon nos confrères (plusieurs dizaines de millions d'euros), tant et si bien que le groupe aurait déjà demandé un délai à l'ITF voici quelques mois pour s'acquitter d'un paiement de 6 millions d'euros.
Un avenir encore flou après l'édition 2023
Depuis le lancement de cette nouvelle version de la Coupe Davis en 2019, le succès populaire n'était pas au rendez-vous avec des tribunes souvent vides, ou en tout cas très clairsemées. Le format de l'épreuve, qui a abandonné les matches au meilleurs des cinq sets et le principe domicile-extérieur (sauf pour quelques privilégiés), a suscité l'opposition de bien des capitaines d'équipes par ailleurs. La France et le président de sa fédération Gilles Moretton étaient parmi les opposants les plus virulents de cette formule.
L'édition 2023, désormais seulement organisée par l'ITF, aura toutefois lieu dans les mêmes conditions qu'en 2022. Mais l'élection d'un nouveau président lors de l'assemblée générale de l'ITF en septembre prochain pourrait changer bien des choses à l'avenir.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité