Le vrai test de Federer

2012 sera-t-elle l'année de la reconquête pour Roger Federer? Le Suisse aborde la nouvelle saison gonflé à bloc mardi à Doha (ATP 250, dur) après avoir fini 2011 en trombe. Mais ce n'est vraiment qu'au cours des semaines qui viennent qu'il saura s'il peut régir à nouveau le tennis mondial.

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Crédit: Eurosport

Roger Federer en a bien profité. Trois tournois, trois titres, dont un sixième sacre record au Masters dans la foulée d'un premier succès à Bercy. Un vrai carton plein. L'automne 2011 a été le sien. Il y avait clairement Federer et les autres. Mais c'est maintenant, en ce début d'année 2011, que le Suisse saura vraiment, et nous avec lui, s'il peut à nouveau s'imposer comme le patron du tennis mondial. S'il peut à nouveau conquérir des titres majeurs. Bref, si Federer est réellement, à nouveau, Federer.
Pourquoi mettre un bémol à l'enthousiasme qui a suivi son niveau de jeu et son palmarès du dernier trimestre 2011? Pour deux raisons. D'abord parce que son retour au premier plan a coïncidé avec les soucis rencontrés par ses principaux rivaux, Novak Djokovic, Rafael Nadal et Andy Murray. Si ce trio retrouve son véritable niveau lors de la reprise, la concurrence sera beaucoup plus vive pour Federer, dont le principal concurrent en fin de saison dernière était Jo-Wilfried Tsonga. Le numéro un français est un coriace, mais il n'a pas l'envergure du trio cité plus haut. D'autre part, c'est une chose de gagner cinq matches en deux sets gagnants en Masters 10000 ou au Masters. C'en est une autre que d'aligner sept victoires au meilleur des cinq manches en Grand Chelem. Tant qu'il n'aura pas dominé Djoko, Nadal et les autres dans ce contexte, il sera trop tôt pour annoncer de façon définitive le grand retour aux affaires du Bâlois.
Deux mois pour voir si le corps tient bon
Federer est d'ailleurs le premier à en convenir. Le mois dernier, dans le New York Times, il s'était laissé aller, confiant qu'il n'excluait pas de revenir numéro un mondial dans les prochains mois. Evidemment, le sujet est revenu sur le tapis lundi lors de sa conférence de presse à Doha, à la veille de son entrée dans le tournoi. Pas si vite, a répondu l'homme aux 16 victoires en Grand Chelem. "Il faut y aller pas à pas, avance-t-il prudemment. Pour l'instant, je me concentre sur Doha et rien d'autre. D'abord mon premier tour, ensuite essayer de conserver mon titre ici. Puis ce sera l'Open d'Australie. On pourrait faire le point alors." Avec un programme très chargé dans les deux premiers mois de l'année (Doha puis Melbourne et un gros programme en février avec plusieurs tournois et la Coupe Davis), Federer saura où il en est après cette grosse entame de saison. Tennistiquement, et physiquement. "Ces deux mois vont être intéressants pour moi parce que je vais devoir beaucoup jouer. J'espère que je vais pouvoir tenir le coup."
Une chose est sûre en tout cas, mieux vaut aborder cette nouvelle cuvée en ayant fait le plein de confiance et de repères qu'avec des doutes plein la tête. "Bien sûr que c'est important d'être dans un état d'esprit positif, a-t-il estimé. C'est une chance de pouvoir s'appuyer sur la confiance acquise en fin de saison en essayant de prolonger ça l'année suivante. Sentir qu'on fait les bons choix sur le court, ne pas se poser en permanence des questions, c'est important. La confiance, c'est un élément majeur pour un joueur de tennis. Souvent, elle change tout." Mardi, elle lui permettra peut-être de signer une 18e victoire consécutive sur le circuit, face à Nikolay Davydenko, joueur qu'il avait dominé... en finale l'an dernier. Le point de départ d'une année incontestablement charnière pour lui.
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