Reuters

Federer: "Une défaite logique"

Federer: "Une défaite logique"
Par Eurosport

Le 13/03/2007 à 14:30Mis à jour

Battu pour la première fois d'entrée de tournoi depuis août 2004, Roger Federer admet qu'il peut parfois avoir des défaillances. Après 7 titres et 41 victoires de suite, le N°1 mondial est tombé face à un Guillermo Canas qui restait sur 5 défaites en 47 m

ROGER FEDERER, cela doit vous faire bizarre cette défaite ?

R.F. : Non, normal, comme une défaite normale, comme j'en ai eu 100 fois sur le circuit auparavant. Donc, je trouve que c'est normal... Je n'ai aucun problème. Il a joué très bien. La chance m'a manqué et j'en ai payé le prix. Je pense qu'il a joué parfaitement, sans que je montre une quelconque faiblesse.

Avez-vous un problème avec votre cheville ?

R.F. : Non, aucun

Votre pied ne vous embête pas du tout ? Alors pourquoi êtes-vous sorti du court ?

R.F. : Oui je suis sorti pour enlever les bandages de mes chevilles. Parfois je dois le faire. Ça n'a rien d'inhabituel : ce bandage est posé du haut de la cheville jusqu'aux doigts de pied. Beaucoup d'autres joueurs font ça pour éviter des ennuis physiques. J'ai un petit problème au doigt de pied, mais rien de méchant.

Vous ne semblez pas impressionné de ne pas être passé loin d'un nouveau record... Est-ce un soulagement pour vous de voir cette pression de records, un peu relayée par les media, retomber ?

R.F. : Non, j'essaye de faire face à ça pour être honnête. Vous pensez que c'est la pression qui m'a fait perdre ? Non, il n'y a pas de pression. Je suis le seule responsable de ma défaite à mon premier match face à un "lucky looser". Ça vous montre juste que chaque match n'est pas simple. Aujourd'hui, vous n'avez eu qu'un morceau de moi. Je me battais, mais c'était dur. Le premier match est toujours difficile. Mais je trouve que j'ai eu un parcours incroyable, sans jamais perdre au premier tour depuis deux ans. Aussi, je suis déjà très content de ça. Tôt ou tard, il fallait bien que ça arrive.

Vous n'êtes quand même pas coutumier du fait de perdre! Une alarme en vous ne se met pas à sonner ? Sentez-vous toujours que vous allez revenir ou est-ce une position dans laquelle vous vous reconnaissez ?

R.F. : Souvent, je gagne en ayant la crainte que je ne vais tourner la situation en ma faveur. Ou également, je pense que mon adversaire joue bien mieux que moi et que j'ai besoin d'une sorte de miracle pour m'en sortir. Et aujourd'hui, il n'y a pas eu de différence. Même mené un set à rien et un break de retard, vous essayez quand même de revenir, même si vous doutez de vous. Et aujourd'hui, ce n'était pas le jour pour ça.

Y'a-t-il quelque chose en particulier qu'il ait fait pour vous prendre par surprise ?

R.F. : Non, je l'ai joué sur ce même court il y a deux ans et je savais à quoi m'attendre, même si je ne l'avais pas rencontré depuis qu'il est revenu sur le circuit. Et d'entrée de partie, j'ai vu qu'il jouais exactement de la même façon, qui n'est pas mauvaise, avec un bon rythme que la ligne de fond de court. Je crois que j'ai manqué beaucoup d'occasions aussi. J'ai eu une balle de set et mais ai raté mon coup droit suivant... peut-être que cela aurait été différent si j'avais marqué ce point. Mais j'ai fait 30 fautes directes en coup droit. Lui est resté très bon, très régulier. Il ne ratait rien, servait et retournait bien, c'est aussi pour ça que j'ai eu du mal.

Canas mène 2 victoires à une face à vous. Votre prochaine rencontre sera-t-elle différente face à lui ?

R.F. : Non, la situation ne changera pas. Je sais que je peux perdre face à lui, mais je sais aussi que je peux le battre. En tout cas, ce sera un match dur... un peu comme à Toronto il y a deux ans. J'étais aussi favori contre lui et il m'a battu... avant de remporter le tournoi !

Que pensez-vous de ses 15 mois de suspension pour dopage ? Êtes-vous surpris qu'il soit capable de faire tout ce qu'il fait ?

R.F. : Je ne suis pas surpris qu'il revienne au premier plan comme il le fait. Je n'ai pas suivi tout ce qui s'est passé autour de lui, mais pour moi, c'est quelque chose d'incompréhensible. Je pense que cela n'a pas été juste. Toujours est-il que je ne suis pas surpris de son retour. Je ne sais pas ce qu'il a fait pendant ses 15 mois, mais il a le même niveau qu'avant son arrêt.

Pour la première fois depuis longtemps, vous vous êtes engagé également à jouer en double, avec votre compatriote Yves Allegro. Pourquoi cette décision ?

R.F. : Il y a beaucoup de raisons. Je n'ai pas le temps de me consacrer au double au cours de l'année car je suis focalisé sur le tableau en simple. Mais là, je voulais rejouer avec mon ami Yves, comme je l'ai fait la semaine dernière à Dubai. Et c'est aussi cool de remporter une victoire en double, mais bizarre de parler de ma défaite en simple en même temps.

0
0