Interview I "Richard Gasquet à coeur ouvert" sur Eurosport : "Si on perdait cette rencontre, je sentais que ma carrière était finie"
Par Maxime Dupuis
Mis à jour 11/04/2025 à 10:31 GMT+2
Quelques jours avant de s’envoler pour Monte-Carlo, Richard Gasquet a accepté de rembobiner le fil sa carrière et de revivre les moments marquants de celle-ci. Parmi lesquels la finale de la Coupe Davis 2017. Un week-end hors du temps. L’intégralité de l’interview "Richard Gasquet à cœur ouvert" est à retrouver dimanche sur Eurosport 2, après la finale du Masters 1000 de Monte Carlo.
Gasquet : "Si on perdait cette rencontre, je sentais que ma carrière était finie"
Video credit: Eurosport
À l’heure de refermer le grand livre des souvenirs, Richard Gasquet n’a oublié aucun des chapitres le composant. De ses débuts à la fin qui s’approche, victoires, défaites, espoirs, pépins, tout est encore frais dans le cerveau de l’ancien numéro 7 mondial. Notamment l’apothéose de 2017, année de l’ultime succès tricolore en Coupe Davis. À Lille, les Bleus avaient décroché le Graal en battant la Belgique (3-2). Plus qu’un souvenir de plénitude, Richard Gasquet conserve de cette escapade lilloise des sentiments mêlés. Et une sensation unique dans la longue carrière du Biterrois, comme il l'a confié à Eric Deblicker, Arnaud Clément et Nicolas Mahut, anciens partenaires de jeu et interviewers d'un jour.
Trois ans après avoir chuté face à la Suisse de Roger Federer et de Stan Wawrinka, déjà au stade Pierre-Mauroy, Gasquet sentait alors qu’il n’y avait aucune autre issue possible que la victoire. C’était le paradis. Ou l’enfer. Pas de demi-mesure possible. "Si on perdait cette rencontre, je sentais que ma carrière était finie", nous a-t-il confié au cœur de l'interview qu’il nous a accordée dans un salon du Lagardère Paris Racing. "Je ne me serais pas remis d’un truc pareil", a-t-il ajouté, avant de préciser sa pensée : "J’ai rarement eu autant de pression sur un match de tennis. Ce match, c’était une bascule dans ma carrière, Si on perdait face aux Belges, on était morts. Il n’y a pas eu un engouement énorme après la victoire. J’ai ressenti un de ces stress…"
"Je n'ai jamais ressenti ça"
Aligné lors du double, avec Pierre-Hugues Herbert et vainqueur en quatre manches de la paire Bemelmans – De Loore, Richard Gasquet a pesé la pression d’une vie sur ses épaules. "J’ai ressenti beaucoup de stress lors de la rencontre. Il y avait une tension monstrueuse et on était en train de perdre. À l'arrivée, je n’ai pas fait d’erreur et j’ai quand même bien joué sur ce double…"
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Gasquet : "Si on perdait cette rencontre, je sentais que ma carrière était finie"
Video credit: Eurosport
De là à remettre le couvert en simple le dimanche pour un potentiel cinquième match, il n’y a qu’un pas que "Ritchie" n’était pas disposé à franchir. "Je voyais que Lucas (Pouille) était en grande forme, il jouait bien, il avait gagné à Vienne et j’avais beaucoup puisé mentalement sur le double. Lucas était en pleine force de l’âge, il était à domicile et je ne le voyais pas perdre." Il n’a pas perdu. La France a gagné. Et le souvenir, à l’arrivée, est impérissable. Incomparable, même. "Niveau sensation et émotion, l'avant-match, les vestiaires et la pression, c’est bien au-dessus des demies et quarts de Grand Chelem que j'ai gagnés en cinq sets, se remémore-t-il pour Eurosport. Je n’ai jamais ressenti ça, même à Roland-Garros. C’est largement au-dessus."
"Richard Gasquet à cœur ouvert", notre interview menée par Arnaud Clément, Nicolas Mahut et Eric Deblicker est à retrouver dimanche sur Eurosport, avant et après la finale de Monte-Carlo. Et sur la plateforme Max.
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