Yannick Noah, nouveau capitaine de la "Team Europe" : "Alcaraz et les autres m'ont tout de suite traité comme le vieux tonton, ça me va très bien"
Eurosport sur GoogleC'est l'une des grandes nouveautés de la Laver Cup 2025 qui s'ouvre vendredi à San Francisco (à suivre sur Eurosport) : Yannick Noah et André Agassi succèdent à Björn Borg et John McEnroe sur les bancs des coachs. Rencontré à Roland-Garros en mai dernier, le Français s'avouait surpris mais ravi d'avoir été choisi. Promis, il ne va rien changer à sa méthode et attend l'évènement avec impatience.
Yannick Noah, ému sur le Central en 2023
Crédit: Getty Images
Vous voilà entraîneur de la "Team Europe" pour la Laver Cup. Comment tout cela s'est-il fait ?
Yannick Noah : En fait, c'est le coordinateur, Steve Zacks, qui m'a appelé. J'étais à la maison au Cameroun, au bord de la mer, en train de rêver, et tout d'un coup, je reçois ce message qui m'a complètement surpris. Il me disait : 'Est-ce que tu serais partant, on a vraiment pensé à toi, Roger voudrait que ce soit toi qui remplaces Bjorn'. J'ai dit : 'mais c'est une blague ?!'. Je pensais vraiment que c'était une vanne. Finalement, j'ai reçu un message de Roger qui m'a dit : 'écoute Yann, ça serait vraiment bien que ça soit toi. On a fait quelques années avec Bjorn, ça s'est bien passé, on cherche un capitaine et tu es le premier choix. Est-ce que ça te dirait ? Je lui ai dit que j'étais honoré et j'ai dit oui tout de suite. Et quand j'ai raccroché, je me suis dit 'attends, je vais coacher Alcaraz et Zverev moi ?'.
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Vous les avez finalement rencontrés à Berlin l'an passé, pour un passage de témoin avec Bjorn Borg.
Y.N : Oui, j'ai pu aller à Berlin il y a quelques mois, voir un peu comment ça se passait. C'est une organisation incroyable, une épreuve qui est tellement particulière. Voir tous ces gars qui jouent les uns contre les autres toute l'année, qui essayent de s'entretuer, et qui, tout d'un coup, forment une équipe, jouent les uns pour les autres, c'était très intéressant. Donc, c'est un challenge qui me plaît.
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Yannick Noah et André Agassi, nouveaux capitaines de la Laver Cup
Crédit: Getty Images
Racontez-nous le dîner des joueurs…
Y.N : L'idée, pour moi, c'était vraiment, de venir à Berlin pour voir un peu comment ça fonctionnait, voir un peu les dynamiques. J'ai aussi passé beaucoup de temps avec Björn qui m'a vraiment conseillé sur la façon de gérer un peu tout ça. On a passé un dîner tous ensemble avec les gars. J'ai d'abord été surpris par leur âge. Ils sont hyper jeunes quoi ! Ils ont l'âge de mes plus jeunes enfants, sauf ma dernière bien sûr. Donc c'était intéressant. De toute façon, mon coaching ne sera pas forcément technique ou tactique. Ce sont des gars qui sont au plus haut niveau donc on sera plus sur un coaching d'affection. J'ai tout de suite ressenti qu'ils me traitaient comme le vieux tonton, ça me va très bien (rires).
Vous avez un petit faible pour Alcaraz, non ?
Y.N : Moi, je suis fan de tennis, donc passer du temps avec Carlos Alcaraz, voir comment il s'entraîne, voir comment il est pendant un match, c'est quelque chose qui, de toute façon, est enrichissant. C'est un garçon qui est vraiment très ouvert, très simple, très souriant, un peu à l'image de Rafa. Il est déjà très important pour l'équipe. Mais il y a tous les autres aussi, notamment Sascha, que je connaissais beaucoup moins. C'est intéressant pour moi de discuter avec ces gars-là. J'ai coaché d'autres générations et je suis très curieux de voir comment je vais m'adapter à celle-ci.
Quelle est votre relation avec la Laver Cup ? Au moment de sa création, vous en avez pensé quoi ?
Y.N : C'était nouveau, donc comme à chaque fois qu'il y a quelque chose de nouveau, il y a cette espèce de curiosité, un peu de scepticisme même parfois, je ne le cache pas. Mais c'est une épreuve vraiment à part dans le calendrier. Là où j'ai vraiment craqué, c'était la dernière de Roger. Je savais qu'ils s'entendaient bien avec Rafa mais ce lien-là, cette émotion, pfiou… Je suis dit 'tiens, il se passe quelque chose dans cette compétition'. C'est vraiment ce que j'ai retrouvé, le côté équipe, comme pour la Ryder Cup de golf. Les conditions sont excellentes, il y a les meilleurs joueurs du monde donc, fatalement, c'est intéressant.
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