Qui s'y frotte s'y pique

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Simon Larose, Canadien et 314e joueur mondial, affrontera Andre Agassi jeudi au 3e tour du Masters Series de Montréal. La nouvelle coqueluche du stade du Maurier a battu Gustavo Kuerten au premier tour puis Jose Acasuso. Son arme ? Son assurance. Il ne do

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Crédit: Eurosport

Faudrait-il passer l'Atlantique pour trouver encore des joueurs qui ne manient pas la langue de bois ? Est-ce une heureuse coutume canadienne que de dire réellement ce que l'on pense ?
Car le moins que l'on puisse dire de la révélation canadienne de ce Masters, Simon Larose, c'est qu'il n'a pas peur de révéler le fond de ses pensées. A peine sorti de sa douche après son 1er tour face à Guga Kuerten, Larose prouvait qu'il savait soigner son ergot : "J'ai dit toute la semaine que j'étais confiant et que je serai le meilleur joueur sur le terrain. Gustavo Kuerten est un grand champion mais le champion, aujourd'hui, c'est moi ! ".
Larose, l'exubérant
Heureux comme un enfant sitôt sa victoire en poche, le joueur de Cap-de-la-Madeleine, âgé de 25 ans, s'était laissé aller à des démonstrations de joie exubérantes, histoire de bien souligner la portée du pas qu'il venait d'accomplir. "J'espère que Guga n'a pas pris cela de la mauvaise façon, s'excusait-il en conférence de presse. Je pensais à tous ceux qui ont toujours eu confiance en moi". Beau joueur, le Brésilien ne lui en tiendra pas rigueur.
Restait à confirmer. Ce qui fut fait mercredi face à Jose Acasuso, 75e mondial mais de 5 ans son cadet. Et, s'il lui fallut sauver une balle de match dans le troisième set (la troisième partie, dit-on à Montréal), payant là trois balles de break (de bris, pardon...) non converties à 4-3, le Québécois puisa dans ses réserves et son "expérience supérieure".
Agassi, rêve de gosse
Premier Canadien à passer "la ronde des 16", c'est-à-dire les huitièmes de finale dans le principal tournoi du pays depuis Sébastien Lareau à Toronto en 2000 (qui avait battu aussi Kuerten avant de perdre contre Rafter), Larose trouve maintenant Andre Agassi sur sa route. Le numéro un mondial ? "Je suis capable de le battre, même si ses chances sont plus fortes" assène-t-il, avant de revenir un instant sur ses souvenirs.
"Je rêve de ça depuis que j'ai 12-13 ans. Andre Agassi avait les cheveux longs à cette époque et je rêvais de l'affronter. Je me disais que cela arriverait un jour (...) Il est une légende du sport, mais je ne serai pas intimidé. Sur le court, je regarderai la balle".
"Je peux rivaliser avec les meilleurs"
Il est sympa, finalement, ce Canadien. Surtout que le tennis a besoin d'un petit vent frais et fort de caractère dans un monde qui tend à s'aseptiser. Et tant pis s'il se révèle sur le tard, la foi est là. "Je ne suis pas surpris de ce qu'il m'arrive. Si je l'étais, j'arrêterais aussitôt de jouer ! J'ai confiance en mes moyens (...) je savais que je peux rivaliser avec les meilleurs du monde".
SIMON LAROSE EN BREF
Né le 28 juin 1978 à Cap-de-la-Madeleine au Québec, Simon a découvert le tennis à la télévision à l'âge de 11 ans. Son père, ancien professionnel de hockey, a donc troqué la crosse pour une raquette et voilà Simon professionnel à son tour, 10 ans plus tard. Laborieux en simple (meilleur classement atteint en 2001 : 260e), il se fait remarque en double en battant avec l'Américain Gambill, les numéros 1 Nestor et Stolle, toujours en 2001, et toujours à... Montreal !
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