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Roddick, un pas de plus
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Publié 11/08/2003 à 09:15 GMT+2
L'Américain Andy Roddick a remporté dimanche le Masters Series du Canada, à Montréal, en battant l'Argentin David Nalbandian 6-1, 6-3. Entre les gouttes, le protégé de Brad Gilbert n'a pas fait dans le détail pour s'arroger son premier Masters Series. Vai
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Crédit: Eurosport
A. Roddick (n°6, Usa) bat D. Nalbandian (Arg) 6-1, 6-3.
La condition de spectateur est parfois difficile. Faire tous les efforts du monde pour arriver à l'heure dans les tribunes, avant que les joueurs ne commencent à s'échauffer, et être contraint de patienter sous la pluie pendant trente-cinq minutes en attendant que le court redevienne sec n'est pas facile. Etre obligé de braver une nouvelle fois l'averse pendant une heure en plein match pendant que les champions se protègent sous d'immenses parapluies, puis rejoignent les vestiaires, est encore moins agréable.
Passer donc plus de deux heures et demi dans les gradins pour voir cinquante huit minutes de jeu, quatorze jeux répartis entre Andy Roddick et David Nalbandian de manière particulièrement inéquitable avait un petit côté frustrant. L'Argentin n'a pas fait mieux que lors de leur première confrontation, en quart de finale du même open, mais à Toronto, la saison dernière.
Andy Roddick, en distribuant aussi bien ses services, en se montrant aussi patient sur les rares points que l'Argentin se décida à mener et en achevant le tout dans une brassée de coups droits et de revers cinglants, ne cherchait pas trop à faire plaisir au public. Pas plus que Nalbandian, qui oublia de jouer.
Non, ce qui intéressait l'Américain, c'était bien de coucher à son palmarès son premier Masters Series, un an jour pour jour après avoir disputé une première finale de ce tournoi élitiste à neuf branches. Et ce fut fait d'une manière éclatante. Un sourire, quelques mots au micro ("Thanks to BG", à prononcer BeeGee, comme Brad Gilbert son nouveau coach) et d'empocher le chèque de 400 000 dollars US, comme précisera le maître de cérémonie et l'affaire était pliée.
Mais pour Roddick, c'est une page qui se tourne au premier tiers d'un livre qui promet de riches rebondissements. A vingt ans tout juste, le musculeux Américain devient une terreur des surfaces rapides. Cette saison, il avait déjà remporté Sankt Poelten (Autriche), le Queen's (Angleterre) et Indianapolis (Etats-Unis). Et il peut récidiver dans trois semaines à l'US Open.
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