Benneteau: "Une déception"

Julien Benneteau a touché du doigt la victoire face au N.1 mondial Rafael Nadal, jeudi au 3e tour du Masters 1000 de Cincinnati. Si le Français ressasse ses occasions manquées, il entend continuer sur sa lancée lors de l'US Open, où le 32e mondial ne sera pas tête de série.

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Crédit: Eurosport

Quel est le sentiment qui prédomine ?
J.B. : Je suis déçu, parce que je pensais pouvoir le gêner. Et le déroulement du match me l'a confirmé. C'est sûr que c'est une déception car avoir une balle de match contre Nadal... C'est pas loin... Après, il faut que je retienne la manière des deux derniers matches, contre Wawrinka et Rafa, car je joue vraiment bien. C'est dans la continuité de ce que j'ai fait sur gazon. Il fallait que j'arrive à avoir le même état d'esprit que sur gazon, où la surface se prête vraiment à l'offensive. Je l'ai très bien fait ici. Il faut maintenant que je continue dans cette voie car je joue vraiment bien en ce moment.
N'avez-vous pas été rattrapé par l'enjeu, notamment dans le tie break ?
J.B. : Non, il m'a mené tout de suite dans le tie-break, j'ai juste essayé de m'accrocher. Je réussis deux volées difficiles (pour revenir de 4-1 à 4-3), je viens au filet pour forcer le destin. A 4-3, c'est con que je mette un revers anodin dehors... Ensuite il fait une faute (5-4). Et là je fais deux aces au bon moment et je me retrouve avec la balle de match. Je n'ai donc pas eu le temps de cogiter. Je me suis dis une seule chose: "Si jamais tu as l'opportunité d'y aller, vas-y". Malheureusement, il me fait une bonne première balle dans le corps côté droit et derrière il me prend avec son coup droit (7-6). C'est plus à 3 jeux à 2 dans le deuxième set sur mon service que je dois être plus conquérant. Je n'aurais pas dû m'étonner qu'il fasse des supers points à ce moment là car c'est le N.1 mondial. J'aurais dû rester serein.
Dans le troisième set, étiez-vous trop entamé physiquement ?
J.B. : C'est au tie-break que j'ai commencé à avoir des crampes. Ces crampes étaient autant physiques que nerveuses, je pense, car c'était un moment très serré du match. Après, je n'ai plus pu jouer le troisième set correctement car j'étais trop handicapé au service, je ne pouvais plus pousser.
C'est tout de même de bon augure en vue de l'US Open...
J.B. : C'est sûr que je joue bien et comme à New York les conditions seront sensiblement les mêmes... Maintenant, il va falloir avoir un peu de chance au tirage au sort car je crois que je ne serai malheureusement pas tête de série. En tout cas, je vais essayer de reproduire les matches que j'ai fait dans ces deux Masters 1000 (Toronto et Cincinnati). C'était des matches de très haut niveau. Il faut continuer sur cette lancée.
Est-ce que vous ne vous en mordrez pas les doigts dans deux-trois jours ?
J.B. : Non, dans deux-trois jours, ça ira mieux. C'est plutôt ce soir (nuit de jeudi à vendredi) que ça va être le plus dur. La première nuit, quand tu essayes de t'endormir, tu vois les points qui défilent... Ce sera un peu dur ce soir et demain (vendredi) et après ça va aller.
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