Grigor Dimitrov, surnommé "Baby Federer", a enfin tenu ses promesses

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Grigor Dimitrov a frappé un grand coup mardi en éliminant le numéro un mondial Novak Djokovic dès le deuxième tour du tournoi de Madrid (7-6, 6-7, 6-3). Le Bulgare, si prometteur, a enfin réussi à conclure.

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Crédit: Eurosport

Doté d’un magnifique revers à une main, qui a tant fait souffrir Djokovic mardi, Grigor Dimitrov n’hésite jamais pas à prendre le jeu à son compte dès qu’il en a l’occasion. Efficace au service et percutant en fond de court, il varie aussi à merveille, notamment en revers slicé, et possède une main de génie. De nombreux atouts qui lui avaient déjà permis de faire douter les meilleurs à plusieurs reprises. Mais, souvent gagné par l’émotion, Dimitrov, sur le circuit depuis 2008, n’avait jamais réussi à concrétiser les occasions. A Indian Wells cette année, il avait servi pour le gain du premier set face à Novak Djokovic mais une série de doubles fautes lui avait été fatale. Le même scénario s’était reproduit début avril, contre Andy Murray à Miami avec trois doubles fautes commises à 5-2 alors qu’il servait encore une fois pour le set. Et à Monte-Carlo c’est son physique qui, comme trop souvent, l’avait trahi contre Nadal dans un match perdu en trois sets. Mardi, le Bulgare a inversé la tendance, même si le scénario aurait pu être tout autre...
Le physique, point faible de Dimitrov, a failli lui jouer un mauvais tour une nouvelle fois mardi. Déjà l’an dernier à Roland-Garros, il n’avait pas pu défendre complètement ses chances contre Richard Gasquet. Après le gain du premier set, le Bulgare s’était incliné en quatre manches et avait fini le match perclus de crampes. Mardi soir, le scénario a failli se reproduire à Madrid. Touché en fin de deuxième set, Dimitrov avait fait appel au kiné pour tenter de ralentir l’apparition des crampes. Patrick Mouratoglou, qui fut longtemps l’entraîneur de Dimitrov au sein de son académie, nous assurait pourtant récemment que le Bulgare était prêt physiquement à tenir la cadence contre les meilleurs. Dimitrov, lui-même, confirmait après son match qu’il s’était senti plutôt en forme sur le court : "Je me sentais bien, c’était juste quelques muscles qui ne réagissaient pas bien. Je ne pense pas vraiment que ça soit le stress, mais c’est possible, il faut trouver une solution."
Une première victoire de référence
Stress ou non, le Bulgare a réussi mardi, à trouver les ressources mentales pour s’accrocher. Porté par un public déchaîné et tout entier acquis à sa cause, le Bulgare, 28e mondial actuellement (son meilleur classement), pouvait savourer : "Je ne m’attendais vraiment pas à ça, c’était quelque chose de nouveau pour moi. D’habitude on ne rencontre ce genre d’ambiance qu’en Coupe Davis ou presque. Il faut savoir gérer la pression mais bien sûr ça m’a beaucoup aidé et je crois que le public avait envie de voir du spectacle, c’était vraiment sympa."
Un beau spectacle et une première victoire de référence dans le palmarès du Bulgare qui ne voulait cependant pas en faire une montagne. "C’était juste un match. Bien sûr c’est toujours très bien de battre le numéro un mondial mais ce n’était qu’un deuxième tour, le tournoi n’est pas fini", confiait calmement Dimitrov après sa victoire contre Djokovic. A la veille de ses 22 ans (16 mai), celui qu’on surnomme souvent "Baby Federer", en raison des similitudes de son jeu avec celui du maître, a la tête sur les épaules, le charisme des meilleurs et tout l’avenir devant lui. A lui de confirmer sur le court, d’abord contre Stanislas Wawrinka ou Santiago Giraldo dès jeudi, puis dans les semaines à venir, mais Grigor Dimitrov a déjà tout d’un grand.
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