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Roddick "apprécie Tsonga"
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Publié 31/03/2008 à 13:00 GMT+2
Andy Roddick a réussi à s'extirper des griffes du géant serbe Viktor Troïcki à Miami. L'Américain se situe dans la même partie de tableau que Jo-Wilfried Tsonga en simple. La pression monte avant le quart de finale de Coupe Davis : il a déjà perdu face au
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Crédit: Eurosport
MS MIAMI - 3e tour
Lundi : Andy Roddick (USA/N.6) - Ivo Minar (CZE,Q)Prochain adversaire : Tsonga ou Benneteau
Andy Roddick est décidément un bon gars. Difficile d'adresser le moindre reproche à ce joueur intelligent et affable, qui a su discipliner son tennis "grunge", et réaliser ses rêves (victoire à Flushing Meadows et en Coupe Davis) tout en gardant une ambiance bon enfant sur le circuit. A Miami, il veut oublier sa contre-performance à Indian Wells et prouver qu'il sera prêt pour le prochain match de Coupe Davis, contre la France début avril. Le grand Serbe Viktor Troïcki lui a permis de se remettre dans le bain, avec un coup de maître en bonus : un passing joué en revers, d'une main, derrière lui en bout de course... Est-ce que ce coup à un nom ? lui a-t-on demandé en conférence de presse : "La chance", répond-il dans un sourire qui résume le personnage.
"Je n'ai pas si mal tapé dans la balle au premier set. Mais c'est vrai que jouer toute la manche uniquement sur des secondes balles, cela ne facilite pas la chose", explique-t-il pour justifier son mauvais début de partie. D'habitude, je n'ai pas ce problème de pourcentage en première balle. Comme j'ai fini à 60%, cela veut dire que je me suis bien rattrapé dans les deux dernières manches. J'ai dû faire quelques ajustements. Je crois que la balle partait trop loin devant moi."
"Tsonga, il joue avec de la passion ce gars"
Il avait sorti Novak Djokovic à Dubaï, il a pris le meilleur sur un nouveau visage de la nouvelle vague serbe, Viktor Troïcki, un gaillard comme en fait des dizaines aujourd'hui : grand comme les Isner, Karlovic, Cilic, Anderson, et doté d'un bon enchaînement service-volée. "Je savais qu'il avait battu Novak Djokovic l'an dernier et qu'il avait mis Rafael Nadal dans les cordes pendant deux sets en Australie. Et qui que ce soit qui a quatre matches dans les jambes va être difficile à jouer. On ne réussit pas cela par hasard au plus haut niveau."
Un autre petit jeune est à suivre dans sa partie de tableau qu'Andy Roddick connaît plutôt bien pour l'avoir joué deux fois en Grand Chelem et pour avoir échangé par presse interposé quelques tirades sur le prochain Etats-Unis-France, c'est Jo-Wilfried Tsonga. Là encore, Roddick ne peut cacher très longtemps qu'il est un dur au coeur tendre. Interrogé par le quotidien L'Equipe sur le brûlant sujet "Coupe Davis" ce samedi, il a désamorcé toute polémique avec Tsonga. Le Français avait provoqué gentiment (" Les Américains doivent nous craindre") et lui avait rétorqué : "Je crois qu'il ne savent pas encore qui est titulaire." Cette fois-ci, il a confié qu'il appréciait Tsonga et son attitude : "Si j'avais été son équipier, j'aurais aimé qu'il dise cela. [...] Des gens comme lui ne peuvent qu'aider notre sport."
Et la France dans tout ça ? "C'est une des quatre meilleures équipe de Coupe Davis avec nous, la Russie et l'Espagne" . Gasquet ? : "Je ne sais pas ce qu'il a dans la tête, c'est une question pour lui." Au souvenir de la "grosse défaite" en demi-finale du dernier Wimbledon, on comprend que la revanche sera dans l'air. Auparavant, il doit négocier la suite à Miami. Et il sent de mieux en mieux : "Je retrouve peu à peu mon meilleur niveau. A l'entraînement, j'ai tapé dans la balle aussi bien que possible. C'était vraiment très encourageant. Maintenant, il faut traduire cela. Quand on est absent pendant une ou deux semaines, cela se traduit par une dose d'anxiété supplémentaire. J'étais prêt à jouer tout simplement, j'en avais assez de ne faire que des entraînements. Je crois que cela s'est vu. Et je dois continuer comme cela."
Si l'entraînement ne suffit plus, il vaut mieux faire un petit double. Ce dimanche, il était côtés de Jurgen Melzer et face à... Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga. Gageons qu'il y a eu des torses bombés et de l'intox sympathique pendant ce double là (victoire des Français 3-6, 6-3, 10-8).
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