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Roddick persiste et signe

Roddick persiste et signe
Par Eurosport

Le 04/04/2010 à 20:55Mis à jour

Andy Roddick, battu en finale à Indian Wells, a remporté le Masters 1000 de Miami face à Tomas Berdych (7-5, 6-4). L'Américain, qui a parfaitement contrôlé le déroulement de la rencontre et des échanges, décroche son deuxième titre à Miami (après 2004) et son cinquième Masters 1000.

MASTERS 1000 MIAMI - FINALE

Andy Roddick (EU, 6) bat Tomas Berdych (RTC, 16) 7-5, 6-4
Face-à-face : 6-2 pour Roddick.

"Ne Dîtes pas que Roddick est unidimensionnel", disait un journaliste américain avant la finale de Miami. C'est vrai depuis un certain temps, disons deux ans, le cliché qui décrivait Andy Roddick comme une mécanique humaine faite pour servir des aces, est à oublier. Dimanche, l'Américain a dominé Tomas Berdych 7-5, 6-4 autant avec la tête qu'avec ses épaules. Pour ne pas rester sur une défaite frustrante à Indian Wells (face à Ivan Ljubicic), pour soulever une seconde fois le trophée de Miami, six ans après son premier titre, Roddick a fait déjouer son adversaire.

Conscient, dès le début de la rencontre, qu'il n'aurait pas le dessus en cadence de fond de court, Andy a très vite varié ses coups. Côté revers, il a distillé des petits chops agaçants. En coup droit, il n'a que très rarement fait exploser ses attaques. Roddick s'est contenté de ne jamais laisser Berdych prendre possession du court comme le Tchèque a pu le faire pendant les deux premiers jeux. Fluide et puissant toute la semaine, le grand Tomas (1.96m) a ensuite progressivement plié. Avec un pourcentage de premières balles trop faible (49%), il n'a pas eu la marge de sécurité nécessaire pour se focaliser sur le service de Roddick (13 aces).

Tomas a fait un super tournoi

A 5-5 dans la première manche, puis dès le premier jeu de la seconde, Roddick a cueilli le service de Berdych, trop malmené pour enchaîner plusieurs points de très haut niveau. Ces deux breaks ont fait le bonheur de l'Américain qui n'a jamais été en situation de perdre le sien. La qualité de jeu de l'Américain n'a d'ailleurs pas nui au spectacle. Surprenant dans ses variations, Roddick a proposé quelques longs échanges passionnants comme des montées au filet trop légères. Berdych a réussi les plus beaux lobs de la partie, mais c'est bien lui qui s'est incliné logiquement en moins de deux heures. L'expérience a parlé. Roddick a remporté son 29e titre ATP, quand Berdych n'en compte que 5. Le jeu de Roddick est arrivé à maturité, celui de Berdych manque encore d'identité. A 27 ans, l'Américain refait surface une nouvelle fois après avoir connu un petit creux suite à la son incroyable défaite à Wimbledon l'an passé. Il n'avait plus gagné un Masters 1000 depuis Cincinnati en 2006, et il commençait à glisser au classement ATP. Il sera 7e mondial lundi. Berdych, à qui Federer promettait une permanente place au soleil du top 10, se consolera en pensant à ses impressionanntes victoires sur Federer, justement, Verdasco et Söderling.

"Il n'y pas eu beaucoup de différence entre nous, a indiqué avec modestie Roddick en recevant son trophée. Tomas a fait un super tournoi. Je me souviens que c'est ici que j'ai gagné un des premiers matches de ma carrière (en 2000, ndlr), je n'étais qu'un lycéen et j'avais une invitation. C'est spécial pour moi." L'année suivante à Miami, en 2001, Roddick s'était fait remarquer pour la première fois sur le circuit en atteignant les quarts de finale à 18 ans, après avoir notamment battu le Chilien Marcelo Rios et son compatriote Pete Sampras. Comme l'heure était à l'hommage partagé ce dimanche, il faut conclure sur les compliments de Berdych : "Andy était trop fort aujourd'hui, il a super bien servi et a mérité sa victoire, a réagi Berdych. Il était déjà finaliste à Indian Wells, il l'est encore ici à Miami deux semaines plus tard, ça montre quel joueur il est."

LE PALMARES DE RODDICK :

29 titres ATP, dont un titre du Grand Chelem (US Open 2003) et cinq Masters 1000 (Montréal en 2003, Cincinnati en 2003 et 2006, Miami en 2004 et 2010)

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