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Federer se fait désirer

Federer se fait désirer
Par Eurosport

Le 11/04/2010 à 16:34Mis à jour

Roger Federer ne jouera pas à Monte-Carlo cette semaine. Loin d'être blessé comme peuvent l'être Juan Martin Del Potro, Robin Söderling ou encore Gaël Monfils, le N.1 mondial suisse veut préparer la défense de son titre à Roland-Garros en douceur et sans se tuer à la tâche.

Roger Federer sera l'un des grands absents du premier Masters 1000 sur terre battue de la saison. Tournoi non obligatoire pour les membres du Top 10 sans pépin physique, Monte-Carlo ne sera pas un de ses rendez-vous sur surface ocre du Suisse pour la première fois depuis 2004. Tenant du titre à Roland-Garros, le Suisse a décidé de se préparer différemment pour Roland-Garros en disputant les tournois de Rome (dès le 25 avril), Estoril (3 mai) et Madrid (9 mai). Monaco ne sera surtout pas le premier lieu des retrouvailles sur terre battue entre lui et Rafael Nadal, comme cela avait pu l'être dans les années précédentes, notamment en finale des éditions 2006, 2007 et 2008.

Le N.1 mondial a mûrement réfléchi à son programme pour ne garder que trois rendez-vous avant les Internationaux de France. Finalement, comme la saison dernière. "Il faut savoir planifier intelligemment et en fonction de sa santé, je crois que c'est le bon planning pour moi cette année. Je vais tout faire pour conserver ce titre à Roland-Garros. Les années passées, je me mettais beaucoup de pression, je commençais ma préparation physique très tôt, décembre, février, et ensuite en avril il fallait essayer de garder du jus pour arriver frais. Il y a beaucoup de points en jeu mais Monte-Carlo est trop tôt pour moi dans la saison, je veux prendre du repos après ce long voyage aux Etats-Unis de façon à être frais pour le long enchaînement de Rome (25 avril) à Wimbledon (début le 21 juin) de façon à ne pas accuser le coup au milieu."

A Roland- Garros avec le sourire

Il est vrai que son passage aux Etats-Unis pour jouer les deux premiers Masters 1000 de la saison ne s'est pas fait sans heurts. Tentant de se remettre d'aplomb après une infection pulmonaire après l'Open d'Australie, le Suisse a accusé le coup physiquement. Et est reparti d'Indian Wells et Miami sans avoir un parcours aussi digne que son doublé réalisé en 2005 et 2006. Si ses défaites au 3e tour en Californie et au 4e en Floride ont étonné, elles n'ont pas interpelé le principal intéressé, focalisé sur l'échéance de la terre battue, déterminante pour la suite de sa saison. N.1 mondial pour la 278e semaine de sa carrière, lui sait, par exemple, que le record de longévité que détient encore Pete Sampras (286 semaines au top du classement ATP) tombera à l'issue de Roland-Garros, si le Suisse conserve son titre.*Et ne parlons pas de son rêve inassouvi de Grand Chelem...

"Cette fois, ce sera différent parce que j'ai déjà gagné une fois ce tournoi. Je pourrai cette fois simplement me concentrer sur mon tennis et profiter des lieux, ce qui n'a pas toujours été le cas pour moi dans le passé. Je crois que ça va probablement être une des premières fois que je vais arriver à Roland-Garros avec le sourire, en me disant: tu sais quoi ? Tu as déjà gagné ce tournoi, ça va. J'aurai enfin moins de pression, même si je suis tenant du titre et que ce ne sera pas simple de défendre la Coupe des Mousquetaires et 2000 points. Mais ce type de pression-là me convient". A la différence de Rafael Nadal qui commencera tambour battant dès cette semaine, le Suisse pourra se jauger dans une quinzaine de jours au moment de jouer le 2e tour du Masters de Rome.

NB : Roger Federer égalerait le record des 286 semaines non consécutives en tant que N.1 mondial la semaine du 7 juin et le dépasserait la semaine du 14, avant de jouer à Wimbledon huit jours plus tard.

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