Tsonga, ce terrien

S'il reconnaît que Juan Carlos Ferrero a été plus fort que lui au 3e tour de Monte Carlo, Jo-Wilfried Tsonga (ré)affirme que son jeu est fait pour la terre battue. Avec seulement deux matches sur cette surface dans les jambes, le Français est capable de dire qu'il s'y sent de mieux en mieux.

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Son chemin semble finalement tout tracé. Avec deux prestations pleines d'énergie à Monte Carlo, Jo-Wilfried Tsonga continue de démontrer que la terre battue est une surface qui lui réussit. "Après un bon match face à Almagro, je suis tombé sur un Ferrero en forme. Il y avait la place pour gagner, mais il a été plus fort que moi. C'est dommage, mais c'est comme ça." Après un premier match bien négocié face à Nicolas Almagro au 2e tour (7-6, 7-5), le Français a pris confiance pour son premier tournoi de la saison sur la surface ocre. "C'est particulier ici, car je joue contre des joueurs qui atteignent la perfection sur cette surface. Il faut que je m'habitue et que je joue davantage de matches sur cette surface pour faire le poids. Ferrero a retourné beaucoup de mes premières balles et cela m'a pénalisé. Il va falloir que je travaille mon service."
Il faut dire que le Manceau disputait seulement le 21e match sur terre battue de sa carrière sur le grand circuit. Maigre face à un Juan Carlos Ferrero deux fois titré à Monte Carlo (2002 et 2003), vainqueur de Roland-Garros (en 2003) et de 17 matches, déjà, sur terre cette saison en 18 rencontres. "Je n'avais qu'un match dans les jambes sur terre battue. Lui a déjà deux titres (Bueno Aires et Costa do Sauipe, NDLR). Il était clairement favori, mais je n'étais pas si loin que ça. J'ai mis plus d'intensité, et ai tenté de frapper plus fort en entrant dans le terrain. Lui laisse peu de chance en frappant la balle plus tôt qu'Almagro."
Ferrero : "Il a même aimé souffrir"
Un quart de finale à Monte Carlo s'est joué sur sa capacité à ne pas donner trop de points à l'adversaire. 43 offrandes à Ferrero au 3e tour ont clairement hypothéqué les chances du Français de dominer l'ex-N.1 mondial et en retrouver un autre vendredi, Rafael Nadal. "Plus le temps va passer, mieux ça va aller. J'ai plus de certitudes. J'ai bien fini l'année dernière. Je me sens de mieux en mieux sur cette surface." Preuve à l'appui, son jeu de défense a véritablement pris de l'ampleur. Même Ferrero s'en est rendu compte : "J'ai vu son match face à Almagro. Je ne l'avais jamais vu jouer sur terre. Tsonga a accepté de souffrir", assurait-il dans le quotidien L'Equipe avant sa rencontre du 3e tour. "Il a même aimé ça. Moi, ça m'a surpris. Je pensais qu'il n'aimerait pas défendre sur terre, qu'il allait manquer de patience. Tsonga m'a impressionné."
On peut comprendre que Tsonga ne parte pas trop frustré de son passage à Monaco qu'il découvrait pour la première fois en tant que joueur actif. "Cela reste satisfaisant, même si je suis déçu de perdre. Je me conforte dans l'idée que je suis un joueur de terre battue et que je peux faire fort sur terre." Associé à Richard Gasquet en double, Jo-Wilfried n'a pas voulu jouer leur rencontre du 2e tour face aux Brésilien Bruno Soares et Bahaméen Mark Knowles, en raison d'une petite douleur ressentie après sa défaite face à Ferrero. Est-ce pour cela que le 10e joueur mondial ne veut pas encore annoncer officiellement la suite de son programme sur terre battue ? Une chose est sûre : à lui désormais de tracer sa route jusqu'à Roland-Garros où tout le monde l'attend maintenant de pied ferme.
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