Fabio Fognini n’a pas déçu. Après son exploit contre Rafael Nadal en demi-finale, l’Italien a remporté le premier Masters 1000 de sa carrière à Monte-Carlo, son 9e titre sur le circuit. Il a disposé en finale du Serbe Dusan Lajovic en deux sets maîtrisés (6-3, 6-4) et 1h38 de jeu. Dans des conditions venteuses compliquées comme lors de ces derniers jours sur le Rocher, cette affiche originale a été à la hauteur de l'évènement. Grâce à cette semaine de rêve, Fognini enregistrera lundi son meilleur classement : il sera 12e joueur mondial. Ce sera aussi le cas de son adversaire malheureux qui affichera le matricule 24.
Pour la première fois depuis 51 ans et le dernier triomphe de Nicola Pietrangeli, l’hymne italien a résonné à Monte-Carlo. Sur un court Rainier-III acquis à sa cause puisque de nombreux spectateurs transalpins étaient venus en voisins, Fabio Fognini est resté sur la lancée de sa superbe performance contre Rafael Nadal la veille. Il a aussi logiquement fait parler sa science du jeu sur terre battue et son expérience contre un adversaire qui disputait sa première finale sur le circuit.
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Un break concédé et Fognini s'est fâché

Dusan Lajovic n’a pourtant pas été timoré. S’il a perdu les cinq premiers points de la partie, le Serbe a rapidement montré qu’il n’était pas vraiment intimidé par l’occasion. Il a même réalisé le premier break (1-2), l’agrémentant d’un point exceptionnel en défense : un smash remis puis une course effrénée vers l’avant pour glisser une remise courte croisée qui a surpris Fognini. Ce dernier, vexé, a immédiatement refait son retard, loin de s’affoler ou de sortir de son match comme il en est parfois coutumier.

Un point d'extraterrestre pour un grand écart spectaculaire : Lajovic-Fognini, ça régale

Soudain dans le rythme, l’Italien a enchaîné quatre jeux (5-2), prenant l'échange à son compte en coup droit. Sur les talons, Lajovic a alors commencé à commettre davantage d’erreurs (36 en tout) et a cédé le premier set, puis son service d’entrée de deuxième manche (6-3, 1-0). Mais le Serbe, qui n’avait pas cédé le moindre set dans le tournoi avant cette finale, ne s’est pas résigné et a même réalisé le debreak immédiat avec la manière, décochant notamment une flèche en passing de revers long de ligne en bout de course (6-3, 1-1). Un bijou.

Une concentration sans faille

Mais Fognini avait une occasion peut-être unique à saisir ce dimanche, et il en était bien conscient. Étonnant de constance et de détermination, il n’a que très rarement manifesté sa frustration. Le génial Transalpin a utilisé avec beaucoup d’intelligence le vent dans son dos pour s’emparer à nouveau du service adverse (6-3, 4-2), un avantage qu’il n’a plus lâché. Inquiété par une petite douleur musculaire à la cuisse, il a finalement bien terminé le match.
C’est même Lajovic qui a semblé le plus perturbé par le temps mort médical de trois minutes pris par son adversaire. Il n’a pas été en mesure de mettre suffisamment de pression sur Fognini pour rendre la fin de la finale plus indécise. Mais vainqueur de David Goffin, Dominic Thiem et Daniil Medvedev cette semaine, le Serbe s’est prouvé qu’il pouvait jouer dans la cour des grands. Après avoir dédié ce titre à sa mère, Fognini pourrait quant à lui revoir ses ambitions à la hausse du côté de la Porte d’Auteuil.
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