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Masters 1000 Bercy 2014 : Milos Raonic s'offre Tomas Berdych et se hisse en finale

Décidément, Raonic n'en finit plus de grandir

Le 01/11/2014 à 16:49Mis à jour Le 01/11/2014 à 17:18

Après Roger Federer, Milos Raonic a dominé Tomas Berdych samedi pour se hisser en finale du Masters 1000 de Paris-Bercy. Une victoire en trois sets (6-3, 3-6, 7-5) qui confirme que le Canadien est bien en train de franchir un cap en cette fin de saison.

Milos Raonic n'en finit plus de progresser. Le dixième joueur mondial a décroché une place pour sa deuxième finale de Masters 1000, un peu plus d'un an après celle jouée à Montréal. Le Canadien a réussi à rallier celle du BNP Paribas Masters à Bercy en venant à bout samedi d'un ancien lauréat : Tomas Berdych (6-3, 3-6, 7-5). Après sa brillante victoire sur Roger Federer en quart de finale, il s'est offert un deuxième membre du Top 5 du classement ATP de suite, ce qui constitue une première dans sa jeune carrière. En attendant de savoir quel autre membre du Top 10 il devra dominer pour remporter le trophée : Djokovic ou Nishikori.

Avec une seconde balle qui lui a joué des mauvais tours (44% sur l'ensemble du match), Raonic a mis du temps pour dominer le Tchèque qui l'avait éliminé ici-même l'an passé en huitièmes de finale (7-6, 6-4). On n'a pu mesurer la déception de Berdych à la hargne avec laquelle il a fracassé sa raquette sur la balle de match perdue. Le combat n'a pas été très spectaculaire, mais il a été sufisamment serré pour donner des regrets au perdant qui attend toujours de revivre une finale de Masters 1000 depuis celle jouée à Madrid en 2012 face à Federer.

Au jeu du "c'est moi qui tape le plus fort", les deux joueurs s'en sont donné à coeur joie. Avec des services dépassant régulièrement les 200 km/h, le protégé de Ljubicic et Piatti a allumé son adversaire comme il sait si bien le faire, ses 90% de réussite derrière sa première balle en attesteront, mais le déchet dans le jeu a été important. Il remerciera Berdych d'avoir commis plus de fautes que lui (39 contre 30, pour quatre coups gagnants d'écart), en tout cas suffisamment pour lui prendre deux fois sa mise en jeu dans le premier et le troisième set. Face à Djokovic ou Nishikori, deux joueurs qu'il n'a pas battus cette saison, cela pourrait lui jouer des tours.

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