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Murray, une pierre de plus à l'édifice

Murray, une pierre de plus à l'édifice
Par Eurosport

Le 17/10/2010 à 17:48Mis à jour Le 17/10/2010 à 22:04

Andy Murray est un des joueurs les plus efficaces en Masters 1000. Sept finales, six titres. L'Ecossais est aussi un des joueurs qui compte le meilleur ratio victoires/défaites face à Roger Federer (8/5), mais cela suffit-il pour gagner un majeur ? Il pense que oui.

M1000 Shanghai - FINALE
Andy Murray (GB, 4) bat Roger Federer (SUI, 3) 6-3, 6-2
Face-à-face : 8/5 pour Murray
En Grand Chelem : 2/0 pour Federer.

On l'a connu tellement frustré cette saison, après sa deuxième défaite en finale d'un Grand Chelem au mois de janvier, la deuxième face au même joueur, un certain Roger Federer (US Open 2008 et Opend 'Australie 2010), que l'on comprend parfaitement qu'Andy Murray n'ait pas exulté à Shanghai. Les organisateurs chinois attendaient peut-être une démonstration de joie plus expressive. C'est raté.

Ce n'est pas de la timidité comme il s'amusait à faire croire pendant la remise des trophées, c'est une espérance nouée d'une frustration qui étouffe sa joie. Murray sait qu'il faut passer par ce genre de victoire pour aller plus haut.

"J'adore jouer Federer"

Jouer contre Federer, Murray sait pourtant faire. "J'ai été très solide, dit-il en racontant sa finale à Shanghai. Roger a eu une paire d'occasions de revenir au premier set et j'ai claqué quelques gros services dessus. Il a eu une belle occasion sur un coup droit mais il l'a manquée. A part ça, c'était évidemment une grande performance pour moi. Peu d'erreurs. Pour l'ensemble de mon tournoi, je suis très heureux."

Retrouver le Suisse est aussi une motivation supplémentaire : "J'adore jouer contre lui. Je ne trouve pas ça facile du tout. C'est incroyablement difficile à chaque fois. Mais j'adore le défi. Je n'ai pas peur de le jouer. Je dois jouer mon meilleur tennis pour le battre. Et j'ai joué ce qui se rapproche le plus de mon meilleur tennis face à Roger". Sauf en finale de Grand Chelem visiblement, où Federer l'a battu deux fois.

"Pas besoin d'améliorer mon jeu pour gagner un Grand Chelem"

En Chine, comme au Canada cet été, Murray s'est totalement épanoui sur le court. A Toronto, il avait décidé d'être plus agressif. A Shanghai, il a joué en contre tout en s'appuyant sur un service bien huilé : "J'ai très bien servi. Ma première balle était bonne cette semaine, mais ma seconde balle était très bonne." Mieux, il s'est montré plus précis face à Federer : "J'ai très bien varié, ce que je n'avais pas nécessairement fait contre lui avant."

Alors faut-il vraiment changer quelque chose pour enfin devenir un "Highlander", et le successeur de Fred Perry (dernier britannique vainqueur d'un titre du Grand Chelem) ? Non, assure-t-il. "Je dois jouer comme j'ai joué cette semaine pendant un tournoi entier pour gagner un tournoi du Grand Chelem. Je ne pense pas que je doive améliorer tant que ça mon jeu. Je pense que j'ai la capacité pour en gagner un. Je n'étais pas si loin que ça de le faire. Vous savez, j'ai besoin de gagner des tournois comme cela. Battre des joueurs comme Roger, Rafa, cela vous donne confiance pour les grands tournois. Ce sera difficile, mais c'est à moi de jouer mon meilleur tennis sur les grands tournois." Ne lui jetez pas la première balle à la moindre finale perdue, Murray construit son palmarès pierre après pierre, Masters 1000 après Masters 1000...

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