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Federer perd une place à l’ATP mais reste confiant : "Je suis heureux de mon niveau"

Federer, une place de perdue mais pas d'inquiétude : "Je suis heureux de mon niveau"

Le 13/10/2018 à 20:06Mis à jour Le 13/10/2018 à 20:11

ATP SHANGHAI - Tenant du titre en Chine, Roger Federer a cédé ce samedi en demi-finale face à un Borna Coric en feu (6-4, 6-4). Le Suisse, qui rétrogradera au 3e rang mondial lundi, s’est cependant félicité de son niveau de jeu tout au long de la semaine.

Pour beaucoup, cette défaite pourrait être une alerte. Après tout, quand on est tenant du titre, tête de série numéro une et qu’on affronte un jeunot de 21 ans qui n’a encore jamais connu les lumières du Top 10, on s’attend à un autre résultat qu’une défaite sèche comme celle qu’a connue Roger Federer ce samedi (6-4, 6-4).

Loin du niveau entrevu face à Kei Nishikori vendredi, le Suisse n’a rien pu faire face aux coups de boutoir d’un Borna Coric en état de grâce et simplement imprenable au service. C’est simple, pour la première fois depuis 2015, Federer ne s’est procuré aucune balle de break du match. Une statistique qui dit tout de la partie ahurissante réalisée par le Croate.

À l’heure de s’expliquer face à la presse, Roger Federer ne s’est pas caché outre-mesure : "Il a simplement été meilleur. Je crois qu’il a eu plus de punch. Il a aussi mieux servi que moi, c’est tout". Lucide sur l’issue d’un match qui va cependant le faire glisser d’une place au classement ATP puisque la reconquête du trône par Novak Djokovic semble sans fin.

Bercy finalement à son programme ?

Mais Federer n’a pas semblé inquiet. Au contraire, le Suisse s’est réjoui de retrouver un niveau de jeu plus conforme à ses attentes, surtout après sa sortie de route surprise à l’US Open. "De manière générale, je dois dire que je me suis senti bien donc je suis content de cela", a-t-il détaillé au moment de revenir sur sa semaine.

À 37 ans, il a encore prouvé que, sur certaines parties de match, il pouvait hausser le ton. "C’est clairement quelque chose sur lequel je peux m’appuyer pour Bâle et après pour Londres", a-t-il avoué. "Voir pour Paris", a-t-il glissé, comme si cette semaine chinoise l’avait rapproché de Bercy. "Je suis heureux de mes sensations corporelles" a-t-il encore expliqué.

Pour autant, s’il veut briller au Masters et encore soulever un trophée cher à son cœur [il l’a gagné déjà six fois, NDLR], il sait qu’il doit améliorer certaines choses. Et pas sûr que l’unique tournoi de Bâle soit suffisant pour ajuster les détails. D’où la possibilité de le voir à Bercy, où il n’a plus mis les pieds depuis… 2015.

" Ce n’est pas comme à Cincinnati"

Pour autant, rien ne semble alarmant à ses yeux. "Je suis heureux de mon niveau pour être honnête. Je me suis senti explosif ici, avec une bonne qualité de retour. Le service ? C’est OK mais ça pourrait être mieux. Je crois que je n’ai pas fait un match où je n’ai pas été breaké donc c’est quelque chose d’assez inhabituel pour moi", a-t-il détaillé.

Face à Nishikori, Bautista Agut ou Medvedev, il a connu des trous d’air. Mais rien comparé à Cincinnati selon lui où il avait accédé à la finale malgré un niveau mitigé : "J’ai eu l’impression d’avoir du rythme alors qu’à Cincinnati, je suis sorti du tournoi en me disant ’je ne sais pas où j’en suis mais c’est la finale donc pas mal’. Je ne savais vous dire si je frappais bien la balle ou pas". La suite, on la connaît, c’est cette élimination à l’US Open face à John Millman. Une tâche noire dans sa saison qui reste en-deçà de sa folle année 2017. Mais, à 37 ans, Federer a passé l’âge de s’inquiéter visiblement.

Roger Federer - Shanghai 2018

Roger Federer - Shanghai 2018Getty Images

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