MS PARIS-BERCY - Finale

David Nalbandian (ARG) bat Rafael Nadal (ESP/N.2) 6-4, 6-0
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Face à face : 2-0 Nalbandian
2007 MS Madrid (dur), quart de finale : Nalbandian 6-1, 6-2

MS Paris-Bercy
Gasquet: "Que du plaisir"
04/11/2007 À 17:00

Depuis trois semaines, David Nalbandian a des allures de N.1 mondial. Si on écarte son premier tour manqué à Bâle face à Stanislas Wawrinka, faute de jambes, personne n'a pu arrêter l'Argentin sur les deux tournois majeurs de fin de saison. Tous s'y sont cassé les dents, à commencer par Roger Federer, battu deux fois de suite par l'ex-N.3 mondial entre Madrid et Paris, pour finir avec Rafael Nadal, littéralement soufflé par le vent argentin. Un parcours obligé pour faire un exploit retentissant et être traité avec respect.

Mais avait-il besoin de ça pour l'être? N.3 mondial une grande partie de la saison passée, Nalbandian est certes tombé à la 26e place mondiale en 2007 mais s'est rappelé au bon souvenir de ceux qui le pensaient fini. Lundi prochain, il sera N.9 mondial, à une place de son niveau de fin de saison dernière. La boucle serait bouclée si son parcours s'arrêtait là, mais lui-même ne sait pas encore s'il fera le voyage à Shanghai, lui qui est désormais premier remplaçant en Masters Cup. Comme en 2005, l'année où il s'imposa contre toute attente face à Roger Federer. L'homme des "bis repetita" aura-t-il la chance de le refaire? Il est encore trop tôt pour le dire.

Deux victoires en une heure

Toujours est-il que Rafael Nadal était loin de s'attendre à un nouveau revers face à cet adversaire revenu de nulle part. Expédié en 1h11 en quart de finale du MS Madrid, où il fut vainqueur en 2005, l'Espagnol n'a pas été en mesure de faire mieux à Paris, sa ville porte-bonheur où il est triple tenant du titre à Roalnd-Garros. En 1h09 de jeu, le N.2 mondial a constaté la même chose que ses cinq autres victimes de la semaine : ce David là était un Goliath injouable.

Et pour cause : le service de Nalbandian n'a souffert d'aucune contrariété avec 82% de réussite sur l'ensemble de cette finale. En face, Nadal s'est fait punir sur ses secondes balles. Armé d'un revers à deux mains impressionnant, l'Argentin a asséné des coups de butoirs sur le coup droit de l'Ibérique, pris de vitesse à l'échange et relayé à trois mètres derrière la ligne de fond de court. Si Nadal s'est bien se défendre sur terre battue, ce dernier n'aime pas se faire dicter le jeu sur dur.

"Nalbandian, un N.1 mondial? Non."

Constamment agressé, il n'a pu que céder sur la première balle de break de l'Argentin à 5-4 dans la première manche, avant de flancher sur ses trois mises en jeu suivantes... Sept jeux d'affilée pour l'Argentin qui n'a pas montré un signe de faiblesse en ne concédant aucune balle de break sur ses huit jeux de service. Un match à sens unique où la leçon de Madrid s'est répétée à Paris, la ville où il était pourtant invaincu depuis 25 matches...

Nadal peut être sonné : pour la première fois de sa carrière, il a perdu deux finales de Masters Series en une saison, après celle de Hambourg face à Roger Federer. C'est d'ailleurs lors de ce match que Federer lui a infligé son seul 6-0 de l'année, son second depuis trois saisons et une victoire de Julien Benneteau (6-3, 6-0) au 1er tour de Lyon en 2004. Mais il en faut plus pour impressionner Nadal : "Nalbandian, un N.1 mondial? Non. Avec son niveau à Madrid et Bercy peut-être. Mais encore faut-il le faire sur toute une saison." Il sera là en 2008 pour le confirmer ou l'infirmer.

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