Open d'Australie : "S'il n'est pas favori…" Novak Djokovic, évidemment fidèle au rendez-vous des quarts de finale

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Pour la 13e fois de sa carrière, Novak Djokovic prendra part aux quarts de finale de l'Open d'Australie, ce mardi contre Taylor Fritz. Le numéro 1 mondial a eu beau connaître une entame de tournoi poussive, sa récente démonstration de force devant Adrian Mannarino, étrillé en huitièmes (6-0, 6-0, 6-3) a permis de rappeler à tout le monde qu'il restait le grand favori à sa propre succession.

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Pas question de rompre avec les bonnes habitudes. En 18 participations, Novak Djokovic s'est hissé à 13 reprises en quarts de finale de l'Open d'Australie. Hors imbroglio lié aux restrictions sanitaires - qui lui avaient valu une expulsion du territoire en 2022 -, le Serbe n'avait plus été absent à ce stade du tournoi depuis 2018, quand sa route avait croisé celle de la comète Chung Hyeon (7-6, 7-5, 7-6). Cette année encore, il sera présent au rendez-vous puisqu'il disputera, ce mardi, le 58e quart de sa carrière en Grand Chelem (record de Roger Federer égalé). Tout en étant l'indiscutable favori à sa propre succession, si l'on en croit Boris Becker.

L'inquiétude des premiers tours

"Djokovic a gagné 10 fois ici. S'il n'est pas favori, je ne sais pas ce qu'il est", a ainsi asséné l'Allemand sur Eurosport. On était pourtant en droit d'être moins catégorique en début de quinzaine. Que ce soit face au jeune Dino Prizmic (6-2, 6-7, 6-3, 6-4) ou devant Alexei Popyrin (6-3, 4-6, 7-6, 6-3), le Djoker semblait bien loin de son meilleur niveau. Après tout, une blessure à un poignet avait précipité sa première défaite de l'année, contre Alex De Minaur quelques jours plus tôt (6-4, 6-4).
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En-dedans physiquement, moins incisif qu'à l'accoutumée dans son jeu, le Belgradois envoyait alors des signaux pour le moins inquiétants. Même si Mats Wilander ne paraissait guère s'en faire pour lui. "Il faut se souvenir de ce qui s'est passé il y a quelques semaines au Masters Turin où il avait perdu contre Jannick Sinner en poules, tôt dans le tournoi. Quatre ou cinq jours plus tard, il a battu Carlos Alcaraz facilement en demi-finale, et a pris sa revanche tout aussi aisément sur Sinner en finale", rappelait le consultant Eurosport. Avant d'ajouter : "Novak Djokovic n'a pas besoin d'évoluer à son meilleur niveau pendant les deux semaines de l'Open d'Australie."
Nole n'a d'ailleurs pas tardé à monter en puissance. Son succès autoritaire devant Tomas Martin Etcheverry (6-3, 6-3, 7-6) avait déjà de quoi en rassurer plus d'un. Sa démonstration dominicale contre Adrian Mannarino, éparpillé en huitièmes de finale (6-0, 6-0, 6-3) a fini de mettre tout le monde d'accord. Le numéro 1 mondial a retrouvé l'efficacité létale de son service (17 aces, 70% de premières balles) et empilé les coups gagnants, face à un adversaire tout simplement impuissant. "C'était brutal", a soufflé Tim Henman, pris de compassion pour le Français, qui a passé "une journée difficile au bureau".
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"Mannarino n'a pas mal joué du tout", a pour sa part souligné Nick Kyrgios. "Je pense qu'on a trouvé réponse à toutes les questions sur Novak. Lors des premiers tours, il a lutté, maintenant il bat des joueurs comme Mannarino", a poursuivi le finaliste de Wimbledon 2022, selon lequel "Novak est maintenant clairement favori de l'Australian Open." Les nuages du début de tournoi sont désormais dissipés, chacun peut donc à nouveau prendre la mesure de la nette domination du Belgradois sur le circuit.

Sinner, Medvedev, Alcaraz... qui pourra le stopper ?

Les sept autres rescapés du tableau masculin devront en effet se sublimer s'ils veulent empêcher le maître des lieux de décrocher un onzième sacre au Majeur Down Under. À commencer par Taylor Fritz, son adversaire en quart, qui n'a jamais vaincu le Serbe en huit confrontations. La potentielle demie à venir face à Jannik Sinner - s'il se débarrasse d'Andrey Rublev - fait d'ores et déjà saliver. Mais s'il a déjà dompté le patron du classement ATP à deux reprises fin 2023 (au Masters et en Coupe Davis), l'Italien n'y est jamais parvenu sur une rencontre en trois sets gagnants.
Contrairement à Daniil Medvedev et Carlos Alcaraz, qui sont encore en vie dans l'autre moitié de tableau. L'un et l'autre peuvent donc toujours espérer contrarier les plans de Djokovic. Le battre en finale à l'US Open ou à Wimbledon est une chose, le faire à Melbourne en est cependant une autre. En réalité, le joueur de 36 ans a même remporté toutes ses finales disputées au cours du Majeur australien, s'imposant systématiquement une fois l'obstacle des quarts franchi. Non, vraiment, on ne voit pas qui d'autre que lui peut revendiquer le statut de favori.
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