Eurosport
Dechy s'émancipe
Par
Publié 26/01/2005 à 14:00 GMT+1
Numéro 1 de l'équipe de France de Fed Cup en l'absence d'Amélie Mauresmo, Nathalie Dechy est devenue leader provisoire du tennis féminin français en se qualifiant pour les demi-finales de l'Open d'Australie mercredi. Prochain défi : battre Lindsay Davenpo
Eurosport
Crédit: Eurosport
OPEN D'AUSTRALIE - Demi-finales -Tableau dames
Nathalie Dechy est à peine plus âgée que son amie Amélie Mauresmo. Née un 21 février 1979 en Guadeloupe (Abîmes), la Française est en train de vivre les plus beaux moments de sa carrière. En Australie, où elle avait déjà atteint le 4e tour en 2004, elle est devenue mercredi la troisième Française à se qualifier pour les demi-finales des Internationaux d'Australie depuis l'ère Open, elle qui avait disputé 36 tournois du Grand Chelem sans dépasser les huitièmes de finale avant ce tournoi.
"Quand on regarde les joueuses dans le dernier carré, il y a du bon monde, c'est chouette. Je vis des moments géniaux mais j'en profiterai après. Mon souci, c'est de récupérer au mieux pour la demi-finale de demain", a-t-elle expliqué après sa victoire sur Patty Schnyder.
Un exploit qui la place provisoirement sous les projecteurs devant Amélie Mauresmo, stoppée une fois de plus en quarts de finale par Serena Williams. A 25 ans, Nathalie était pourtant en passe d'être rejointe et dépassée par Tatiana Golovin au classement WTA. Mais après une saison 2004 prometteuse, ponctuée par des résultats réguliers et quelques exploits (victoires sur Kuznetsova entre autres à Gold Coast et Fed Cup), ses petits pépins physiques oubliés, la Française a définitivement passé un cap, notamment en changeant d'entraîneur.
"Je ne l'ai jamais vue aussi heureuse"
Après avoir navigué longtemps dans le Top 50, il lui aura fallu un épanouissement tout d'abord personnel, elle s'est mariée en octobre dernier, et un changement d'entraîneur, pour qu'elle se convainque de son potentiel. Ce que Guy Forget avait repéré lors des demi-finales de Fed Cup : "Je ne l'ai jamais vue aussi heureuse" avait déclaré le capitaine. Cette joie, son nouvel entraîneur, le Néerlandais Sven Groeneveld, qui a pris le relais de Georges Goven, aimerait en faire un grand bonheur.
Mais pour revoir les images de jubilation que l'on a pues voir à la fin de son quarts de finale, il faut que la Française se bouscule et croit en ses chances. Ce qui explique sa préparation hivernale.
"Elle a pris un risque"
En ne participant pas au stade de l'Alpe d'Huez, elle a fait un choix radical. Elle a amélioré certes son coup droit mais le plus important n'est pas l'aspect technique, confirme Groeneveld. C'est qu'en choisissant de travailler avec moi, en se détachant du groupe France et en venant aux Pays-Bas, Nathalie s'est investie. Elle s'est engagée. Elle a pris un risque. Alors qu'elle évoluait auparavant dans un registre connu, bref, dans le confort."
Sous le soleil écrasant de Melbourne, Nathalie est désormais prête à tous les défis : "Je ne sais pas pourquoi les matches serrés tournent en ma faveur. Peut-être parce que je suis heureuse d'être là. J'ai mon mari qui est là, mon nouveau coach qui s'occupe de tout. C'est une bonne petite équipe ". Et d'ajouter : "Je ne suis pas là pour m'arrêter en plein tournoi" a-t-elle affirmé.
"Je suis beaucoup mieux dans ma peau"
La prochaine adversaire est numéro 1 mondiale et elle la connaît par coeur : "Quand elle joue bien, c'est la meilleure sur cette surface. Je l'ai affrontée il y a deux semaines en huitièmes de finale à Sydney (6-3 6-4). "Mais aujourd'hui, je suis beaucoup mieux dans ma peau. On verra. Je n'étais pas favorite face à Francesca Schiavone et Anastasia Myskina et les verrous sautent." Le trésor est encore enfoui, mais Nathalie a déjà trouvé la clé du coffre aux Antipodes !
Lindsay Davenport (Usa, 1) - Nathalie Dechy (Fra, 19), à suivre aux alentours de 5h du matin jeudi.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité